“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Les notes du match Tottenham-Monaco: Bernardo Silva, l'insolent au visage d'ange

Mis à jour le 15/09/2016 à 05:08 Publié le 15/09/2016 à 07:28
Le numéro dix monégasque a été magnifique de bout en bout.

Le numéro dix monégasque a été magnifique de bout en bout. AFP

Les notes du match Tottenham-Monaco: Bernardo Silva, l'insolent au visage d'ange

Comme à Villarreal, Bernardo Silva a régalé les suiveurs par ses prises de balle, sa technique et son but inscrit dans son style très caractéristique lors la victoire de Monaco à Tottenham (1-2) pour la 1re journée de la Ligue des Champions.

Subasic (6): battu par Son mais suppléé par Raggi (9'), il s'incline sur le coup de casque d'Alderweireld sur lequel il ne peut rien faire. Une superbe envolée sur une vollée d'Alli (48') et bien placé sur une frappe de Kane (78'). Rassurant et serein.

Raggi (5.5): le Pirate devait contenir le Sud-Coréen Son et on a craint le pire quand il se troue d'entrée sur un centre d'Eriksen avant de sauver sur sa ligne dans la foulée sur une frappe de Son où Subasic était battu (9'). Un bon retour dans les pieds de Kane (29'), et une implication de tous les instants. Il a souffert sur son côté, surtout en seconde période, où ça jouait beaucoup dans son dos mais il n'a jamais baissé les bras. Offensivement, il n'a pris aucun risque. Pas là pour ça.

Glik (7): solide, efficace, rarement submergé par ses émotions, ni impressionné par l'ambiance ni par l'adversité, le Polonais rassure toujours autant. Battu à la loyale, dans les airs, par Alderweireld sur la réduction du score. Il y avait du Abdennour en lui en seconde période, quand Monaco se faisait pilonner et qu'il renvoyait et coupait tout. Un guerrier.

Jemerson (6.5): il a d'abord souffert face à la vitesse de Walker et la puissance de Kane mais il n'a jamais semblé dépassé par les événements. Calme et propre, comme cette intervention de la tête devant Kane (47'), il forme une charnière complémentaire avec Glik. Finalement, son surnom « Blackenbauer » n'est peut-être pas si usurpé que ça…

Sidibé (6.5): aligné de nouveau à gauche, le neo-international français avait un sacré client dans son couloir avec Erik Lamela, auteur de 4 buts en 2 matches de Ligue Europa contre Monaco l'an dernier. Placé haut, il a d'abord laissé des espaces à Kane et Lamela dans son dos avant de se remettre dedans et de bien bloquer son couloir. Offensivement, il a apporté, comme sur le deuxième but de Lemar où il est le centreur. Omniprésent.

Fabinho (7.5): moins en vue offensivement - il restait sur 5 buts en 5 matches - le Brésilien a surtout gratté des ballons et tenté de limiter l'influence du phénomène Dele Alli, le poumon des Spurs. Un match de devoir, propre et discipliné. Le joueur d'équipe par excellence. Polyvalent et rarement décevant.

Bakayoko (6.5): très sensible au football anglais, le jeune milieu de terrain en pleine bourre avait à cœur de se montrer sur la pelouse de Wembley. Il prend un coup dans le dos rapidement par Dier ce qui explique peut-être son début de match un peu en-dedans. Le milieu est bien meilleur après la pause quand il fallait contenir les vagues anglaises. Sa paire avec Fabinho est une merveille.

Dirar (n.n.) : touché au mollet gauche au bout de 3 minutes de jeu, le Marocain est sorti en boitant, furieux et déçu. Remplacé par Lemar (6,5) qui n'avait plus joué depuis Villarreal. Le gaucher nettoie la lunette de Lloris à la demi-heure de jeu après un ballon gagné au duel dans la surface. Une rentrée rythmée, des jambes, du jus, de la justesse. Intéressant pour la suite.

Moutinho (7): le mec qui met de l'huile dans les rouages pour que tout le collectif brille sans accroc, c'est lui. Jamais dans la lumière mais toujours à côté de l'interrupteur.

Silva (8): comment le Portugais est-il surnommé dans l'intimité du vestiaire monégasque ? Le « petit Messi ». Hier, on a vraiment compris pourquoi avec cette ouverture du score, son premier but en phase finale de Ligue des Champions. Sa spéciale : prise de balle, gonfle qui lui colle au pied gauche, il embarque son défenseur et crucifie Lloris. Depuis sa blessure qui l'a privé d'Euro, le Portugais est revenu avec la rage au ventre. Comme à Villarreal, il marque un but tout seul. Comme un grand. Encore dans le coup sur le 2-0 puisqu'il décale Sidibé d'une talonnade. Difficile de savoir combien de temps ce petit bonhomme restera en Principauté mais le voir jouer est un bonheur permanent. Avec lui, tout semble simple, facile, presque divin. Il y a un peu d'insolence dans son jeu. Non, au vrai, c'est un immense talent concentré dans un petit corps.

Falcao (4): il revenait dans la ville où il avait découvert la Ligue des Champions avec Porto en 2009. Brassard autour du biceps, il a passé une soirée très, très compliquée, coincé entre la charnière belge des Spurs et pénalisé par son manque d'impact et de coffre. Il n'est pas encore prêt pour un match de cette intensité et ça s'est vu… Remplacé par Germain dont l'entrée a fait un bien fou au collectif.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.