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Malgré sa défaite à Paris, l'AS Monaco a de quoi capitaliser

Niko Kovac avait vu juste. Samedi, à la veille du match, le Croate affirmait qu’il était compliqué "de contenir Paris pendant 90 minutes". Et c’est ce qu’il s’est produit au Parc.

Christopher Roux Publié le 14/12/2021 à 16:33, mis à jour le 14/12/2021 à 16:51
Bien que battus et sans solutions en seconde période, les Monégasques n’ont pas été ridicules.

Même en jouant par à-coups et sur la vitesse de ses éléments offensifs, dont Mbappé, le PSG a profité des erreurs monégasques et s’est sorti d’affaire. Dans un match où elle a concédé deux tirs cadrés pour deux buts encaissés, l’ASM "avait beaucoup mieux à faire" selon son entraîneur. Malgré la défaite, tout n’est pas à jeter.

Des munitions

Quelle tournure aurait pris ce match si le tir de Diop n’avait pas échoué sur le poteau (2’)? Personne ne le saura jamais. Mais cette occasion, qui n’a pas été la seule, illustre une chose: l’ASM a mis en difficulté les Parisiens pendant une période. Sur l’ensemble de la rencontre, elle a frappé treize fois au but et seul Clermont a fait mieux cette saison au Parc (14). Lille et Lyon sont revenus avec des stats inférieures. "Si vous n’êtes pas en mesure de concrétiser vos occasions face à Paris, ça devient difficile. Nous aurions dû marquer", a déploré Kovac, qui attendait davantage de Ben Yedder, qu’il a titularisé, qui a pressé par séquences mais ne s’est procuré "qu’une petite occasion". Malgré cette panne dans la finition, Monaco s’est inscrit dans la lignée de ses dernières sorties, loin des piètres copies offensives rendues à Brest ou Reims notamment.

De l’audace

Devant quelque 1000 spectateurs garnissant le parcage visiteurs, l’ASM a livré un match différent de la saison passée. En février dernier, les Monégasques avaient joué bas et s’étaient voulus cliniques dans le dernier geste. Ils n’avaient tenu le ballon que 25,3% du temps, soit la possession la plus basse enregistrée en L1 sous l’ère Kovac. Dimanche, ils ont eu le mérite de se montrer audacieux, avec un plan diamétralement opposé. Certes, la défaite a pointé le bout du nez mais le choix de l’offensive semblait le bon. Kovac savait qu’il serait difficile de reproduire deux fois le chef-d’œuvre défensif de cet hiver. Il a donc tenté de surprendre le PSG en ciblant Verratti qui, aussi fort soit-il sous pression, prend souvent des risques inconsidérés. Kovac a également interverti Maripan et Disasi, faisant évoluer le Chilien à droite de la charnière. "C’est un joueur très expérimenté et je voulais qu’il contrôle la zone de Mbappé", s’est-il justifié. Ça n’a pas marché. Monaco n’est pas encore redevenu l’irrésistible machine du début d’année civile, mais il n’a pas perdu son imagination pour autant. Un point à souligner.

 

De l’espoir

Le club princier n’a pas atteint la 5e place du championnat. En battant Paris, cela aurait constitué son meilleur classement de la saison. Huitièmes, les Monégasques vivent à cinq points de Rennes, du podium et d’un ticket pour le 3e tour préliminaire de la Ligue des champions. C’est beaucoup et peu à la fois, puisque l’ASM accueillera les Bretons le 22 décembre en clôture de la phase aller. Après dix-huit journées la saison dernière, l’ASM comptait neuf points de retard sur un Lyon champion d’automne. Quelques mois plus tard, Tchouameni et sa bande coiffaient les Gones sur le fil et s’emparaient de la 3e place. La preuve qu’en L1 et dans la course à l’Europe, il est encore trop tôt pour condamner quiconque. Toutes les équipes qui figurent devant l’ASM ont connu et connaîtront encore des trous d’air.

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