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Monaco III peut nourrir des regrets

Il fallait se pincer pour y croire.

Christophe Napoli Publié le 21/12/2015 à 05:06, mis à jour le 21/12/2015 à 05:06
Malgré leur domination, les Monégasques n'ont pas réussi à s'imposer. CN

Il fallait se pincer pour y croire. Les Monégasques étaient bien en droit de se le demander. Comment, alors qu'ils dominaient outrageusement leurs adversaires, était-il possible que les hommes de Campi comptent deux buts de retard à la demi-heure de jeu ? Réponse : un manque criant de réalisme et une réussite adverse insolente dans une première mi-temps très animée.

Quand ce n'était pas la classe de l'excellent gardien du Sporting, Lupo, qui barrait la route à la frappe de Florier (6', 0-0), c'était le cadre qui se dérobait sur le tir de Rinaldi, à deux doigts d'ouvrir la marque (11'). Ou encore l'efficacité, qui faisait défaut à Rafosse (16') puis Rinaldi (17'), incapables de remporter leurs duels face au gardien. Précis, appliqués, remontant à la perfection les ballons de l'arrière et enchaînant les corners, les Asémistes subtilisaient le cuir à leurs homologues bucco-rhodaniens.

Au fond du trou, Berre commençait pourtant à croire en sa chance, au gré des échecs adverses. Le coup-franc d'Abderamane, transfuge de Consolat, laissait présager la révolte (24'). Symbole, c'est de la tête du défenseur du Rocher, Dawa, sur un autre coup-franc visiteur - principale arme des Noirs ce dimanche -, que survenait l'ouverture du score des joueurs de Soufiane Abdi (25', 0-1).

 

Le malheureux n°4 Rouge et Blanc avait à peine le temps de se remettre de sa bévue qu'Abderamane faisait étalage de sa classe en expédiant un missile dans le petit filet de Pivi (30', 0-2). Cruel. Mais Monaco, invaincu chez lui depuis un an et demi et toujours leader du classement, a de la ressource. Loin de s'affoler, les hommes de Campi faisaient le dos rond, conscients qu' « il y allait avoir la place ». Des mots aux actes, il n'y a qu'un pas.

Celui, inspiré, de Rafosse, qui profitait d'une faute de main de Lupo pour réduire l'écart (39', 1-2).

Remobilisée aux vestiaires, l'ASM revenait fort et trouvait... la barre, sur un coup-franc de Dragon, dévié in extremis par Lupo. Berre pliait, pour finalement rompre en toute fin de match. À peine entré en jeu, Lenoir remettait les pendules à l'heure, à la réception d'un cafouillage (71', 2-2). Le score ne bougera plus. Laissant place aux regrets, perceptibles dans les mots du coach Campi : « On doit gagner ce match avec un gros écart, le tuer très vite. Je suis toutefois content du contenu, de notre réaction et j'espère qu'on a disputé notre match ''malchance'' de l'année. »

Offre numérique MM+

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