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"Mon père était d'accord pour que je manque la rentrée scolaire pour ce match" : les confidences d'un fan avant le choc Monaco-Lyon

Alors que l’ASM et l’OL vont s’affronter lors d’une « belle » décisive dans la course aux places européennes, voire au titre ce dimanche, Maxime, supporter de toujours, y voit une vraie rivalité.

YANN DOUYERE Publié le 30/04/2021 à 08:59, mis à jour le 30/04/2021 à 09:00
Ce but de Falcao face à City, Maxime pourrait le « revisionner tous les jours ». Martin Rickett/PAI et M.P

À l’aller, dans leur antre, les Lyonnais avaient asséné un premier crochet (victoire 4 à 1). Il y a tout juste plus d’une semaine, là encore au Groupama stadium, les Monégasques avaient riposté et s’étaient imposés aux points (2-0 en coupe de France). Ce dimanche, round trois, au Louis-II cette fois. Si la ceinture européenne est quasiment acquise pour les deux clubs (il manque un point aux Lyonnais, 4e, pour s’en assurer), reste à savoir dans quelle catégorie ils joueront l’an prochain.

Dix ans plus tard…

« Personnellement, c’est pour cela que je défends l’idée d’une vraie rivalité entre ces deux clubs », confie Maxime, 23 ans. Originaire de Dax, dans les Landes, ce professeur d’EPS installé à Paris a le cœur rouge et blanc depuis qu’il a 6 ans. C’est même depuis ce plus jeune âge que les Monaco-Lyon revêtent une émotion particulière pour lui.

« Nous sommes partis en vacances en voiture, depuis les Landes, pour rejoindre Monaco en famille. J’avais 6 ou 7 ans et le dimanche était programmé un Monaco-Lyon au stade Louis-II. Pour l’anecdote, mon père était d’accord pour me faire manquer la rentrée lundi matin pour pouvoir assister au match… mais ma mère a eu gain de cause et nous sommes repartis. Et le lendemain, il se trouve que la maîtresse était absente. J’étais triste… et un peu énervé contre ma mère à ce moment [rires]. Dix ans plus tard, je suis retourné en Principauté et j’ai pu voir pour la première fois un match au Louis-II… un Monaco-Lyon. »

Une rivalité aussi, beaucoup moins musclée, avec son entourage : « j’ai de nombreux amis qui supportent l’Olympique lyonnais et ils n’hésitent pas à bien me chambrer. Surtout que face à cet adversaire, Monaco a du mal. C’est comme si l’équipe était différente au moment d’affronter Lyon. »

 

Sur les vingt-six dernières rencontres entre les deux clubs, depuis 2008, Lyon l’a emporté à douze reprises, pour sept nuls et sept victoires monégasques.

"Les joueurs sont prêts"

Mais pour Maxime, très marqué encore par ce but à la dernière seconde de l’ex-Lensois Raphaël Varane, en 2011, précurseur de la descente en Ligue 2 deux journées plus tard du club asémiste, Monaco est prêt pour le combat.

« Les joueurs sont prêts, ils sont bons et ont du talent. Même si c’est une équipe jeune, l’inexpérience ne jouera pas dans ce type de configuration d’une fin de championnat accrochée. Il y a quand même des Fabregas, Ben Yedder, Maripan ou Volland qui ont un certain vécu et qui peuvent le transmettre. Et puis, le jeu prôné par Kovac, l’intensité, la mentalité qu’il insuffle, la confiance qu’il met dans tous ses joueurs laissent présager une bonne fin de saison, même si elle sera compliquée contre des adversaires coriaces comme Rennes ou Lens. »

 

Les deux saisons en Ligue 2, l’épopée de 2017, le but de Falcao face à City, une finale de coupe de la Ligue face à Paris dans les gradins (à Lyon, décidément)… Autant de souvenirs que le Landais souhaite évidemment enrichir.

Ce dimanche, il sera devant sa télévision, « je n’ai pas loupé un match de la saison », et s’il ne veut pas trop s’avancer au jeu des pronostics, une victoire 2 buts à 1 de ses protégés à la cote.

Et pourquoi pas alors, chambrer ses amis à son tour.

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