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Monaco chute à Lille et passe en troisième place dans le classement de L1

Mis à jour le 11/04/2016 à 05:07 Publié le 11/04/2016 à 05:07
Jemerson (ici menacé par Sidibé) et les siens ont perdu le Nord... et la 2e place.

Jemerson (ici menacé par Sidibé) et les siens ont perdu le Nord... et la 2e place. Photo AFP

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Monaco chute à Lille et passe en troisième place dans le classement de L1

Largement battus par des Lillois trop rapides pour eux (4-1), les Monégasques ont officiellement perdu leur deuxième place au profit de Lyon. Il y a urgence

À Lille, il faudra gagner. Un match nul ne serait pas un bon résultat ». Vendredi, Vadim Vasyliev avait eu le nez creux chez nos confrères de L'Équipe. Nul, le match de l'ASM l'a été. Mais pour la victoire, on repassera. Monaco a pris une dérouillée dans le Nord (4-1).

Et dans les grandes largeurs. Cette fois, l'arbitrage du très nerveux Sébastien Moreira n'a rien changé et ne pourra pas servir de contre-feu. En expulsant Renato Civelli - logiquement - à la suite d'une folie de l'Argentin consécutive à une semelle non sifflée de Ricardo Carvalho sur Corchia, Monaco ne pouvait pas trop se plaindre. Complètement dépassé par Lille depuis le coup d'envoi, Monaco aurait pu se servir de ce coup de pouce du destin pour reprendre le match en main. À ce moment, le score n'était que de 1-0. Au contraire, ce fut le début de la fin : expulsion d'Echiéjilé quelques instants plus tard et la machine nordiste s'est emballée avec deux buts en dix minutes (67', 77').

À chaque fois, l'arrière-garde monégasque s'est fait déchirer par des éclairs de Sofiane Boufal. On a eu un mal fou à reconnaître la défense qui avait mené l'ASM en quart de finale de Ligue des Champions. C'est surtout dans l'état d'esprit que quelque chose semble s'être cassé sur l'autel de la balance des transferts. Comme si, tout à coup, les efforts étaient moins évidents.

Avant, on se sacrifiait pour le copain. Maintenant, on commence à s'agacer de son positionnement. Quand le jeu devient dur, l'égoïsme prend le dessus et c'est tout l'édifice qui s'écroule. À force de répéter que l'ASM avait de l'avance sur ses poursuivants, l'équipe a fini par en oublier l'essentiel : prendre des points. En six journées, Monaco a donc abandonné ses dix points d'avance sur l'OL. C'est monstrueux. Inquiétant. Dramatique.

Vasyliev très agacé

Hier, dans les couloirs du stade Pierre-Mauroy, les joueurs se sont évaporés sans un mot.

La gueule des mauvais jours se lisait sur chaque visage, même chez les plus souriants. Comme souvent quand la maison brûle, Vadim Vasyliev est venu assumer, en apparence, les conséquences de cet après-midi de chien : « Il faut laisser passer les émotions avant d'agir », concluait le Russe, très agacé. Une manière de dire que le début de semaine sera musclé dans le huis clos de la Turbie.

Au cœur des inquiétudes, l'absence de jus des joueurs. En interne, on ne comprend pas comment certains cadres peuvent tirer la langue aussi rapidement dans un match de Ligue 1. Sans parler de ce tâtonnement tactique du début de match qui n'a pas aidé. Positionné troisième axial dans le 3-5- 2, Jemerson a oscillé entre le poste de latéral droit d'une défense à quatre et celui de défenseur central. Dans l'idée, il fallait isoler Sofiane Boufal du collectif lillois.

Sauf que ce plan a disparu des radars une fois l'ouverture du score concédée. Derrière, le virtuose lillois s'est essuyé les crampons sur la défense monégasque à chaque prise de balle. Plus Lille enfilait les buts, plus Monaco baissait la tête.

Aucune révolte

Un plan B ? Même pas. Pas de révolte. À aucun moment.

L'orgueil ? Un gros mot. Pas même à 4-0, quand le tableau d'affichage narguait le « collectif » du Rocher. Avec le recul, on est obligé de se rendre à l'évidence : la victoire du Parc des Princes était un accident. À cinq journées de la fin, Monaco n'a jamais semblé aussi claudiquant.

Sur quoi s'appuyer avant la réception de Marseille, dimanche, dans un match qui s'annonce brûlant ? Une défense qui prend l'eau, un milieu qui explose à la moindre accélération, une attaque qui ne marque pas et un climat qui n'incite pas au dépassement de soi. La première crise de résultats depuis les débuts ratés de Jardim sur le Rocher - deux défaites de rang pour ses deux premiers matches de Ligue 1 en août 2014 - arrive au plus mauvais moment.

Dans ce cauchemar, une seule bonne nouvelle : Monaco a toujours son destin entre ses mains. Il suffit de gagner les cinq derniers matches, dont celui décisif, à Lyon, lors de l'avant-dernière journée, pour être assuré de terminer deuxième. Sur ce que l'équipe montre depuis un mois, on voit mal comment elle pourrait redresser la barre.

Maintenant, on ne demande qu'à être convaincu du contraire. Allez, au boulot.

Les buts

39’ : centre dans la surface de Corchia, Eder – à la limite du hors-jeu au départ – remet de la tête au point de penalty pour Amalfitano qui se déjoue de Carvalho et trompe Subasic (1-0).

67’ : à la suite d’un contre éclair lancé par Obbadi, Boufal aimante trois défenseurs monégasques, décale Obbadi qui remet à Eder qui, d’un plat du pied, ajuste Subasic (2-0).

77’ : numéro de soliste de Boufal, côté gauche, qui s’amuse avec Fabinho et Jemerson avant de servir Obbadi en retrait, le Marocain bat Subasic du gauche (3-0)

88’ : remontée de balle de Tallo qui sert dans le dos de Fabinho, Sidibé ; le latéral gauche se présente seul face à Subasic et l’ajuste d’un plat du pied droit (4-0).

90+2’ : Bahlouli décoche une frappe du droit à
l’entrée de la surface
et bat Enyeama (4-1).


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