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"Les joueurs se posent trop de questions"... Niko Kovac et l'AS Monaco veulent revenir aux fondamentaux avant le déplacement à Reims

Après sa défaite à Brest (2-0) dimanche dernier, l'AS Monaco enchaîne un nouveau déplacement en Ligue 1, ce dimanche à Reims (15h, 13e journée).

La rédaction Publié le 06/11/2021 à 13:50, mis à jour le 06/11/2021 à 14:01
A Reims, Niko Kovac ne pourra pas compter sur Fabregas et Matazo. Photo J.-F. O.

A la veille du match, ce samedi, Niko Kovac s'est présenté au point presse. Pour le technicien monégasque, son équipe a perdu l'insouciance qui faisait sa force la saison passée. Plus attendus, ses garçons cogitent et peinent à gérer les attentes nouvelles qu'ils suscitent.

En Champagne, les Monégasques seront privés de Fabregas (reprise) et Matazo (cuisse).

Coach, l'ASM est devenue une équipe peu emballante...

 

Je suis d'accord avec ce constat. Dans la vie, chaque jour est différent. C’est pareil dans le football où une saison n’est jamais comme une autre. Certaines se ressemblent, d’autres pas. C’est la même chose pour Monaco comme pour les autres clubs. Je me pose des questions chaque nuit pour connaître la raison. Aujourd’hui, on manque un peu de légèreté, d’insouciance. La simplicité n’est plus là. La saison dernière, nous étions acteurs de nos matchs. Les choses étaient plus faciles, automatiques. On jouait relâchés, sans retenue. Il y avait une dynamique. Les joueurs se posent trop de questions actuellement. Est-ce qu’on doit jouer vers l’avant ? Vers l’arrière ? Il faut qu’on revienne à des choses simples. Mon équipe est bloquée dans la tête.

Quelles sont les solutions ?

Ce qui est important à la fin, c’est la victoire. Mais plutôt que de la chercher à tout prix, il faut d’abord se poser la question suivante : comment retrouver son chemin ? Parfois, tu as besoin d’étapes pour atteindre un résultat. Et d’après mon expérience d’ancien joueur, cela passe par la simplicité. Tu n’as pas besoin de faire quelque chose de spécial. Il faut juste jouer des ballons faciles, ne pas se compliquer la vie et essayer de gagner les duels. Tout ça augmentera notre confiance et nous permettra de retrouver notre niveau. Renouer avec la simplicité de ce jeu est notre plus grande tâche en ce moment.

Comment avez-vous perdu cette simplicité ?

L’année dernière, on était dans la peau du chasseur et de l’outsider. Cette saison, on est chassés et cela change beaucoup de choses. On est des favoris. On a de jeunes joueurs. Pour eux, réussir une belle saison ne veut pas dire qu’ils ont atteint leur meilleur niveau. C’est un processus qu'ils apprennent. Le rythme, jouer trois matchs par semaine, il faut aussi savoir le gérer. C’est une démarche personnelle pour garder la motivation et performer tous les trois jours. C’est complètement différent de devoir performer une fois ou trois fois par semaine. C’est un problème naturel et humain mais il faut se sortir de cette situation. En tant que coach et club, on n’a pas de temps pour le faire, il est clair qu’il faut aller le plus vite possible, mais c’est une période qui va les aider dans le futur, et pas seulement cette saison.

A Reims, c'est un nouveau bloc bas que vous risquez d'affronter...

 

Il est toujours compliqué d’affronter des blocs bas, même si je ne sais pas exactement comment Reims jouera. Pour moi, il sera important de montrer plus d’intensité. J’accepte les erreurs techniques et tactiques quand l’adversaire est bon, mais pas le manque de passion et de détermination. Je veux qu’on soit irréprochables dans ce domaine. C’est le minimum que je peux espérer et il n’était pas là contre Brest et Eindhoven. Ce n’est pas facile à atteindre à cause de l’adversaire mais on doit toujours faire preuve de volonté. Les joueurs doivent apprendre à mettre ces ingrédients tous les trois jours. Je sais qu’on est capables de le faire.

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