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L’éternel recommencement Hatem Ben Arfa

Mis à jour le 03/03/2020 à 11:12 Publié le 03/03/2020 à 11:12
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L’éternel recommencement Hatem Ben Arfa

Pour certains, Hatem Ben Arfa est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Gym.

Pour certains, Hatem Ben Arfa est l’un des meilleurs joueurs de l’histoire du Gym. Pour d’autres, intrinsèquement, c’est tout bonnement le joueur le plus doué et talentueux à avoir porté le maillot de l’OGC Nice. On parle d’un joueur qui n’a pourtant joué qu’une seule saison sur la Côte d’Azur... mais quelle année (37 matches, 18 buts et 7 passes en 2015-2016). C’est sans aucun doute la meilleure saison de sa carrière.

A bientôt 33 ans, il les aura ce samedi, Hatem Ben Arfa reste pourtant une énigme. Le talent, pur, il l’a toujours eu. La régularité, en revanche...

Après une dernière saison à Rennes, avec une victoire en Coupe de France face au PSG à la clé, le gaucher a mis... huit mois avant de retrouver un point de chute fin janvier. Son nom ? Le Real Valladolid, modeste 15e de Liga aujourd’hui avec 29 points en 26 matches pour 6 petites victoires (7 points d’avance sur la zone rouge).

Un choix surprenant mais pas tant que ça. En avril 2019, pour L’Equipe, « HBA » parlait déjà de son amour pour le championnat espagnol : « C’est quelque chose qui m’intéresse. Il y a une philosophie du plaisir en Espagne. Après, il faut voir. Un club, c’est tout un cadre, et comme je ne suis pas un béni-oui-oui, il faut trouver un truc qui m’intéresse, où je sens que ça travaille, parce qu’aller dans un club pour aller dans un club, ça ne sert à rien si je sens qu’ils ne veulent pas progresser. »

Au-delà du fait de traverser les Pyrénées, l’élément déclencheur s’appelle Ronaldo. Le vrai. Le Brésilien, idole d’enfance de Ben Arfa, possède 51 % des parts de Valladolid. Entre les deux hommes, le courant est vite passé alors que le gaucher avait sur la table des offres de Turquie, de Chine, des USA, des Émirats Arabes Unis ou encore du FC Nantes. Alors qu’il vient de perdre son papa en janvier avec qui il a longtemps entretenu des rapports très compliqués, Ben Arfa rejoint finalement Valladolid à la surprise générale. « Ça a été un choix facile à faire, explique le joueur lors de sa conférence de presse de présentation. J’ai senti que le club était très intéressé. Et comme je fonctionne à l’instinct, j’ai senti qu’ici c’était un bon endroit. Valladolid est une équipe très solide et très solidaire, je peux apporter un peu de créativité offensive. » Une conférence un peu surréaliste - comme souvent avec Ben Arfa - où il justifiera le choix du numéro 3 de manière assez simple : « Je trouve que le 3 ça fait joli sur le maillot ». Dans le même temps, sa séance de jonglages sur la pelouse du stade est également iconique puisqu’il ne préfère pas reprendre la balle avec sa tête pour ne pas se décoiffer. Malgré tout, son arrivée suscite une immense attente du côté de Valladolid où on se repasse en boucle ses dribbles dévastateurs sous le maillot du Gym. Mais après huit mois sans jouer et un conflit juridique qui s’est éternisé avec le PSG où il a évolué entre 2016 et 2018 (1), dans quel état physique se trouve HBA ? « Je suis resté en forme. Je m’entraînais tous les jours, j’avais un rythme quasiment de professionnel. J’ai beaucoup travaillé pour être prêt directement, je me sens bien dans mon corps et dans ma tête » répondra-t-il. Le 8 février, il fait ses grands débuts contre Villarreal (1-1) et joue les treize dernières minutes de la rencontre après un échauffement - léger - moqué sur les réseaux sociaux.

Depuis, Ben Arfa n’a plus été convoqué dans le groupe de l’entraîneur Sergio Gonzalez. Le joueur ne serait pas en condition physique de jouer. Interrogé sur le cas Ben Arfa ainsi que sur celui de Matheus Fernandes, une autre recrue hivernale qui ne joue pas, Sergio Gonzalez n’a pas voulu polémiquer ce week-end : « Je vous dirai quand ils seront prêts à entrer dans le groupe. Vous devez les laisser évoluer et travailler, et ne pas parler d’eux chaque semaine. »

Hatem Ben Arfa n’a signé que pour six mois avec le club espagnol. Autrement dit, le 30 juin prochain il sera de nouveau à la recherche d’un autre défi à moins qu’il réussisse son pari à Valladolid. Il ne lui reste que 12 matches pour inverser la tendance...


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