Monaco entre deux eaux

Le champion de France n'a pas décroché le pire des tirages, hier au Grimaldi Forum. Néanmoins, l'ASM devra cravacher pour se défaire de Leipzig, Porto et du Besiktas Istanbul

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Christopher Roux Publié le 25/08/2017 à 05:11, mis à jour le 25/08/2017 à 07:50
Ludovic Giuly et Vadim Vasilyev, spectateurs attentifs du tirage au sort.

Chaque année, le Grimaldi Forum est le théâtre d'une confrontation de sentiments. Il y a d'un côté les dirigeants déçus de s'être vu offrir par le sort une poule de la mort. De l'autre, ceux qui ont réussi à passer entre les gouttes, ravis de disposer d'un groupe abordable sur le papier. Monaco, comme il y a un an, ne fait partie d'aucune de ces deux familles. Les champions de France se situent dans l'entre deux. Après avoir hérité de Tottenham, de Leverkusen et du CSKA Moscou en août 2016, l'ASM s'est vue distribuer trois adversaires du même calibre cette saison : le FC Porto, Besiktas et le RB Leipzig.

Avec le club portugais, la Principauté se replonge dans son histoire. Celle de son épopée fantastique de 2004 qui l'avait amenée jusqu'à la finale. Battue 3-0 par le Porto de José Mourinho, la troupe de Didier Deschamps avait fait rêver les supporters monégasques.

Treize ans plus tard, le FCP n'a plus la même vigueur (c'était le meilleur adversaire à prendre dans le chapeau 2) mais il pourrait bien la retrouver sous la direction de Sergio Conceiçao arrivé sur le banc cet été et qui fait déjà des miracles. Le double champion d'Europe se porte déjà en tête de son championnat après trois journées sans avoir encaissé le moindre but.

De son côté, Leipzig est un nouveau venu en Ligue des champions. Mais le club allemand ne peut pas être pris à la légère après sa superbe saison en Bundesliga l'an dernier (2e derrière le Bayern). Surtout que le sponsor n°1 du club, Red Bull, attend des miracles de ses protégés sur la scène européenne.

 

Et face au Besiktas, champion de Turquie et quart-de-finaliste de la dernière Ligue Europa, Monaco aura fort à faire pour passer outre la furia des supporters turcs.

Un tirage mi-figue, mi-raisin que les propos de Ludovic Giuly, nouvel ambassadeur du club princier depuis cette semaine, traduisaient parfaitement hier.

"Le tirage aurait pu être pire (l'ASM a échappé à la poule H, celle de la mort composé de Dortmund, du Real et de Tottenham, ndlr) mais il aurait pu être mieux aussi. Ce sera un groupe serré, tout le monde aura ses chances. L'objectif sera de se qualifier pour les huitièmes mais ce ne sera pas facile. Il faudra faire attention, ces équipes jouent bien au ballon. Porto me rappelle de bons souvenirs (la première finale de Ligue des champions de sa carrière en 2004). L'adversaire que je crains le plus ? Besiktas où l'ambiance sera particulière. Il y a 12.000 spectateurs par match au Louis-II, 40.000 là-bas, ce sera impressionnant."

Kamil Glik, le défenseur asémiste espérait hier sur le site du club "partager de belles émotions avec les supporters", précisant que les siens devront être « à 100% » pour figurer dans les deux premiers du groupe.

Une mission qui n'a rien d'impossible mais qui dépendra de la fin de mercato réalisé par le champion de France.

 

Surtout si Mbappé et Fabinho venaient à quitter le navire dans les prochaines heures.

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