“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Le palais du dogue

Mis à jour le 22/09/2017 à 07:52 Publié le 22/09/2017 à 05:24
Rony Lopes, buteur contre Strasbourg samedi dernier au Louis-II.

Rony Lopes, buteur contre Strasbourg samedi dernier au Louis-II. Photo Jean-François Ottonello

Le palais du dogue

Prêté pendant trois ans à Lille (2014-2017), Rony Lopes va retrouver l'enceinte Lilloise. Sur le Rocher, le Portugais prend petit à petit ses marques après un parcours atypique

À 21 ans, Rony Lopes parle portugais, espagnol, anglais et français. Ce n'est pas rien pour un gamin qui était plutôt au dernier rang à l'école. Mais le parcours du milieu de terrain monégasque n'est pas anodin.

Né au Brésil d'une mère angolaise et d'un père brésilien, le petit "Rony" débarque à 4 ans au Portugal pour y rejoindre sa grand-mère. Autrement dit, le numéro 20 de l'ASM est ce qu'on appelle un citoyen du monde. Un garçon qui a déjà joué dans trois pays et connu cinq clubs à seulement 21 ans.

Le Monégasque ne sera d'ailleurs pas dépaysé en arrivant à Lille. Et pour cause, il vient de passer trois saisons dans le Nord (72 matches, 12 buts).

"Je garde de bons souvenirs de Lille, c'est là que j'ai vraiment débuté en professionnels, j'ai beaucoup appris pendant trois ans... J'avais besoin de découvrir autre chose que la réserve d'un club professionnel, c'était important de passer le cap", rembobine Rony Lopes dans un très bon français.

Een 2014, avant de faire le grand saut pour le Losc à 18 berges, le petit milieu offensif évolue à Manchester City. Enfin, en équipe réserve. Comment un Portugais de 18 ans, né au Brésil, se retrouve dans le Nord de l'Angleterre si jeune ? D'ailleurs, quelle place occupe le Brésil dans le cœur de Rony ?

"C'est mon pays de naissance mais je ne m'en souviens pas beaucoup. J'ai pourtant toute la famille de mon père qui vit là-bas, notamment ma grand-mère, poursuit-il C'est un pays spécial pour moi. On a dû quitter le Brésil très tôt, j'avais 4 ans, on n'avait pas d'argent alors on a rejoint mon autre grand-mère au Portugal".

Dans son premier club, il se fait un prénom

La famille Lopes s'installe alors à Vila Nova de Poiares, une petite bourgade de 8.000 habitants située au centre du Portugal. C'est pourtant là que le jeune Marcos Paulo Mesquita Lopes va devenir Rony.

"J'étais fan de Ronaldo, j'avais toujours son maillot. Jeune, à Poiares, mon premier coach ne connaissait même pas mon nom et comme j'avais toujours un maillot de Ronaldo, on m'a appelé Ronaldo, puis c'est devenu Rony mais personne ne m'a jamais demandé mon vrai prénom", rigole-t-il.

Petit meneur de jeu technique et buteur, le petit Rony se fait vite une réputation chez les jeunes. À tel point que Benfica Lisbonne s'amourache du petit gaucher. Et voilà qu'à 12 ans, Rony Lopes rejoint la capitale portugaise.

"C'était à 300 kilomètres de chez nous. Je me suis retrouvé seul, loin de ma famille. Ça m'a fait grandir. C'est là que je me suis fait des amis, ce sont des moments importants dans une carrière."

Chez les jeunes Benfiquistes, Lopes croise Bernardo Silva, Renato Sanches, Gonçalo Guedes ou l'actuel Guingampais Rebocho. Mais la star, c'est Rony.

La suite ? Un départ pour l'Angleterre et Manchester City à seulement 15 ans. Mais intégrer l'équipe fanion est compliqué. Alors après trois saisons en réserve et une campagne de Youth League 2013-2014 aboutie (5 buts), il file à Lille en prêt avant d'être transféré à Monaco en 2015 pour 10 millions d'euros.

Sur le Rocher, il sera de nouveau prêté à Lille pendant deux ans. Le temps d'apprendre le métier malgré des blessures musculaires récurrentes. Et à se faire un nom, après un prénom.


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct