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Ligue des Champions: c'était presque parfait pour l'AS Monaco

Mis à jour le 16/09/2016 à 05:04 Publié le 16/09/2016 à 05:04
Scène de joie collective au coup de sifflet final, mercredi, à Wembley.

Scène de joie collective au coup de sifflet final, mercredi, à Wembley. Photo EPA/MAXPPP

Ligue des Champions: c'était presque parfait pour l'AS Monaco

Brillant vainqueur à Wembley contre Tottenham (2-1), Monaco a eu tout bon en Angleterre. On a retrouvé l'état d'esprit de la campagne de 2015. L'expérience en plus. Prometteur

Ils avaient le sourire en zone mixte de Wembley, les Monégasques. Et on les comprend. Même si Tottenham n'est pas un grand habitué de la Ligue des Champions, aller « tamponner » le dernier troisième du championnat d'Angleterre, devant 8.7000 personnes, ce n'est pas anodin. « C'est une très grosse performance, balance Tiémoué Bakayoko. C'est une victoire méritée durant laquelle on a su exploiter nos temps forts et gérer nos temps faibles ». De la gestion et du sang-froid, les ingrédients de la campagne 2014-2015 en somme.

Lors du premier match de poule face au Bayer Leverkusen au Louis-II, Monaco s'était imposé 1-0 (Joao Moutinho) dans un match où les Allemands auraient dû mener 4-0 à la pause. Mais voilà, quand Monaco prend l'eau et voit déferler les vagues adverses, la défense ne rompt pas. A Wembley, l'expérience a été retenue, puisque l'ASM a pris la marée une fois l'avantage au score acquis.

« On a géré en seconde mi-temps, confirme Djibril Sidibé, encore très bon à Wembley. Il fallait surtout profiter des phases où les Anglais mettaient moins d'intensité pour remonter la balle et calmer le jeu ». Ce fut chose faite, notamment avec l'entrée de Valère Germain en fin de match.

Au final, au plus fort de la domination anglaise, à savoir entre la réduction du score juste avant la pause et la 80eme minute et l'occasion manquée par Harry Kane, Danijel Subasic ne s'est pas tant employé que ça.

Un peu comme en 2014-2015 où Monaco souffrait mais ne concédait pas d'occasions franches. La faute à une charnière solide capable d'encaisser corners et centres sans s'affoler. Kamil Glik a enfilé les crampons d'Abdennour et Jemerson sublime, ceux de Wallace. Et comme l'ensemble s'est bonifié autour de la charnière, l'équipe est cohérente, sexy et intelligente.

Subasic, Fabinho, Bakayoko, Silva, Joao Moutinho et Raggi étaient déjà là lors de la dernière campagne européenne. Thomas Lemar a un pied gauche magique, Falcao du vécu et Sidibé des cannes, l'ensemble a donc plus d'expérience mais aussi plus de bouteille et de talent. « On joue comme en 2015, martèle Danijel Subasic. On a retrouvé un bloc compact et ça change tout. Et puis le coach gère parfaitement la concurrence. Tous ses choix sont bons. Contre Tottenham, on a tout fait bien ». Une manière de rendre hommage à Leonardo Jardim, aussi.

Alors que la victoire de l'Emirates pouvait ressembler à un coup, revenir gagner en Angleterre confirme bien une chose, le coach portugais sait gérer les affiches.

Alors qu'il était au bord du départ en mai dernier et qu'une partie des supporters monégasques s'en réjouissait, (re)voilà Jardim intouchable, juste dans tous ses choix, parfait dans ses compositions d'équipe et dans ses changements. Comme quoi en football, dans un sens ou dans l'autre, tout va très vite.

Forts de cette confiance incroyable, les Monégasques ne savent pas encore où sont leurs limites. Déjà premiers de leur groupe puisque Leverkusen et Moscou se sont séparés sur un match nul (2-2), les joueurs de la Principauté peuvent voir venir avant la réception des Allemands, dans dix jours. D'ici là, il faudra gérer trois journées de Ligue 1 (réceptions de Rennes et Angers, déplacement à Nice) et continuer à faire tourner l'effectif pour impliquer tout le monde.

À Wembley, personne n'a rongé son frein. Peut-être un petit peu Valère Germain, triste de débuter sur le banc, mais le garçon a fait un bien fou en fin de match.

Et Jardim ne cesse de le répéter : « Je n'ai pas 11 titulaires, j'en ai 14 ou 15 ».

Et si une équipe était née ?


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