Rubriques




Se connecter à

Manchester City-AS Monaco: un 8e excitant

Face au Manchester City de Josep Guardiola, Monaco retrouve l'Europe avec l'envie de confirmer le renouveau du football français en Ligue des champions

La rédaction Publié le 21/02/2017 à 05:15, mis à jour le 21/02/2017 à 08:25
Subasic et Falcao hier à leur entrée sur l'Etihad Stadium, lieu d'un duel qui s'annonce bouillant ce soir. AFP

La meilleure attaque d'Europe va s'attaquer à Josep Guardiola. C'est un brin réducteur mais le huitième de finale de Ligue des champions va en dire long sur le niveau de l'AS Monaco. Même si Manchester City n'a pas l'expérience ou le palmarès du FC Barcelone et du Bayern Munich, se confronter à Guardiola est toujours révélateur. Surtout que l'entraîneur espagnol connaît parfaitement l'ASM. Hier, lors du point presse, « Pep » a passé son temps à câliner le club de la Principauté, insistant à de nombreuses reprises sur l'importance des latéraux qui « jouent comme des ailiers » mais pas que. « C'est une très, très bonne équipe, argumente Guardiola. Les ailiers marquent des buts, les deux attaquants travaillent et prennent l'espace, et tous les joueurs sont des tueurs dans la surface, avec de l'impact physique. On parle d'une équipe très solide dans l'entrejeu, complète et équilibrée ». Cela tranche avec l'avis du Belge Kevin De Bruyne. « Je ne connais pas grand-chose de cette équipe », lâche l'ancien joueur de Wolfsburg 36 heures avant l'affrontement « mais le coach va très bien nous préparer et faire un plan pour la contrer. On a éliminé difficilement le PSG l'an dernier et quand on voit que Monaco est devant Paris en championnat... On veut mettre Monaco sous pression, ça ne sera pas facile, on le sait ». En dépit des compliments de Josep Guardiola, les Monégasques refusent le statut d'épouvantail de la confrontation. « Je ne pense pas que nous sommes les favoris, énumère Fabinho. Nous aussi, on a vu les qualités de Manchester City. » Ce sur quoi Leonardo Jardim a embrayé : « Je suis très réaliste, on peut comparer la qualité technique des deux équipes ou des deux staffs mais au niveau du budget et la valeur économique, il n'y a pas match… »

Au-delà des chiffres, City reste une équipe qui sait parfaitement manier la gonfle. Ce qui est plutôt une bonne chose pour l'ASM au final. Depuis janvier, Monaco a croisé la route des deux seules véritables équipes de possession en Ligue 1 : Paris et Nice. À chaque fois, l'ASM a opté pour un pressing très haut pour gêner les sorties de balle. Deux coups réussis puisque ni Paris, ni Nice n'ont réussi à inquiéter Monaco sur attaque rapide. Le match de ce soir se jouera sans doute là. Si City parvient à sortir le ballon malgré la pression monégasque David Silva et De Bruyne, les deux milieux offensifs qui font le plus « avancer le jeu » en Premier League, seront capables d'aller très vite vers le but de Subasic. À l'inverse, Monaco aura un coup à tenter sur les côtés. Que ce soit avec Sagna ou Kolarov, les Citizens n'offrent pas les garanties défensives maximales si on met un peu de vitesse, sans parler de la charnière Otamendi-Stones (90 millions de transfert à eux deux pourtant) capable de craquer comme ce fut le cas à Everton en janvier (0-4). Du côté de l'ASM, on scrutera l'association Raggi-Glik en l'absence de Jemerson, suspendu. Ce qui devait être un souci pourrait finalement être une force. On se souvient que le PSG a parfaitement su pallier l'absence de Thiago Silva la semaine dernière face au Barça avec le score que l'on sait (4-0). Une semaine après la démonstration parisienne, Monaco souhaite confirmer à son tour le renouveau du football français sur la scène européenne. Notamment en Angleterre où l'ASM a souvent fait de bons coups…

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.