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Lemar, l’indispensable de l'AS Monaco

Mis à jour le 28/07/2017 à 07:37 Publié le 28/07/2017 à 07:35

Lemar, l’indispensable de l'AS Monaco

Jusqu’ici, tout va bien. C’est un peu l’idée qui se répand auprès des suiveurs de l’ASM malgré les nombreux départs durant l’intersaison*. Fabinho, Falcao, Mbappé ou encore Glik sont toujours là. Surtout, Thomas Lemar, 21 ans, est encore au club.

 Le gaucher est sans doute le joueur le plus indispensable au collectif monégasque.

Si Benjamin Mendy a tutoyé les sommets l’an dernier, c’est en grande partie grâce à Thomas Lemar. Leur entente sur le côté gauche était l’une des grandes forces de Monaco. Encore sur le banc à l’été dernier, Lemar est aujourd’hui un titulaire indiscutable et international français (5 sélections). Au point de le déboussoler ?

Pas du tout à en croire son formateur à Caen, Philippe Tranchant, resté très proche du Guadeloupéen : "C’est un garçon qui est resté droit dans ses bottes. Il m’appelle toujours coach et me vouvoie encore. C’est quelqu’un d’ambitieux, il fait tout de mieux en mieux car il a plus d’expérience qu’il y a un an".

Le tournant a sans doute eu lieu en septembre 2016 à Wembley. Pour le premier match de poule de Ligue des champions face à Tottenham, le gaucher a emprunté l’ascenseur émotionnel. Après un début de saison gâché par une blessure à la cheville, Lemar débute la rencontre sur le banc avant de « profiter » de la rapide blessure de Nabil Dirar pour entrer en jeu. Dans la foulée, il trouve la lucarne de Lloris. Derrière, il ne sortira plus du onze de Jardim, confirmant sa progression.

Une première saison sur le Rocher pour apprendre (34 matchs, 5 buts toutes compétitions confondues), une seconde pour se faire une place dans le onze de départ (54 matches, 14 buts), mais aussi en équipe de France qu’il a intégrée en novembre dernier. Cette saison doit être celle de la confirmation.
Acheté une bouchée de pain à Caen en 2015 (4 millions), le garçon en vaut aujourd’hui quinze fois plus.

"Son jeu est plus structuré et ce que l’on voit sur le terrain ressemble à son caractère. Il a beaucoup pris de la personnalité de sa maman, notamment dans les valeurs. Son père, aussi, est important. Son socle familial, c’est sa force, poursuit Tranchant. Il fait ce qu’il veut avec le ballon, je me souviens encore de lui à 14 ans, où il me faisait des séances incroyables pour son âge. Il ne vit que pour ça, le football".

Pourtant, contrairement à d’autres garçons de la génération 1995 (Anthony Martial, Adrien Rabiot, Hervin Ongenda), le Monégasque n’est pas sous le feu des projecteurs chez les jeunes. Jean-Claude Giuntini, sélectionneur de l’équipe de France U17 quand Lemar y était, se souvient d’un "garçon très à l’écoute, humble, bien éduqué. Il est passé parce qu’on peut appeler une maturation tardive comparé à d’autres 1995. Il était juvénile à ses débuts, alors il faut être patient et lui renouveler de la confiance. Il s’est affirmé par étapes. Thomas, c’est l’exemple parfait de notre système de détection et de formation."

Évidemment, outre le travail Lemar possède un don : son pied gauche, ultime et précis.

Au départ, ce fan de Xavi et Iniesta est surtout un joueur d’équipe. Ce n’est qu’à Monaco qu’il a pris goût à la sensation du buteur.

"Il peut encore franchir des paliers, étaye Giuntini. Plus il évoluera proche de la zone décisive, plus il aura des statistiques offensives intéressantes. En deux ans, déjà, il a énormément progressé."

Tranchant n’en pense pas moins : "Sa grande force, outre son pied gauche magique, c’est son sens du déplacement inné. Il a toujours une vision périphérique qui lui permet de se déplacer et de ne jamais recevoir les ballons dans le duel. Après, oui, il peut être encore plus décisif, pour cela, sans doute jouer plus haut sur le terrain."

Une progression linéaire qui le rend aujourd’hui indispensable aux derniers champions de France. "C’est un leader de jeu par son nouveau statut. Il est beaucoup plus sûr de lui que l’an dernier", analyse Tranchant.

On comprend alors pourquoi Monaco ferme la porte à toutes les offres. Pas forcément réticent à l’idée de changer de club, la Premier League et Arsenal ne le laissent pas indifférents par exemple, Lemar ne forcera pas son départ pour autant.

Son truc, c’est le travail. À Monaco, il a d’abord commencé par apprendre la patience.

La scène se déroule après l’élimination contre Valence en août 2015 dans les couloirs du Louis-II. La déception est encore présente, mais les discussions s’orientent rapidement sur un autre sujet : la bonne entrée de Lemar, 19 ans. Avant de rejoindre le parking, un membre du staff de l’ASM s’arrête. On l’interroge sur le jeune numéro 27. La réponse est directe. Limpide. "À l’entraînement, c’est le meilleur. Et ce, depuis le début de saison. C’est un phénomène. Il va aller loin."

*Bernardo Silva, Benjamin Mendy, Tiémoué Bakayoko, Valère Germain, Nabil Dirar, Abdou Diallo.


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