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Le Gym s'offre Monaco !

Sur un terrain indigne pour un match de ce niveau, les Aiglons se sont qualifiés pour les huitièmes de la Coupe Gambardella en battant Monaco, tenant du titre. Au courage

Fabien Pigalle avec Morgane Huguen Publié le 20/02/2017 à 05:16, mis à jour le 20/02/2017 à 05:16
L'euphorie des Niçois et Ngamba (au centre), qui remercient leur public.
L'euphorie des Niçois et Ngamba (au centre), qui remercient leur public. Sébastien Botella

Monaco, tenant en titre de la Coupe Gambardella, est tombé dans le piège niçois hier à Charles-Erhmann.

Sur une pelouse catastrophique, les jeunes aiglons ont livré la bataille qu'il fallait. Un vrai match de Coupe, devant des tribunes bien garnies.

« Les supporters nous ont poussés. Dans ce contexte, ça aide », avoue Teoro Kurzawa, petit frère de Layvin, défenseur du PSG formé à Monaco. « Mais moi, je suis 100% Niçois », prévenait le n°4, heureux de la qualif. « Contre Monaco, on avait perdu déjà deux fois en championnat et cela nous a encore plus boostés ».

 

Le jeune défenseur central a joué un match impeccable, canalisant une attaque monégasque tranchante à l'image d'Alioui, Bongiovanni et Sylla.

Mais Monaco n'avait pas les armes face à la solidarité et combativité niçoise.

Des vertus rappelées par Thierry Malaspina avant la rencontre. « On a respecté à la lettre ce que j'avais demandé, confiait le coach du Gym. Je voulais qu'on respecte l'identité niçoise. On est un club qui est en train de grandir, mais n'oublions jamais d'où on vient. Notre philosophie, c'est de ressortir propre et court. Mais sur ce terrain, on ne pouvait pas. Dans ces situations, on fait appel au mental. On fait appel à des valeurs collectives. Je savais que le public pouvait nous faire gagner. Les gamins ont tout donné et ça a basculé de notre côté. Ils se sont surpassés sans être surexcités. Nice, c'est une grande famille. Il n'y a pas de barrières entre les jeunes et les pros. On est en huitièmes, la route est encore longue... » En sortant des vestiaires, le coach était ému.

« Il y a quelque temps, j'étais sur un lit d'hôpital. Je suis passé par des phases difficiles, le club m'a soutenu, et les gamins m'ont dédié cette victoire. Ça fait chaud au cœur...»

Hier après-midi, les Niçois ont répondu présent. Tous. Sans exception. Les pros Alexy Bosetti, Vincent Koziello et Yoan Cardinale ont même assisté à cette belle communion.

Dans le camp monégasque, le cœur n'était vraiment pas à quitter le stade en sifflotant. « Je pense qu'on fait une bonne première mi-temps, avouait Frédéric Barilaro, le coach de l'ASM. Sur un autre terrain que celui-là, je pense même qu'on aurait pu mener au score. Mais après la pause on s'est désuni, on faisait moins les efforts ensemble et on était un peu déséquilibré en milieu de terrain. Derrière ça, il y a des faits de jeux qui ne nous ont pas été favorables. »

 

En disant ça, l'entraîneur monégasque fait référence à un instant assez confus de la rencontre. A dix minutes de la fin, l'arbitre s'est trompé de joueur au moment de l'avertir. Du coup, Serrano s'est retrouvé expulsé à tort en écopant d'un deuxième jaune. Monaco devait finir à dix. Sur le coup-franc, Kurzawa envoyait un cachou que Mifsud repoussait difficilement. Dario avait bien suivi et donnait l'avantage à Nice (2-1, 82'). Avant ça, Abdelli avait ouvert la marque sur penalty pour le Gym (1-0, 51') et Bongiovanni lui avait répondu de la même manière (1-1, 64').

Le match était déjà plié dans les têtes quand Mahou enfonçait le clou en contre (3-1, 88'). « On n'a pas fait ce qu'il fallait pour rester dans cette compétition, regrettait Barilaro. Avec ce qu'on a proposé en seconde mi-temps on ne méritait pas mieux. On souhaite à Nice de vivre la même aventure qu'on a vécu l'année dernière ».

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