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Klinsmann - Weah, le temps d'un été

Mis à jour le 17/03/2016 à 05:08 Publié le 17/03/2016 à 05:08
Klinsmann et Weah n’ont jamais joué ensemble à l’ASM.L’Allemand a pris la place du Libérien alors qu’il devait s’engager au PSG.Weah, lui, a fait le chemin inverse.

Klinsmann et Weah n’ont jamais joué ensemble à l’ASM.L’Allemand a pris la place du Libérien alors qu’il devait s’engager au PSG.Weah, lui, a fait le chemin inverse. Photos Archives et AFP

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Klinsmann - Weah, le temps d'un été

Durant l'été 1992, l'AS Monaco et le Paris-SG ont joué un drôle de ballet sur le marché des transferts. Alors que Klinsmann devait rejoindre la capitale, il a finalement atteri sur le Rocher

Dimanche, le Parc des Princes accueillera un classique du championnat de France : PSG - AS Monaco.

Depuis très longtemps, ils sont nombreux à avoir évolué dans les deux équipes, qu'ils soient joueurs, entraîneurs, directeur technique et même directeur de la communication.

Mais à l'été 1992, c'est un drôle d'épisode qui s'est déroulé entre Milan, Nice et Paris. Au cœur du triangle amoureux, deux attaquants : le Monégasque George Weah et l'Allemand Jürgen Klinsmann, qui jouait alors à l'Inter Milan.

Klinsmann devait signer dans la capitale. C'était fait. Ou presque. Tout est bouclé et pourtant au dernier moment, Klismann débarque en Principauté, tandis que George Weah prend le chemin de la capitale. Un double transfert aussi fou que rare.

George Weah rêve d'Italie

Nous sommes en 1992 et le PSG a été racheté par Canal Plus un an plus tôt. Pour concurrencer l'OM et Monaco dans la course au titre, les Parisiens cherchent à s'attacher les services d'un grand buteur. Après le refus barcelonais concernant Hristo Stoïchkov, le président délégué de l'époque Michel Denisot se tourne vers Jürgen Klinsmann.

L'Allemand, champion du monde 1990, sort d'une saison moyenne avec l'Inter Milan (7 buts en Serie A) mais vient de réussir un bon Euro avec sa sélection, battu seulement en finale par le Danemark.

En Lombardie, il ne lui reste qu'un an de contrat et son prix est connu : 25 millions de francs.

Au départ, Monaco n'est pas spécialement vendeur mais Arsène Wenger, alors sur le banc de l'ASM, aimerait bouleverser un peu son groupe. Recruté en 1988 au Tonnerre de Yaoundé sur les conseils de Claude Le Roy, Weah sort de sa meilleure saison en Principauté (18 buts en championnat) mais le groupe monégasque a besoin d'être régénéré. Surtout, le Libérien a des envies d'ailleurs. Il rêve d'Italie.

Seulement l'identité des clubs qui viennent taper à sa porte durant l'été 92 ne le fait pas rêver : Ancône, Pescare, des promus.

Débute alors une chasse à l'attaquant entre le PSG et Monaco.

Et les versions sont aussi nombreuses que différentes. Dans un entretien accordé à France Football au cœur de l'été 1992, Michel Denisot revient pour la première fois sur ce double transfert. « Nous faisions le forcing sur Klinsmann lorsque, mardi dernier (le 21 juillet, ndlr), nous avons appris que Monaco laisserait partir Weah. Alors on a sauté sur l'occasion. »

Au vrai, Monaco, Paris et l'Inter Milan œuvrent de concert depuis le début. Ernesto Pellegrini, Michel Denisot et Jean-Louis Campora, à la tête, respectivement, de l'Inter de Milan, du Paris SG et de Monaco, se voient régulièrement et tentent de trouver une solution qui arrange tout le monde.

Très vite, Weah a donné son accord au PSG.

Pour Klinsmann, c'est plus long. L'Allemand est tenté par les deux challenges mais a une condition : ne pas baisser ses émoluments. En Italien, Klinsmann émarge à 800 000 francs mensuels (hors charges). Au moment des tractations, l'Allemand est en vacances et ne veut pas entendre parler de diminution de salaire.

Klinsmann trop cher pour le PSG

De facto, Klinsmann est trop cher pour Paris... pas pour Monaco. Les avantages de la fiscalité monégasque feront la différence dans ce dossier. Ce double transfert va finalement se décanter à l'aéroport de Nice. Et ça, c'est encore Michel Denisot qui le raconte dans un entretien donné sur L'Equipe 21.

Denisot avançant même que l'Allemand avait été joueur du PSG « pendant 48 heures » via un pré-contrat. « Au moment où on a signé Klinsmann, j'ai appris qu'il y avait une ouverture pour Weah à Monaco. J'ai continué à avancer avec l'accord de Pierre Lescure sur Weah, j'ai eu des discussions à Rome où j'étais en tournage, on est revenus et on est restés une semaine à Monaco pour se mettre d'accord avec Weah avec la bénédiction de Jean-Louis Campora (le président de l'ASM à l'époque, ndlr). On s'est mis d'accord et le dossier Klinsmann avançait en même temps. On a switché les deux avec l'accord de tout le monde. » Et voilà comment les deux clubs s'offrent un bel été. Monaco accueille donc Klinsmann pour trois ans (Weah s'engageant pour 4 ans dans la capitale). Entre 1992 et 1994, Klinsmann plantera 30 buts en championnat avec l'ASM.


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