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Monaco, gifle initiale

Mis à jour le 05/08/2018 à 05:17 Publié le 05/08/2018 à 05:16
Serrano et Ahoulou ont eu toutes les peines du monde à contenir le PSG et notamment Di Maria, auteur d'un doublé et élu homme du match.

Monaco, gifle initiale

Face à un PSG remanié, l'AS Monaco en a pris quatre sans jamais donner l'impression d'exister. L'ASM veut vite passer à autre chose, la Ligue 1 démarre samedi prochain à Nantes

Difficile d'analyser correctement les choses quand vous en prenez quatre face à une équipe autant remaniée. C'est simple, le PSG s'est présenté avec un onze de départ où ne figureraient que quatre titulaires (Buffon, Thiago Silva, Verratti et Rabiot) ainsi que Di Maria qui, derrière Neymar-Cavani-Mbappé, représente une belle force offensive. Trois joueurs n'avaient encore jamais débuté un match en professionnel (Rimane, Dagba et N'Soki) et cela ne s'est pourtant jamais vu. Monaco n'a pas franchement su inquiéter une défense qui n'a pas vocation à être reconduite. « Nous avons joué comme une équipe », a dit Thomas Tuchel après le match, sous-entendant que son adversaire ne l'a pas fait. Ce n'est pas totalement faux. Leonardo Jardim, qui a lancé un XI qui pourrait facilement faire bonne figure en Ligue 1, n'a pas trouvé la solution. A aucun moment. Une mi-temps en 3-4-1-2 puis une seconde en 4-3-3 pour le même résultat, deux buts encaissés à chaque période et peu d'occasions franches.

Les conditions climatiques n'ont pas aidé, il faisait très, très, très lourd hier à Shenzhen et les organismes ont semblé très éprouvés notamment à Monaco. Paris, qui est en Asie depuis douze jours, était logiquement mieux préparé à la chaleur. Au bout de vingt minutes de jeu, Monaco a semblé rincé, sans jus ni idées.

« Avec la chaleur, la baisse d'intensité de notre côté, on a perdu le fil. Paris a mérité sa victoire, ils étaient très au-dessus de nous, dans la qualité, le contrôle du match. Une fois moins bien, Paris s'est promené », a simplement conclu Jardim après le match. Quand on perd Thomas Lemar, Joao Moutinho et Fabinho, c'est quand même compliqué de garder le même niveau d'exigence.

« On sait comment fonctionne Monaco, le projet n'a pas changé, c'est classique, on perd des joueurs, tout le monde pense que l'on s'est affaibli et on termine toujours sur le podium. Cela fait cinq ans que c'est comme ça », répond sèchement Raggi quand on lui parle d'une ASM affaiblie. Sidibé, Subasic, Golovin et Falcao ont vocation à rentrer dans ce XI de départ d'ici peu, ce qui change quand même la donne et doit permettre de ranger la claque d'hier dans la case « accident ».

Face à Paris, Jardim a fait le pari de la continuité avec un onze qui pourrait parfaitement débuter à Nantes, samedi, plutôt que la fraîcheur comme ce fut le cas du PSG qui n'a fait jouer Neymar que vingt-cinq minutes et misé sur des joueurs qui ont repris le 2 juillet. Tielemans, à peine de retour après le Mondial, n'avait pas les jambes mais Jardim a semblé vouloir mettre le Belge en route avant Nantes. Reste que Monaco n'a pas été bon dans le pressing, le repli défensif et l'efficacité. Trois secteurs cruciaux pour espérer quelque chose dans une finale. Sans compter l'éventuel complexe d'infériorité face au PSG avec cette septième défaite de rang et la quatrième de suite en finale. D'ailleurs, lorsque Thomas Tuchel a été célébré par ses joueurs en pleine conférence de presse avec une douche de champagne et un bizutage musical obligatoire, certains membres de la délégation monégasque n'ont pas franchement apprécié cette forme de légèreté.

« Ils ont gagné la Ligue des champions ? » a-t-on ironisé dans les rangs asémistes. Chez les joueurs, l'idée était plutôt de rapidement tourner la page. « Malgré la défaite, il ne faut pas se disperser », conclut le très pondéré Diego Benaglio.


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