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Monaco frappe Beaucoup de qualités dans le jeu un grand coup Rony, six mois après…

Mis à jour le 25/02/2019 à 10:34 Publié le 25/02/2019 à 10:33
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Monaco frappe Beaucoup de qualités dans le jeu un grand coup Rony, six mois après…

En l’emportant face à l’Olympique Lyonnais (2-0), les Monégasques s’éloignent de la zone rouge et confirment leur résurrection

Pour les 25 ans des Ultras Monaco 94, l’équipe de Leonardo Jardim a offert le plus beau des cadeaux : une victoire de prestige (2-0). Un succès net et sans bavure face à l’ogre lyonnais.

Un soir où tout est allé dans le bon sens. Lopes et Gelson Martins ont livré un match d’anthologie et ont chacun marqué magnifiquement.

Genesio, l’entraîneur de l’OL, a assisté à un des plus mauvais matchs de son équipe et a dû enregistrer deux blessures en première période (Marçal et Terrier). Enfin, Subasic a réalisé l’exploit de sortir le penalty de Depay à vingt minutes de la fin qui aurait pu tout remettre en question. Sur l’action, Benoît Millot n’exclut pas Glik pourtant en position de dernier défenseur. Mais la double peine, penalty plus carton rouge, n’existe plus. La double peine était en fait lyonnaise hier devant la main ferme du gardien croate. Ce matin, 21 points séparent les deux équipes au classement. Mais hier, il n’y avait pas photo : Monaco était bien un cran au-dessus.

Devant le Prince Albert et son neveu Louis Ducruet, sous les yeux du nouveau directeur général Oleg Petrov, les Monégasques ont tapé du poing sur la table. Un grand coup, retentissant, comme l’a fait leur président Dmitry Rybolovlev depuis janvier en n’hésitant pas à tout chambouler en coulisses pour remettre de l’ordre dans une maison qui partait en décrépitude. Il y a deux ans, l’ASM était championne de France. Il y a deux mois, elle était relégable.

Avant la rencontre, l’entraîneur de l’OL Bruno Genesio s’attendait, et regrettait en même temps, devoir affronter « une équipe complètement différente que celle rencontrée il y a deux mois au match aller ». Une victoire tranquille 3-0 au Groupama Stadium qui faisait froid dans le dos. L’histoire a été renversée.

Il faut dire que le onze « bien discipliné », comme aime à répéter Jardim, a offert un récital. En première période, le bloc monégasque broyait des Lyonnais méconnaissables. Dépassés par le pressing au milieu de terrain, déboussolés par les prises à deux de Lopes, Golovin ou Gelson Martins qui ne rechignaient pas à défendre. Avec 3 buts et 1 passe décisive en L1, il est clair que le joueur prêté par l’Atlético Madrid ne doit plus retraverser la frontière cet été. Si aucune option d’achat n’a été inscrite à son arrivée sur le Rocher, le Portugais entretient aujourd’hui de meilleures relations avec Jardim qu’avec Simeone qui ne le faisait pas jouer. Si l’heure est venue sur le Rocher d’arrêter de gaspiller de l’argent, aligner les zéros cet été sur Gelson Martins sera un bel investissement.

Évidemment, après la pause, les Monégasques ont tiré un peu plus la langue. Mais ils sont restés incisifs dans la transition vers l’avant. Falcao a eu deux belles opportunités à l’heure de jeu, trouvant le poteau sur la dernière.

Dans son mini-championnat de 16 journées que Jardim avait instauré à son arrivée pour laver les têtes, Monaco compte 10 points sur 12 possibles. Il est invaincu depuis le retour du Portugais et vient d’enchaîner trois victoires de rang à la maison alors qu’il ne l’avait jamais fait jusque-là. A cette vitesse, le maintien sera vite assuré. Après la prestation d’hier, il est même étrange d’accoler le mot « maintien » avec « l’ASM ».

Mais ainsi va le foot.

Leonardo Jardim (entraîneur de Monaco) : « C’était très important de gagner ce match car on a besoin de points. Ce sont trois points de plus mais ce sont seulement trois points, même si c’était face à une grande équipe. Lyon avait quand même battu Paris, Manchester City ou fait match nul contre Barcelone... On a affiché une belle attitude, mais également montré beaucoup de qualités dans le jeu. Notre plan était de jouer haut, de mettre la pression et même de presser jusqu’au gardien. En deuxième période, on a bien contrôlé le match. Lyon aurait pu revenir avec ce penalty, mais on aurait pu marquer un autre but également. Deux buts d’écart, c’est justifié compte tenu de notre prestation. Le football, c’est comme ça, la qualité d’un joueur ne peut pas disparaître. Cela dépend de la dynamique. Ils ont tous été au niveau. On est mieux depuis quatre matchs, mais il en reste encore douze. Je serai très heureux quand l’objectif sera atteint. Je garde la tête sur les épaules. Le mercato ? Cela fait trente ans que c’est comme ça. Je n’ai pas envie de m’exprimer sur ce sujet. »

Rony Lopes (milieu de Monaco) :

« C’est une nouvelle saison, une nouvelle équipe. Avec les joueurs qu’on a maintenant, c’est un peu plus facile. Avant, nous avions un groupe qui n’avait pas d’expérience, là, beaucoup de joueurs ont gagné des titres. On est bien depuis quatre matchs. C’est une victoire importante devant nos supporters. Il faut continuer comme ça. On voulait gagner dès la première minute. C’est sûrement pour ça que la première mi-temps était très belle. C’était un gros match. »

Anthony Lopes (gardien de Lyon) :

« On a perdu en première mi-temps. L’équipe de Monaco a été transformée. Mais il n’y a rien à dire, notre première occasion est à la 40e je crois. Le penalty aurait pu nous remettre dans le match mais Subasic fait un superbe arrêt. Je suis énervé, frustré, on fait deux cadeaux en première période. Une première période de ce niveau n’aurait pas dû exister. »

1-0, 19’: Ballo-Touré centre à ras de terre.

À l’entrée de la surface, Fabregas laisse passer. Derrière, Gelson Martins récupère, feinte, se retourne et frappe du droit (ci-contre) entre les jambes de Mendy.

Imparable.

2-0, 28’: Lopes récupère un ballon dans les pieds de Dubois. Le Portugais part en contre avec le Lyonnais à ses trousses. Il résiste au retour, Marcelo tarde à intervenir. Le Monégasque croise sa frappe en bout de course et marque. Enorme.

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Gelson Martins a été décisif six fois sur les cinq derniers matchs de Monaco : 3 buts et 3 passes décisives !

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Cela faisait pratiquement un an que Monaco n’avait plus gagné par au moins deux buts d’écart en Ligue 1 au Louis-II. Avant la rencontre de hier soir, il fallait remonter au 16 février 2018 et un succès (4-0) sur Dijon.

L’ailier portugais n’avait plus marqué en Ligue 1 depuis la première journée à Nantes (victoire 3-1). Contre Lyon, il a été dans tous les bons coups.

SUBASIC : il s’est fait peur sur une tête de Ndombélé et une déviation de Golovin. Le Croate a surtout sorti le grand jeu pour détourner le penalty de Memphis (71’), l’un des tournants du match. Solide sur une frappe de Traoré aussi (88’). « Suba » est de retour !

SIDIBÉ : il n’a pas encore retrouvé ses jambes d’antan mais c’est quand même beaucoup plus cohérent depuis quelques matchs. Sur la bonne voie.

GLIK : le retour de Jardim l’a réconforté et ça se ressent dans ses prestations. Il ne joue plus à contre-emploi mais refait du Glik, c’est-à-dire du solide et beaucoup de ruse, comme sur ce tacle de désespéré pour couper Dembélé dans la surface qui ne lui a valu qu’un carton jaune...

BADIASHILE : il a dégagé beaucoup de calme et de sérénité dans tout ce qu’il a entrepris. Il n’a que 17 ans mais beaucoup de personnalité et cette envie permanente de relancer proprement. Un tout bon !

BALLO-TOURÉ : c’est un peu comme si Mendy était revenu sur l’aile gauche. Renfort de choix, l’ancien Lillois a servi Gelson sur le premier but, après l’un de ses nombreux déboulés. De l’impact dans les duels. L’ASM a enfin un arrière gauche de haut-niveau.

ADRIEN SILVA : appliqué et investi de bout en bout, l’international portugais a fait preuve de beaucoup d’intelligence dans son placement. Un travail de l’ombre si précieux...

FABREGAS : comme il n’a jamais été pressé, l’Espagnol a rayonné dans l’entrejeu. Une fois à droite, une autre à gauche, jeu long, jeu court, il a joué à sa main et guidé son équipe, l’élégance en prime. Facile !

GELSON MARTINS : prêté par l’Atlético Madrid, il a en quelques semaines changé la vie de l’ASM. Son troisième but en Ligue 1 a débloqué la rencontre. Ses appels de balle impressionnants ont ouvert de nombreux espaces.

Quelle générosité !

Remplacé par VINICIUS (90’+1).

GOLOVIN : placé en soutien de Falcao, il a fait gagner de précieux mètres à son équipe par sa capacité d’accélération balle au pied. Moins en vue après la pause.

Remplacé par AHOLOU (81’).

LOPES : il n’avait plus marqué depuis la 1re journée, contre Nantes. Son but inscrit en première période, du pied gauche, est venu conclure une course de plus de trente mètres après avoir chipé le ballon à Dubois. La classe… Une activité énorme à la perte de balle.

FALCAO : il n’a pas eu la vie facile entre Marcelo et Denayer mais il s’est créé quelques occasions : un ciseau de haut-vol juste à côté, une frappe sur le poteau (58’) et une autre du gauche qui échoue de peu (87’). Pas verni mais toujours aussi exemplaire.

Falcao : haute voltige !
Falcao : haute voltige ! Cyril Dodergny
Après avoir récupéré le ballon, le Portugais a fait parler ses jambes de feu pour tromper Lopes.

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