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"Ma confiance est revenue", le gardien de l'AS Monaco Alexander Nübel se confie sur sa forme actuelle

Son début de saison avait été plus que délicat. Son jeu au pied se voulait largement perfectible et sa confiance en berne. Pour sa découverte de la Ligue 1 et sa première expérience à l’étranger, Alexander Nübel peinait à rendre la confiance placée en lui.

Recueillis par Christopher Roux Publié le 21/01/2022 à 15:39, mis à jour le 21/01/2022 à 15:54
Le natif de Paderborn, révélé à Schalke 04, est décisif ces dernières semaines. Sans faire de bruit, il remonte la pente après des débuts compliqués sur le Rocher. Photo: Jean-François Ottonello

Le portier allemand de 25 ans, prêté par le Bayern Munich pour deux saisons, a redressé la barre depuis quelques semaines. Souvent comparé à l’illustre Manuel Neuer, ce qui ne l’a pas aidé à s’acclimater en suscitant beaucoup d’attentes à son sujet, il enchaîne les performances convaincantes désormais. "Je me mettais trop de pression", disait-il en novembre au sujet de ses premiers mois chaotiques.

Le natif de Paderborn s’est présenté à l’habituel point presse, ce vendredi, à deux jours du déplacement de l’AS Monaco à Montpellier (17h05, 22e journée de Ligue 1). Dans l’Hérault, le club princier (6e avec 33 pts) espère recoller au podium. Marseille, troisième, est à quatre points. Nice, deuxième, compte six longueurs d’avance.

Sa bonne passe actuelle

"Je n’ai rien changé par rapport au début de saison. Lors des premières semaines, il était évident qu’il me fallait m’adapter à ce nouvel environnement, à un nouveau pays et une nouvelle langue. Je n’avais pas de rythme (il n’avait disputé que quatre matchs avec le Bayern la saison précédente, NDLR). Au départ, ce que je produisais n’était pas suffisant. Je n’étais pas assez bon lors de mes cinq premiers matchs, pas au niveau qu’on était en droit d’attendre. Même si ce n’était pas aussi mauvais que ce que les journaux ont pu écrire. Mais c’est de mieux en mieux ces dernières semaines. J’ai continué à travailler dur et ma confiance est revenue. Je me sens désormais à l’aise et épanoui."

La gestion de ses émotions

"Ce n’était pas vraiment un problème mais par le passé, quand je suis devenu footballeur professionnel, j’étais toujours assez nerveux. Ce n’était pas facile pour moi mais aujourd’hui j’appréhende mieux cette situation. J’ai appris à gérer les émotions. La meilleure manière de le faire, c’est de rester calme et concentré sur l’entraînement en travaillant plus dur qu’avant. C’est ce que j’ai fait. C’était la clé pour moi. Je ne pense pas être arrivé avec un excès de confiance au club. Mes coéquipiers ont trouvé face à eux un mec tout à fait normal."

 

Ses axes de progression?

"Je peux encore progresser dans l’attitude, bien sûr. Mais mon langage corporel était très positif lors des derniers matchs. J’ai beaucoup parlé aux gars devant moi. Peut-être pas aussi fort que peuvent le faire certains gardiens, mais je pense avoir été entendu. Je les conseille et les recadre quand c’est nécessaire."

Le travail avec Philippe Clement et le nouveau staff

"Quand vous changez d’entraîneur et de staff, il y a toujours des répercussions, à l’entraînement, dans la préparation et l’approche des matchs. Le nouveau coach des gardiens (Frédéric De Boever) essaie de me soutenir, de me redonner ma confiance des années passées. L’atmosphère de travail entre nous est très bonne. Cela commence bien et j’espère que cela continuera dans les prochains mois. Au niveau des consignes que l’on me donne, rien n’a changé par rapport à Niko Kovac (l’ex-coach). Sur certains matchs, je dois jouer plus court, sur d’autres allonger. Mais plus que d’un coach, tout cela dépend de l’adversaire. Est-ce que j’ai parlé de ma gestion des émotions avec Philippe Clement, salué pour son approche psychologique? Il parle beaucoup avec les joueurs mais je n’ai pas évoqué ce point avec lui. C’est plutôt ma famille qui m’a aidé à me retrouver."

Son apprentissage du français

"Parler français m’aidera à progresser, c’est certain. J’utilise déjà quelques mots en français et d’autres en anglais. J’essaie de parler avec Axel en français par exemple. Je prends des leçons mais le français reste une langue difficile pour moi. Je n’ai pas pratiqué à l’école. Jakobs, Volland m’ont aidé à m’adapter, comme Radek (Majecki), Pavlovic ou Golovin."

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