"Les joueurs ont compris le message": Philippe Clement ne veut aucun relâchement avant AS Monaco-Amiens, en quart de la Coupe de France

Monaco reçoit Amiens lors du premier quart de finale de la Coupe de France, ce mardi au Louis-II (21h).

Christopher Roux croux@nicematin.fr Publié le 07/02/2022 à 15:15, mis à jour le 07/02/2022 à 16:49
Face à un pensionnaire de Ligue 2, le technicien flamand veut éviter toute décompression de ses joueurs, après le net succès qu’ils ont acquis en Ligue 1, samedi face à Lyon (2-0). Photo Jean-François Ottonello

Face au 14e de Ligue 2, les Monégasques partiront largement favoris.

Mais Philippe Clement, qui devrait incorporer quelques jeunes à son onze de départ, reste en alerte. L’entraîneur monégasque est à l’affût du moindre relâchement. A la veille du match, le Belge s’est exprimé, ce lundi à La Turbie.

Le quart contre Amiens

"Un risque de décompression après notre bon match contre Lyon? Directement après notre victoire, j’ai dit aux joueurs qu’Amiens serait un test pour moi. Je verrai comment ils réagissent. Les grands joueurs sont constants dans tout ce qu’ils font. Il ne peut pas y avoir des hauts et des bas. Quand je me suis exprimé, j’ai senti les joueurs tout de suite réceptifs. Ils ont compris le message."

L’effectif à disposition

"Normalement, il n’y aura pas de retours (les blessés Badiashile, Boadu et Majecki sont très incertains, comme Golovin covidé et absent face à l’OL, NDLR). Concernant Djibril (Sidibé, victime de la Covid il y a quelques semaines), il était dans l’équipe face à Lyon mais le staff m’a dit qu’il serait plus judicieux de ne pas le faire jouer. Il est mieux et il s’est encore entraîné ces deux derniers jours. Il pourrait avoir quelques minutes mais jamais 90. Maripan? Il a eu des crampes en fin de match contre Lyon et je n’ai pas aimé ça. Mais c’est normal entre les voyages et le fait d’avoir joué avec le Chili en altitude quelques jours plus tôt. On verra s’il peut jouer."

 

Fera-t-il tourner?

"Si je joue avec le même onze pendant un mois, les autres joueurs ne seront pas prêts quand un titulaire sera moins en forme ou suspendu. C’est toujours important de donner une chance à ceux qui prouvent des choses à l’entraînement. Il est donc possible qu’il y ait quelques changements. Quand tu ne fais pas tourner, c’est impossible de faire progresser les jeunes. A Bruges, j’ai lancé Charles De Ketelaere pour la première fois en Coupe de Belgique, puis la seconde fois contre le PSG (en Ligue des champions). Tu sais que les jeunes ne rendront pas une copie parfaite comme les titulaires, mais ils le feront peut-être dans trois mois. Je ne veux pas qu’ils aient peur mais qu’ils prennent des risques. Je ne donne pas une chance pour la donner, il faut qu’ils aient beaucoup démontré à l’entraînement, mais c’est sans pression pour eux. La pression est pour moi."

Son regard sur la Coupe qu’il n’a jamais remportée en tant que coach n°1

"J’ai déjà décroché la Coupe de Belgique comme adjoint. Pour moi, il n’y a pas de différence. Quand on gagne, ce n’est pas seulement les joueurs ou le coach. Il y a aussi un staff derrière. La coupe n’est pas un bonus. La considérer ainsi voudrait dire qu’elle est moins importante que le championnat ou la Coupe d’Europe. Ce n’est pas le cas. Cela reste chaque année un objectif. C’est une chance de gagner un trophée et des gens n’en gagnent jamais."

Le fait d’être à trois matchs d’un premier trophée avec l’ASM

"Je ne suis pas ici pour mon CV. Même si je suis ambitieux, je ne suis pas focalisé uniquement là-dessus. Que Monaco n’ait plus gagné la Coupe de France depuis 1991 peut-être une belle motivation pour les joueurs. Ils peuvent écrire l’histoire."

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