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Monaco a le sourire

Mis à jour le 19/08/2016 à 05:14 Publié le 19/08/2016 à 05:14
Carrillo, Glik et Silva remercient les 200 supporters qui ont fait le déplacement.

Carrillo, Glik et Silva remercient les 200 supporters qui ont fait le déplacement. Epa/Maxppp

Monaco a le sourire

Conscients d'avoir marqué les esprits au Madrigal, les Monégasques attendent le match retour de mardi au stade Louis-II avec sérénité. Sans pour autant crier victoire trop vite

Comme à son habitude, Danijel Subasic est arrivé en dernier en zone mixte. Comme à son habitude, le portier croate s'est arrêté pour débriefer son match malgré les pressions d'un membre du staff. Un avion à prendre.

« On est allé chercher la victoire, c'est vraiment une très bonne chose. Sur la fin, Villarreal a poussé mais on a su rester en bloc », lâche le portier croate qui a vécu, globalement, une soirée tranquille. Il faut dire que les Monégasques se sont mis dans le sens de la marche après 120 secondes de jeu et ce penalty transformé par Fabinho.

« On a bien commencé et on a la chance de marquer très vite », rembobine Bernardo Silva. Et face à un adversaire qui jouait son premier match officiel de la saison, amputé de la moitié de ses titulaires, il n'en fallait pas beaucoup plus pour prendre un ascendant psychologique presque décisif.

Bizarrement, Monaco va quand même se faire des petites frayeurs.

« On ne la voit pas arriver cette égalisation. De l'intérieur, on a la sensation que le but de Pato est largement évitable, analyse Tiémoué Bakayoko. On les laisse revenir dans le match, c'est dommage de leur avoir donné cette possibilité. »

Cela dit, l'an dernier, Monaco aurait sans doute craqué après l'égalisation, preuve que l'équipe a muri. D'ailleurs, c'est au plus fort de la domination espagnole, en seconde période, que Silva plante le but vainqueur. Tout sauf un hasard.

Silva encore : « Notre deuxième but arrive à un moment où Villarreal était mieux et ça nous permet de revenir d'Espagne avec une victoire. Sur mon but, je récupère un ballon assez loin, j'ai la chance d'aller au bout, je ne sais pas trop où je vais au départ de l'action, d'autant que j'ai de nombreuses possibilités : je peux frapper au premier poteau, la mettre à Lemar, je décide d'aller à gauche, elle est détournée sur le tir et ça va au bout. Je ne me sers que du pied gauche ? Oui, c'est toujours comme ça avec moi », détaille dans un sourire le Portugais.

Mine de rien, l'emporter en Espagne dans un barrage aller de Ligue des Champions, ce n'est pas anodin. Sans vraiment parler d'exploit, il ne faut pas non plus minimiser la victoire de l'ASM. Mais sans qualification, cette soirée aoûtienne n'aura servi à rien. Les joueurs de la Principauté savent que rien n'est fait mais ils se sont, un peu, rassurés au Madrigal.

« On fait un match assez solide dans l'ensemble. Pour une fois, on est très efficace, conclut Bakayoko. Valence, on s'était complètement raté en Espagne. Là, on a retenu les leçons, on a moins de perte de concentration même si, de temps en temps, on se met en danger. Tout n'a pas été bon et parfait mais on est sur le bon chemin ».

Mardi, c'est un peu une qualification historique qui attend Monaco puisque jamais un club français n'a réussi à se qualifier pour les poules de la C1 en passant deux tours de barrages. Lyon (2013), Lille (2014) et Monaco l'an dernier se sont cassé les dents. Cette fois, l'ASM peut écrire l'histoire et retrouver la cour des grands. Sur ce que l'équipe a montré lors de ce premier match, c'est largement mérité. Mais le football et le mérite ne se conjuguent pas ensemble. « On est à la mi-temps du match, il faudra conclure chez nous, face à nos supporters », lâche dans un sourire Bernardo Silva, une pizza à la main, avant de filer rejoindre le bus qui amène les Monégasques à l'aéroport.

On est très loin des visages fermés du Mestalla de l'an dernier.

Oui, cette équipe a grandi.


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