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Match OL-ASM : la réponse de la place Beauvau

Mis à jour le 14/12/2016 à 05:01 Publié le 14/12/2016 à 05:01
Ce soir-là, une trentaine de personnes ont été prises en charge à la suite de malaises.

Ce soir-là, une trentaine de personnes ont été prises en charge à la suite de malaises. J.-F.O.

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Match OL-ASM : la réponse de la place Beauvau

C'est une soirée qui a fait couler beaucoup d'encre. Le ministre de l'Intérieur vient d'apporter ses précisions sur l'usage de gaz lacrymogènes par les forces de l'ordre, durant cette rencontre

L'affaire dans le stade des Lumières de Lyon, s'est poursuivie devant les tribunaux, et vient de rebondir place Beauvau. Le ministre de l'Intérieur a répondu à une question écrite que lui avait adressée Christophe-André Frassa, sénateur (LR) représentant les Français établis hors de France, au sujet des incidents qui avaient émaillé le match Olympique Lyonnais-AS Monaco du 7 mai dernier.

« Une bagarre a éclaté entre deux hommes dans les coursives du secteur réservé aux 700 supporters monégasques », exposait-il. Les forces de l'ordre étaient intervenues et « ont, semble-t-il, fait usage de gaz lacrymogènes sur l'ensemble des personnes présentes dans la tribune ». Une trentaine de personnes avait été prise en charge à la suite de malaises.

Interpellations

La réponse du ministre permet d'éclaircir le déroulé de cette soirée. « Aux alentours de 21 h 40, des stadiers durent intervenir pour séparer des supporters qui se battaient et furent pris à partie par plusieurs supporters monégasques à l'arrière de la tribune "visiteurs". Mécontents du score de leur équipe, les supporteurs de l'AS Monaco décidèrent de quitter l'enceinte sportive avant la fin de la première mi-temps, provoquant un mouvement de foule. Les forces de l'ordre prirent la décision de contenir les visiteurs dans l'enceinte du stade jusqu'à la fin de la rencontre afin de permettre aux supporters locaux de quitter les lieux sans être mêlés aux partisans de l'équipe adverse », restitue le ministre. L'intervention des gendarmes - « avec usage de gaz lacrymogène afin de rétablir l'ordre » - « occasionna la blessure d'un gendarme et l'interpellation de deux individus pour violences envers les forces de l'ordre ». Précision : « la suite de la rencontre se déroula sans incident dans les tribunes ».

Seulement voilà : plus tard, « après avoir été retenus environ une demi-heure, les supporters monégasques purent se rendre sur le parc de stationnement. Sur place, ils s'en prirent à l'autocar des joueurs (jets de projectiles, insultes…) et l'intervention des militaires de la gendarmerie nationale fut une nouvelle fois nécessaire. Peu après, une centaine de supporters monégasques refusaient d'embarquer à bord de leurs autocars, souhaitant attendre les deux personnes qui avaient été interpellées. Ils montèrent finalement dans les véhicules et prirent la direction de l'autoroute, sous escorte policière ».

Dans sa question écrite, Christophe-André Frassa demandait au ministre « de lui fournir des explications sur les raisons qui ont conduit, dans ces conditions, les forces de l'ordre à faire un usage indistinct de gaz lacrymogènes ».

« Nécessaires et proportionnées »

Selon le ministre de l'Intérieur, « les mesures prises par les forces de l'ordre à l'occasion de ce match étaient nécessaires et proportionnées ». Ultime précision : « Nul incident entre supporters des deux camps ne fut à déplorer et que si les forces de l'ordre n'avaient pas empêché les supporters monégasques de sortir prématurément de l'enceinte sportive, ceux-ci, exaspérés par la défaite de leur équipe, auraient pu occasionner des troubles graves à l'ordre public ».


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