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Monaco gâche encore

Une première mi-temps insipide, deux accélérations en seconde période, l'ASM semblait avoir fait le plus dur avant de se faire égaliser à la 89e (2-2)

Publié le 05/03/2016 à 05:09, mis à jour le 05/03/2016 à 05:09
Raggi et les Monégasques peuvent s'en vouloir. Ils ont mené par deux fois au score avant de se faire reprendre en toute fin de match.
Raggi et les Monégasques peuvent s'en vouloir. Ils ont mené par deux fois au score avant de se faire reprendre en toute fin de match.

Fin mai, quand la saison sera officiellement terminée, on saura si cette tête de Ricardo Carvalho à la 94e minute de jeu à Caen valait cher ou pas. Sans une horizontale incroyable de Vercoutre, Monaco l'aurait alors emporté 3-2 dans les derniers instants. Cela aurait donné trois points au lieu d'un. D'ici là, cette tête reste en suspens et la frustration bien présente. Parce que Monaco menait 2 à 1 jusqu'à la 89e minute et ce but de Kouakou. On s'acheminait vers une victoire et Leonardo Jardim aurait pu passer le week-end avec le sourire. Hier, le coach avait la tête des mauvais soirs. Il en voulait à tout le monde et notamment à l'arbitrage (voir déclarations). Au fond, il s'en voulait peut-être un petit peu d'avoir titulariser Lacina Traoré, par exemple. L'Ivoirien n'avait pas les jambes ni la tête dans ce match bipolaire. Une première période affreuse - des deux équipes, il faut le souligner - disputée sur une pelouse tout aussi affreuse. Brillante idée de faire jouer un match de Ligue 1 le lendemain d'un quart de finale de Coupe de France. Décidément, ce pays, tout du moins ses institutions, n'aiment vraiment pas le sport qu'elles servent. Bref, 45 minutes à mourir d'ennui. Et 45 autres à se faire plaisir. On aura donc vu des buts, des parades salvatrices, des gestes défensifs loufoques (mention spéciale à Wallace), le pied gauche de Thomas Lemar, les coups de reins de Bernardo Silva et la confirmation que l'AS Monaco est une tout autre équipe quand elle presse et joue plus haut.

C'est simple, les hommes du Rocher ont accéléré trois fois en seconde période, pour deux buts et une énorme occasion sur le fil. Dès lors, pourquoi mettre autant de temps à rentrer dans les matches ? Après tout, c'était un concurrent direct en face. Mais comme face à Nantes et Saint-Etienne, Monaco n'a pas réussi à écarter définitivement un prétendant à la deuxième place.

 

Certes, l'ASM a encore un matelas confortable sur le troisième (8 points sur Caen, ce matin), mais l'OL pourrait revenir à 6 longueurs dimanche soir et quand on sait qu'un Lyon-Monaco se profile à la 37e journée, on déglutit moins sereinement du coup.

D'ici là, le chemin est encore long et compliqué pour le club de la Principauté (déplacements à Paris et Rennes, réception de Marseille). Comme quoi, cette victoire qui se dessinait sur la « pelouse » caennaise aurait vraiment, mais alors, vraiment fait du bien. D'une, parce qu'elle aurait mis fin à la maudite série asémiste du vendredi soir cette saison (trois matches, aucune victoire). De deux, parce qu'elle aurait mis la pression sur les poursuivants. Et comme l'histoire ne fait jamais vraiment les choses au hasard, pendant que Monaco cherche toujours un buteur efficace, un certain Stephan El Shaarawy, de l'autre côté des Alpes, a profité de la soirée pour marquer son cinquième but en six matches avec la Roma contre la Fiorentina. En fin de saison aussi, on regardera dans quelle mesure l'absence d'un grand buteur aura pénalisé cette équipe. Pour l'instant, l'artificier principal de l'ASM a deux têtes, Lemar et Bernardo Silva. Ils ont chacun marqué 5 buts en Ligue 1 cette saison.

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