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Kamil Glik enfile déjà le costume de patron de l'AS Monaco

Mis à jour le 26/09/2016 à 05:06 Publié le 26/09/2016 à 05:06
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Kamil Glik enfile déjà le costume de patron de l'AS Monaco

En deux mois, Kamil Glik est devenu le patron de l'ASM. Une évidence pour celui qui a traversé des moments intenses durant sa vie

On a beau avoir la dégaine d'un deuxième ligne de rugby, quand Kamil Glik s'avance, on se fait petit. En même temps, le Polonais culmine à 1,90m et se fraie, en zone mixte, un sauf-conduit simplement à l'aide de son regard azur. A peine dix matches disputés sur le Rocher et voilà déjà Glik indispensable. Limite capitaine. Pour le moment, pas besoin de le matérialiser par un brassard, ce qu'il montre sur le terrain suffit amplement. Mais dans quelques mois, la question se reposera. D'autant que Glik a été un modèle dans tous ses clubs, notamment au Torino où son quinquennat fut une réussite. Surtout pour un étranger, le Polonais terminant avec le fameux brassard autour du bras. « Personne ne mérite le brassard de ce grand club plus que Glik. Il a toutes les qualités pour diriger un groupe, il est fort, courageux et loyal », disait l'ancienne gloire du Toro (1964-1974) Natalino Fossati. CQFD.

Une citation de Jean-Paul-II sur le brassard

La loyauté et le caractère bien trempé de Glik sont des héritages directs de sa région de naissance. Le numéro 25 de l'ASM a poussé ses premiers braillements en Silésie, une région qui s'étend à la fois au sud-ouest de la Pologne mais également en République Tchèque et en Allemagne. Dans les veines du défenseur central monégasque, du sang polonais mais aussi allemand, par son grand-père.

C'est donc en Silésie, à Gleitwitz, que la famille Glik a pris racine.

Une ville particulière dans l'histoire de Pologne puisque c'est ici, à la station de radio allemande Sender Gleiwitz que le 31 août 1939, l'Allemagne Nazie a envahi la Pologne en se faisant passer pour des soldats polonais. Officiellement, c'est le début de la seconde guerre mondiale. A jamais marquée par cet événement, la région est connue pour deux choses : ses mines de charbon et son alcoolisme très élevé.

L'ivresse fut d'ailleurs un fléau de l'enfance de Glik. Son père, décédé à l'âge de 42 ans, se battait en permanence contre ses démons. Jeune, Kamil a souvent essayé de sauver son père de l'emprise de ce mal. Sans succès. Les thérapies succédant aux nuits d'ivresse. Avant de filer en Espagne, à 18 ans, il hésite longuement à exporter son talent de footballeur, guidé par la peur d'abandonner sa famille à son papa.

Une figure paternelle dont la légende urbaine raconte qu'elle aimait pêcher à la dynamite. Un bâton de TNT pris dans une mine de charbon locale enfermé dans un bocal, une ligne et le tour est joué. Sauf que le pater aurait vendu le poisson à un voisin pour aller dépenser l'argent en alcool plutôt que de le servir en sauce au repas dominical. On se dit qu'au fond, Glik ne garde aucun souvenir agréable de sa terre natale.

Au contraire. Sa citation favorite ? « Il est très difficile de déplacer un vieil arbre, même pour l'enraciner à un meilleur endroit ». Tout ceci pour expliquer son attachement particulier à la Silésie. Il y a gardé ses amis d'enfance et aimerait y construire un terrain de football , un peu comme Zlatan Ibrahimovic dans son quartier de Rosengard, à Malmö.

Dès lors, on comprend mieux l'impact de Glik dans un vestiaire. Au Toro, son brassard portait une citation du Pape Jean-Paul II : « Hier ne vous appartient pas. Demain est incertain. Aujourd'hui est tout ce qui compte ». Après le match d'Angers, certains se seraient enflammés. Pas Glik. « Gardons les pieds sur terre » a-t-il simplement lâché après le match. Monaco s'est offert un patron.

Un vrai. 


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