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Le petit prince du Rocher

Mis à jour le 14/03/2017 à 08:30 Publié le 14/03/2017 à 05:02
Bernardo Silva a pris une autre dimension (42 matches, 9 buts, 7 passes).

Bernardo Silva a pris une autre dimension (42 matches, 9 buts, 7 passes). Cyril Dodergny et Jean-François Ottonello

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Le petit prince du Rocher

Sans doute le meilleur Monégasque de la saison, et peut-être le meilleur joueur de Ligue 1, Bernardo Silva passe un test important contre City. Pour son avenir notamment

Il a l'âge de faire des bêtises, de sortir en boîte, de fumer la chicha, de s'amuser sur les réseaux sociaux, tel Serge Aurier, mais Bernardo Silva ne fait rien de tout ça. A 22 ans, le Portugais vit déjà comme un bon père de famille. On l'imagine très facilement en charentaises, sur son canapé, à se mater une série en VO pour finalement se mettre au lit vers 22 h 30.

Et quand on le voit voler sur un terrain de football, il faut bien admettre qu'il a sans doute compris avant tout le monde comment devenir un très bon footballeur. Aujourd'hui, le gaucher est le facteur X de l'ASM. « Il est peut-être le joueur le plus important de notre équipe », disait de lui Fabinho fin janvier.

Au Portugal, on doit se mordre les doigts de n'avoir jamais cru en lui.

Passé étrangement entre les mailles du filet de l'équipe première du Benfica Lisbonne, Silva n'en demeure pas moins amoureux de son club formateur. Il s'est d'ailleurs fait tatouer la devise du club, « E Pluribus Unum », sur le bras gauche. Son modèle ? Rui Costa, le délicieux meneur de jeu des années 90.

Bizarre quand on sait que le Monégasque a un jeu qui ressemble surtout à... Lionel Messi. « Petit Messi », c'est d'ailleurs son surnom depuis ses premiers pas au Portugal.

Petit, vif, gaucher, déroutant, Bernardo Silva bénéficie d'un centre de gravité très bas et d'une conduite de balle très particulière. A Monaco, ses copains l'appellent « chewing-gum » car la balle ne s'éloigne jamais de son pied gauche. Dans les colonnes du Figaro, Helena Costa - ancienne formatrice du Benfica - se souvient très bien des premiers pas du jeune Bernardo Silva sur un terrain de football. « Quand j'ai vu ce gamin aux cheveux longs dribbler tout le monde avec ce pied gauche...» se souvient-elle. L'éphémère coach de Clermont-Ferrand se rappelle d'un petit bonhomme de 8 ans « très attachant et toujours de bonne humeur », mais surtout « de sa conduite de balle parfaite. Le ballon lui collait au pied. Et il avait déjà une intelligence de jeu et une créativité au-dessus de la moyenne. C'était clairement le meilleur joueur de sa génération ». Tellement doué que le Benfica ne lui fera jamais confiance...

Enfin, surtout Jorge Jesus, l'entraîneur lisboète parti depuis au Sporting Lisbonne. En trois ans, la donne a changé. Bernardo Silva est arrivé dans l'anonymat le plus total sur le Rocher en 2014 en prêt. Six mois plus tard, l'ASM sortait 16 millions d'euros de sa poche pour s'attacher les services du meneur de poche. Une somme qui semble aujourd'hui dérisoire alors que tous les gros d'Europe tournent autour du petit gaucher. Manchester United, Barcelone, Real Madrid, Chelsea, Juventus Turin, des émissaires de toutes les belles institutions se sont déplacés à plusieurs reprises pour observer le numéro 10. Reste à connaître le tarif. Quand on sait que James est parti à plus de 80 millions au Real Madrid et Anthony Martial pour plus de 50 millions hors bonus, on peut imaginer des chiffres similaires pour le petit gaucher, dont le contrat expire en 2020. Aux dernières nouvelles, l'ASM s'attend à recevoir des offres comprises entre 60 et 80 millions d'euros pour ouvrir les négociations. Avant le match aller contre Manchester City, le vice-président monégasque Vadim Vasilyev s'était confié au quotidien britannique Times sur le sujet. « Plusieurs grands clubs européens se sont renseignés sur Bernardo Silva. Il y a des pistes très sérieuses. Mais pour le moment, je ne veux pas rentrer dans les détails. La majorité de nos joueurs intéressent les grands clubs européens ». Un joueur atypique qui a des atouts mais aussi un déficit de visibilité dans un football moderne qui se joue, aussi, dans l'impact marketing et statistiques.

Au fond, Bernardo Silva est surtout un joueur romantique. Une sorte de David Silva, en plus efficace.

ça tombe bien, contre Manchester City, le Portugais sera en face de l'Espagnol. Une opposition formidable pour les yeux.

Parce que Bernardo Silva, sur un terrain, c'est un délice.


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