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Monaco craint la rechute

Mis à jour le 15/03/2019 à 10:16 Publié le 15/03/2019 à 10:16
Rony Lopes et les Monégasques s’attendent à un nouveau match difficile à Lille, dauphin du PSG.

Rony Lopes et les Monégasques s’attendent à un nouveau match difficile à Lille, dauphin du PSG. Cyril Dodergny

Monaco craint la rechute

«Seuls ceux qui n’ont jamais joué le maintien peuvent penser qu’il y aura un match facile » : douze points en six journées n’empêchent pas Leonardo Jardim de penser que Monaco n’est pas guéri.

«Seuls ceux qui n’ont jamais joué le maintien peuvent penser qu’il y aura un match facile » : douze points en six journées n’empêchent pas Leonardo Jardim de penser que Monaco n’est pas guéri.

Lorsqu’une situation a longtemps été critique et angoissante, lorsqu’une équipe a longtemps flirté avec la relégation, comme ce fut le cas pour l’ASM, il suffit de peu pour voir ressurgir les vieux démons, réapparaître les peurs.

En l’occurrence, Monaco vient d’enchaîner deux nuls : à Angers (2-2) et contre Bordeaux (1-1), au terme du match le moins maîtrisé de la période « Jardim II ».

Sans que le signal d’alarme ne soit tiré comme en décembre et janvier, ce déplacement à Lille, en pleine forme, a donc fait naître une certaine appréhension, celle de la possible rechute.

Depuis son retour, Jardim vient toutefois d’assurer 12 points en six matches (trois victoires, trois nuls). Mais Christophe Galtier et Lille en totalisent 14 (quatre victoires, deux nuls, neuf buts marqués, un seul encaissé).

Le LOSC est la meilleure équipe de L1 depuis la 23e journée. Comme Monaco (et Reims), elle aussi est invaincue sur cette période. Voilà qui tempère les plus optimistes en Principauté.

« On est au courant de ce que fait Lille depuis six journées et depuis le début de saison, rétorque Jardim. On va jouer la meilleure équipe de France après Paris. Elle possède une attaque de folie, avec quatre joueurs très rapides, et une forte capacité d’accélération et de transition ».

« Le travail que réalise Galtier, que j’apprécie depuis longtemps, n’est pas une surprise pour moi, poursuit-il. Déjà, à Saint-Etienne, il travaillait très bien. Avec une équipe meilleure, il fait un très bon championnat ».

Comme une preuve de sa crainte pour ce déplacement, pour la première fois de sa carrière monégasque, l’entraîneur portugais n’évoque pas directement la recherche d’une victoire. Il se contenterait d’un nul au stade Pierre-Mauroy.

« Si on regarde le classement, un point là-bas, ce serait bien », reconnaît-il, avant de se reprendre : « Un point à l’extérieur contre cet adversaire, deuxième du classement, serait théoriquement bon, précise-t-il. Mais notre ADN, notre culture est d’aller chercher la victoire. »

En terre nordiste, Jardim ne chamboulera pas son organisation, ni son onze de départ. Benoît Badiashile, suspendu, sera remplacé par Kamil Glik, de retour de suspension. Tandis que le capitaine Radamel Falcao, 62 réalisations en 100 matches sous les couleurs du club de la Principauté, laissera sa place au Brésilien Carlos Vinicius, grande inconnue mais aux apparitions très intéressantes depuis son recrutement hivernal.

« On devra perdre moins de ballons en phase de construction, faire attention aux contre-attaques adverses et jouer avec ambition, prévient Jardim. Il faudra rester solide ».

Et Jardim de prévenir les siens : « Seuls ceux qui n’ont jamais joué le maintien peuvent penser qu’il y aura un match facile jusqu’à la fin de la saison. Ils seront tous difficiles. C’est très clair ! Il faut donc se préparer physiquement, mais aussi mentalement pour cette situation ».

Car Monaco, qui n’a que six points d’avance sur Dijon, barragiste, demeure fragile. Certes, son jeu est devenu bien plus académique que sous Thierry Henry. Certes, l’équipe est beaucoup plus compacte et consistante dans l’impact physique. Mais le groupe n’a pas encore totalement évacué les stigmates de lourdes déconvenues, dont celles pas si lointaines à Lyon (0-3) à la mi-décembre ou contre Strasbourg (1-5) fin janvier. Et une rechute est toujours possible...


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