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L'AS Monaco, la Ligue 1, sa carrière... Cesc Fabregas se livre à Nice-Matin dans un long entretien

Mis à jour le 27/03/2019 à 16:03 Publié le 27/03/2019 à 08:22
Cesc Fabregas a tout gagné mais n'a pas hésité à rejoindre l'AS Monaco, 19e, au mois de janvier.

Cesc Fabregas a tout gagné mais n'a pas hésité à rejoindre l'AS Monaco, 19e, au mois de janvier. Photo Cyril Dodergny

L'AS Monaco, la Ligue 1, sa carrière... Cesc Fabregas se livre à Nice-Matin dans un long entretien

Cesc Fabregas est revenu sur sa nouvelle aventure avec l'AS Monaco lors d'une interview exceptionnelle au groupe Nice-Matin.

On se sent vraiment tout petit à côté de Cesc Fabregas, 110 sélections avec l’équipe d’Espagne. Pas littéralement puisqu’il nous rend trois centimètres mais plutôt face à son palmarès en béton armé: champion du monde, double champion d’Europe, champion d’Angleterre, d’Espagne et on en passe.

Arrivé début janvier sur le Rocher pour redresser la barre de l’AS Monaco, Fabregas a déjà tout connu en Principauté: un changement d’entraîneur, un changement de vice-président, un mercato agité, les profondeurs du classement et le renouveau depuis début février.

Pour sa première sortie dans la presse écrite dans son nouveau pays d’accueil, l’ancien de Chelsea s’est confié pendant 45 minutes dans un anglais parfait.

Quelque part, le hasard fait bien les choses car il semblait évident qu’un garçon qui a appris le football professionnel avec Arsène Wenger, Thierry Henry et Patrick Vieira du côté d’Arsenal débarque un jour ou l’autre sous le soleil de la Côte d’Azur pour assurer une certaine transmission.

Après un début d’année 2019 difficile, on a la sensation que Monaco va beaucoup mieux.

Les dernières semaines ont été très excitantes car le club était dans une situation très difficile en janvier. Le mercato a été intense et on a injecté des nouveaux joueurs, dont moi, pour changer la dynamique. Ce club ne doit pas être en Ligue 2 et je voulais aider l’équipe au maximum, c’était mon but avec Thierry Henry mais il y a eu des matches très bizarres, notamment celui de Strasbourg (défaite 1-5 au Louis-II, 19 janvier). C’est sans doute l’une des rencontres les plus bizarres de ma carrière ainsi que le match suivant à Dijon (défaite 0-2) où on était dans une sorte de transition entre Henry et Jardim. Depuis, l’équipe a changé, on est invaincu, on a battu Lyon, Lille, rien n’est acquis mais on veut terminer le plus haut possible.

C’est nouveau pour vous d’évoluer dans une équipe qui joue sa survie?

Je n’ai jamais eu peur des challenges même si, oui, ce n’est pas la même chose de se battre pour un titre et de lutter contre une relégation. Je suis quelqu’un d’ambitieux et c’est important de ne pas être trop dans le confort, surtout à mon âge. Cela fait 16 ans que je suis dans le monde professionnel et certains n’ont pas compris pourquoi j’ai signé à Monaco, 19e, en janvier. Je suis un compétiteur avant tout, je pourrai dire à la fin de ma carrière que j’ai connu toutes les situations dans un club, le sommet et la lutte.

>>RELIRE. EXCLU. "C'est le gamin qui m'a fait quitter Arsenal": la drôle d’anecdote de Fabregas sur Patrick Vieira

"Strasbourg, c'est sans doute le match le plus étrange de ma carrière"

Votre venue sur le Rocher n’est pas étrangère à Thierry Henry, votre ancien coéquipier à Arsenal.

Thierry est un jeune coach, il a essayé de mettre en place ses idées mais on avait trop de blessés et beaucoup de jeunes qui devaient supporter toute la pression autour du club. Il n’a pas eu le temps de mettre en route l’équipe qu’il souhaitait mais je reste persuadé qu’il va devenir un grand coach, car il sent le football. Il a juste besoin de plus d’expérience et que les gens ne le jugent pas sur son passage à Monaco. Même après l’enchaînement Strasbourg-Metz, avant que "Titi" ne parte, je n’ai jamais paniqué, je suis un éternel optimiste, il fallait juste relever la tête. On l’a fait même si mathématiquement rien n’est fait.

Racontez-nous votre arrivée à Monaco?

C’est drôle car le vendredi j’attendais le feu vert de Chelsea et puis en un claquement de doigts j’ai pu me rendre à Monaco pour passer toute une batterie de tests physiques. Le samedi je faisais mon premier entraînement avec Monaco et le dimanche je jouais à Marseille, c’est une intégration accélérée (rires). J’étais à la fois triste de quitter Londres et la Premier League car ça représente dix ans de ma vie mais aussi très excité à l’idée de découvrir un nouveau challenge, sans doute le plus dur de ma carrière.

Vous avez joué en Liga et en Angleterre, quel est votre regard sur la Ligue 1?

Il y a beaucoup de qualités et notamment chez les jeunes qui sont extrêmement talentueux. C’est un championnat très rapide, très fort (il frappe ses deux poings), et je suis assez surpris de voir que les jeunes n’ont pas peur de venir vous défier, vous dribbler. Il y a énormément de potentiel et ce n’est pas un hasard si tous les meilleurs joueurs de Ligue 1 finissent dans les meilleurs clubs étrangers. Et il ne faut pas négliger l’impact physique du championnat français, et pourtant j’ai joué dix ans en Premier League (rires).

Après le mercato d’hiver, Monaco regarde enfin vers le haut.

Monaco peut et doit revenir au sommet de la Ligue 1. C’est pour ça que je suis ici car, l’année prochaine, si on fait les choses correctement, la saison sera importante pour le club. Pour le moment, le PSG a trop de qualité à tous les postes pour être inquiété en Ligue 1 mais un championnat c’est long et Monaco a bien été champion en 2017.

Mais Monaco avait Mbappé à cette époque. Quel regard portez-vous sur lui?

Ce qui me fascine avec lui, c’est qu’il est toujours en mouvement et recherche toujours le but. Si j’avais joué avec lui... je me serai régalé. Il est jeune, talentueux, semble être à l’écoute, discipliné. C’est difficile de se projeter avec lui et pourtant j’ai connu Lionel Messi en jeune. Parfois il semble arrogant mais c’est juste qu’il est plus doué que les autres.

Cesc Fabregas est impressionné par le niveau des jeunes joueurs de Ligue 1.
Cesc Fabregas est impressionné par le niveau des jeunes joueurs de Ligue 1. Photo Cyril Dodergny

Simple, quand tu rentres dans le vestiaire, tout de suite à gauche (rires). J’essaie juste de faire comme je l’ai toujours fait, être un joueur parmi d’autres. Je ne suis qu’un simple mec de plus dans l’équipe. Je suis là pour apporter mon expérience sur et en dehors du terrain, quand j’ai quelque chose à dire, je le fais. Tout se fait naturellement.

Si vous ne deviez garder qu’un seul titre de votre palmarès?

C’est facile, la Coupe du monde. Tous les titres sont spéciaux mais existe-t-il quelque chose de plus beau qu’une Coupe du monde quand vous êtes joueur de football?

Londres, Barcelone et maintenant Monaco, à quoi ressemble votre quotidien sur le Rocher après avoir vécu dans des villes si grandes?

J’ai grandi dans un tout petit village à côté de Barcelone, Arenys de Mar. Londres est une ville énorme, une capitale, mais j’allais toujours dans les mêmes endroits. Même quand vous habitez dans une capitale, vous finissez toujours par aller dans les mêmes endroits, par routine, par tranquillité. Vivre à Monaco est parfait, c’est très bien pour ma famille, mes enfants. On peut se balader au cœur de la ville, aller à tel endroit à pied en 5 minutes, à un autre aussi, c’est fantastique.


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