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Le grand huit de la peur...

Mis à jour le 18/03/2016 à 05:03 Publié le 18/03/2016 à 05:03
Vagner Love, double buteur contre Reims vendredi dernier, pour un match nul rageant au Louis-II (2-2).

Vagner Love, double buteur contre Reims vendredi dernier, pour un match nul rageant au Louis-II (2-2). Photo J.-F. Ottonello

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Le grand huit de la peur...

Huit matches, c'est tout ce qui reste à jouer pour l'AS Monaco. Huit rencontres pour valider cette deuxième place. Pourtant, depuis un mois le club de la Principauté se pose des questions

Il y a peu, Leonardo Jardim avait pointé avec ironie le vent de «sympathie» qui entourait le retour aux affaires de l'Olympique Lyonnais dans la course à la deuxième place. « Si vous en faites trop sur Lyon ? Oui, je pense, mais c'est normal. Combien de journaux vous vendez à Lyon mes amis ? Monaco, c'est petit... » avait alors avancé l'entraîneur portugais pour faire passer son message.

Il y a sans doute un peu de vrai dans ce qu'il dit.

Mais il y a aussi les chiffres. Et les chiffres ne mentent jamais. Au soir de la 25e journée, Monaco affichait neuf longueurs d'avance sur l'OL. Une marge qui a fondu de 3 unités en un temps record.

Pis, avant la 29ème journée, Monaco possédait toujours un solide matelas sur son poursuivant direct, soit 8 points. Une avance qui semblait rassurer Jardim. « Si on a toujours 8 points d'avance après le match contre le PSG, ça commencera à être un bon avantage… », avait d'ailleurs argumenté l'entraîneur monégasque. Ces 8 points, il y a peu de chance de les avoir dimanche soir aux alentours de minuit. Au-delà du résultat de son déplacement parisien, les Monégasques débuteront leur match en connaissant le score de leurs poursuivants, notamment Nice et Lyon (respectivement opposés à Ajaccio et Nantes). En cas de double victoire, Monaco débuterait alors son match dans la capitale avec deux points d'avance sur le Gym et trois sur l'OL. De quoi faire tourner les têtes.

Pourtant, ce match à Paris a pris une autre allure depuis le sacre du PSG, dimanche dernier, lors d'un match de baby-foot disputé à Troyes (9-0).

Paris, la tête ailleurs ?

Paris champion, ça change quoi, au fond ?

C'est simple, ça change tout, surtout à la veille d'une trêve internationale.

En Ligue 1, le PSG va disputer huit matches amicaux. Battus à Lyon fin février, les Parisiens n'ont même plus comme objectif de terminer invaincus leur saison. Aujourd'hui, le PSG est encore en course en Ligue des Champions et dans les deux coupes nationales, autant dire que la Ligue 1 n'est plus du tout une priorité.

Malgré tout, il faut rester mobilisé et ne pas fausser le championnat. Au fond, les Monégasques savent que tout est possible dimanche soir Porte de Saint-Cloud.

Même une victoire.

Echiéjilé : « Le titre de champion ? Oui cela peut changer beaucoup de choses mais pour le PSG. Les joueurs peuvent un peu se relâcher ou peuvent aussi encore mieux jouer. On verra un petit changement je pense. » Après tout, la dernière fois que les Parisiens ont perdu un match de championnat à domicile c'était, déjà, un soir de sacre. Mai 2014, Monaco et Guingamp partagent les points au Louis-II (1-1), sacrant du coup le PSG avant même son match, disputé plus tard dans la soirée.

La tête ailleurs, les Parisiens s'étaient alors inclinés face à Rennes (1-2).

De quoi donner des idées aux Asémistes.

Surtout que dans cette lutte pour la seconde place, Paris aura un rôle d'arbitre. Juste après la trêve, c'est Nice qui se rendra au Parc des Princes. Il y a peu, ce match aurait été compliqué à préparer.

Là, coincé entre le retour des internationaux et le match aller du quart de finale de la Ligue des Champions, Nice sera dans des conditions idéales dans la capitale, qui plus est face à une équipe parisienne très remaniée.

Monaco n'a donc pas de temps à perdre s'il veut consolider sa place de dauphin.

Déjà 13 matches nuls

Privé de Bernardo Silva et Nabil Dirar dimanche, suspendus, Monaco va commencer sa série de huit finales (voir ci-contre). L'ASM a la chance d'avoir son destin entre ses mains malgré un calendrier compliqué, surtout loin de Louis-II (Paris, Lille, Rennes et Lyon).

Mais il faudra glaner des victoires en route et arrêter de concéder le partage des points. Avec 13 matches nuls, Monaco a déjà fait pire que durant ses deux derniers exercices complets (11 nuls en 2014/2015 et 2013/2014).

C'est même la pire copie depuis les 17 nuls concédés en 2011, année de la relégation.

Monaco ne perd pas (seulement 4 défaites), mais ne gagne plus beaucoup, avec une seule victoire sur les cinq dernières journées de Ligue 1.

Ce qui est sympa pour le suspense, c'est qu'à la sortie du premier virage de ce grand huit, dimanche soir, rien ne sera fait.

Dans un sens comme dans l'autre.


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