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Monaco atomise Bastia ! Ne pas penser trop tôt au PSG...

Mis à jour le 04/12/2016 à 05:04 Publié le 04/12/2016 à 05:04
Le collectif niçois, bien huilé malgré sa jeunesse, devra d'abord passer l'écueil toulousain avant de penser à l'Everest parisien.

Le collectif niçois, bien huilé malgré sa jeunesse, devra d'abord passer l'écueil toulousain avant de penser à l'Everest parisien. Sébastien Botella

Monaco atomise Bastia ! Ne pas penser trop tôt au PSG...

football ligue 1 (16e journée, hier au stade louis-ii)OGC Nice - toulouse à 20 h 45 à l'allianz riviera

Monaco, qui a atomisé Bastia 5-0 hier à Louis-II lors de la 16e journée de L1, a doublé le Paris SG et provisoirement repris la tête du championnat en attendant le match de Nice aujourd'hui contre Toulouse.

Poussifs dans un premier temps, puis très forts, les Monégasques, toujours aussi brillants sur le plan offensif, sont les grands vainqueurs de la journée.

Les Corses, quant à eux, poursuivent leur série d'insuccès (10 matches sans victoire toutes compétitions confondues depuis le 24 septembre), et avec 14 points, pointent désormais en position de barragiste (18e).

Face à une équipe clairement venue pour défendre dans un 5-4-1 fait pour tenter de contrer, Monaco n'aura mis que dix minutes pour trouver la faille. Sur une belle ouverture de Fabinho, Radamel Falcao gagnait son duel aérien avec Alexander Djiku. Jean-Louis Leca repoussait sur l'attaquant Mbappé, dont la reprise, du plat du pied droit, était victorieuse (1-0, 10).

Entretemps, les Corses s'étaient pourtant créés une opportunité. Mais Gaël Danic n'avait pas assez enroulé sa frappe du gauche (5).

Le match aurait pu être plié rapidement si, seul devant Leca, Bernardo Silva n'avait pas été trop gourmand. Mathieu Peybernes, qui avait laissé échapper le Portugais, revenait et poussait le ballon en corner alors que Silva avait dribblé Leca (19). Les hommes de Leonardo Jardim n'en faisaient pas plus qu'il n'en fallait pour contrôler. Mais ils permettaient aussi aux Bastiais de rester dans la partie.

Avant la pause, une dernière frappe de Thomas Lemar, au terme d'une belle action collective, était, encore fois, non cadrée (43).

En seconde période, Monaco poursuivait sa domination. Mais seules quelques accélérations de Lemar ou de Mbappé faisait vibrer le maigre public du Louis-II. Comme à la 55e minute, lorsque Leca sortait bien devant le jeune Monégasque.

Puis subitement, en un quart d'heure, les Azuréens allaient démontrer leur force de frappe. Falcao centrait pour le milieu international Thomas Lemar, dont la reprise lobée du gauche (en forme de remise dans l'axe pour Mbappé) allait se loger dans la lucarne opposée (2-0, 66). Heureux, mais magnifique...

Sur l'engagement ou presque, Mbappé pressait la défense adverse, récupérait le ballon et servait l'attaquant international colombien Radamel Falcao plein axe. Il n'en fallait pas plus pour le Tigre, dont le plat du pied droit crucifiait Leca (3-0, 68).

Cinq minutes plus tard, c'est Lemar qui servait son capitaine sur un plateau. Sa reprise du droit lui permettait un doublé personnel et un septième but en L1 cette saison (4-0, 73).

Il était alors temps de changer la doublette offensive. Valère Germain et l'attaquant argentin Guido Carrillo entraient. Ce dernier catapultait son premier ballon de la tête au fond des buts de Leca sur un corner de Lemar (5-0, 79) et donnait au succès monégasque l'ampleur de ses précédents à domicile (6-2 contre Montpellier, 6-0 contre Nancy, 4-0 contre Marseille).

« Prendre le match qui vient, et seulement celui-là » assurait le Niçois Wylan Cyprien à la veille de recevoir Toulouse et avant de jouer la tête de la L1 chez le Paris SG la semaine prochaine.

Toujours sans Balotelli, incertain contre le PSG, Nice peut compter sur ses nombreux atouts, et surveiller ses quelques faiblesses. État des lieux...

Jouer

Depuis le début de saison, le GYM s'appuie sur une vraie qualité de jeu et une souplesse tactique impressionnante, cultivée pendant l'été par l'entraîneur Lucien Favre sur le terreau de son prédécesseur, Puel.

Nice sait jouer à trois défenseurs centraux pour favoriser ses latéraux infatigables, Ricardo Pereira et Dalbert, mais sait aussi repasser à quatre s'il manque un central.

Devant, le technicien suisse a plusieurs cordes à son arc, avec une seule pointe et un soutien, deux pointes ou une attaque à trois. Même l'absence de la star Balotelli ne freine pas le meilleur début de saison de l'histoire du club azuréen.

Rebondir

Après sa première défaite de la saison à Caen (1-0), il a rebondi à Saint-Étienne (0-1). Et après l'accroc bastiais (1-1), il a forcé une autre forteresse, celle du Roudourou, en souffrant (1-0), lors de la dernière journée. Ce mental servira contre le Téfécé, et surtout contre le PSG.

Structurer

Signe que l'OGCN progresse vite, sa colonne vertébrale n'est composée que de recrues. Le Brésilien Dante, encore impressionnant face à l'EAG et véritable référence dans le vestiaire, commande la défense.

Cyprien, le couteau suisse, s'est imposé au milieu, le meneur Belhanda a forcé la décision sur un exploit personnel. Il ne manque que Balotelli, en voie de reprise (lésion au mollet).

Une fois encore, la cellule recrutement dirigée par Serge Recordier a tapé dans le mille. Mais si Nice a pratiquement tout changé (actionnariat, entraîneur, effectif) au cours de l'été, il est resté dans le droit fil d'un travail de plusieurs années, notamment dans le choix de Favre.

Chutes de tension

Côté faiblesses, Nice a aussi eu beaucoup de réussite en L1 cette saison, Favre le reconnaît. Cette baraka peut se lire en creux dans le parcours européen, où a contrario le GYM n'a pas été payé, avec quatre défaites en cinq matches et une élimination précoce de l'Europa League.

L'équipe de Favre a encore des passages à vide dans ses matches. A Guingamp, « cela n'a pas tenu à grand-chose, comme souvent, explique le Suisse. Nous avons bien résisté. Mais pour déstabiliser une défense, il faut plus de percussions, de un contre un, de perforations... »

Banc un peu court

Autre défaut, Nice n'a pas la profondeur de banc des candidats déclarés au titre, ni leur habitude de ces campagnes, ni leur devoir de résultat, mais juste l'envie de rivaliser le plus longtemps possible.

Prudent, Favre, ancien porteur du maillot violet, se méfie déjà d'un TFC « athlétique, très bon à la récupération et au pressing, excellent dans les appels en profondeur », qui pour la petite histoire avait battu (2-1) le GYM en match de préparation, à la fin juillet.

Toulouse, auteur d'un bon début de saison, est aussi la seule équipe a avoir battu le PSG (2-0) et Monaco (3-1), les deux rivaux de l'OGCN sur le podium.

On pensera à Paris plus tard. « On travaille dur et on s'est battu pour être là, conclut Cyprien, donc on ne va pas faire la fine bouche, mais pas question de se prendre la tête ».

Le Monaco de Falcao a un cœur gros comme ça et des résultats à la hauteur. Bastia en a fait l'amère expérience.
Le Monaco de Falcao a un cœur gros comme ça et des résultats à la hauteur. Bastia en a fait l'amère expérience. C. Dodergny

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