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INTERVIEW. Andrea Raggi: "Quand je porte le brassard de l'AS Monaco, c'est une énorme fierté"

Mis à jour le 05/01/2018 à 08:05 Publié le 05/01/2018 à 05:11

INTERVIEW. Andrea Raggi: "Quand je porte le brassard de l'AS Monaco, c'est une énorme fierté"

A 33 ans, Andrea Raggi est une figure du vestiaire de l'ASM depuis 2012. Contre Yzeure, il devrait porter le brassard de capitaine. Un honneur

Avec Monaco, Andrea Raggi a joué à Dortmund, Manchester, Wembley, Turin, Paris, Marseille, Lyon mais c’est à Moulins, dans un stade qui sent bon la bière à 3 euros et le vin chaud que l’Italien devrait disputer son 200ème match sous le maillot de l’ASM.

A priori, le «Pirate» devrait porter le brassard autour de son bras tatoué.

L’un de ses tatouages est d’ailleurs un hommage au titre de champion de France 2017.Entre Raggi et Monaco, c’est une histoire de sang, de cœur, de tripes et d’attributs.

Arrivé en Ligue 2 quand il fallait des guerriers pour monter en première division, l’Italien aurait pu exploser avec l’arrivée des premières stars.Cinq ans après la remontée, il est toujours là.

Il gueule toujours autant, blague encore plus mais rend toujours service.

C’est simple, Raggi joue partout. En défense centrale, à droite où à gauche. Un couteau suisse.Mais en plus bruyant.Et bien plus attachant.

Andrea, que peut-on souhaiter à l’ASMonaco pour 2018 ?
Un titre (rires). On veut aussi la deuxième place en Ligue 1. Mais essayer de gagner une coupe est un réel objectif, le club court après un titre en coupe depuis un moment, on est parfois passé tout près donc on aimerait vraiment aller au bout.

En Coupe de France, cela commence par un déplacement à Moulins.C’est un peu un saut dans l’inconnu…
Comme toujours quand on débute en Coupe de France. Ce sont toujours des matches compliqués, regardez le déplacement à Chambly l’an dernier, on avait eu du mal (victoire 5-4 après prolongation, NDLA). ça va être un match difficile, surtout à l’extérieur. Ils vont se donner à 150 %, ça va être chaud. Évidemment que l’on est plus fort mais le football c’est le football, on ne sait jamais…

Le derby contre Nice, mardi en Coupe de la Ligue, arrive vite, est-ce plus facile de se focaliser dessus ?
Nice arrive vite, oui, mais il ne faut pas encore y penser. On doit prendre les matches les uns après les autres. Surtout en janvier avec un tel calendrier. On va jouer trois compétitions différentes en un mois, les deux coupes et le championnat.On doit être concentré.

Le groupe a déjà perdu Kongolo et Meïté, qui sont partis en prêts, le mercato perturbe-t-il l’équipe ?
Deux joueurs sont partis, c’est un choix du club. Ce sont des choses qui ne me regardent pas. Pour ma part, ça ne change rien. Que l’on soit 25 ou 18 joueurs à l’entraînement, je garde le même état d’esprit. On a un effectif de top niveau pour jouer sur tous les tableaux. On a beaucoup entendu de choses sur la qualité de notre effectif cet été et même parfois durant la première partie de saison, et malgré tout, on est toujours là. On est deuxième. Cela prouve que le club est toujours dans la bonne direction. Évidemment, on n’a ni la Ligue des champions ni la Ligue Europa à jouer alors c’est plus facile de bosser avec un effectif réduit, sinon ça peut être le bordel (sic). Mais c’est un choix de club. On a seulement besoin de travailler.

Les joueurs parlent-ils déjà du Mondial entre eux ?
Oui et non. On a tous des objectifs personnels en fin de saison, surtout ceux dont le pays est qualifié (rires). Je pense à Radamel Falcao, qui a déjà manqué un Mondial en se blessant en janvier au genou. Tout le monde y pense mais la priorité reste le club. On a des objectifs importants, chacun pensera à sa Coupe du monde en fin de saison.

Pour en revenir au mercato, on parle beaucoup d’un départ de Lemar mais aussi de Fabinho.
Les rumeurs de transferts sur Lemar ou Fabinho ? Je me mets à leur place, ils ont le temps. Ce sont des tops joueurs, ils partiront dans des gros clubs, ils sont déjà dans un gros club, Monaco est un grand club. Tous les jeunes joueurs ont l’ambition d’aller au Barça, à Chelsea, au Real Madrid mais l’opportunité d’y aller se présentera à eux. C’est sûr. Pour ma part, je n’ai jamais cherché à aller ailleurs (sourire).

Vous avez conscience du chemin parcouru depuis votre arrivée en 2012 ?
Je suis arrivé en Ligue 2, ici, bien sûr je n’imaginais pas que le club grandirait à ce point mais je savais que je mettais les pieds dans un projet ambitieux. C’est la meilleure décision de ma carrière. Je me sens dans ma famille. Je veux arrêter le football à Monaco. Je suis quelqu’un de simple : je joue, je suis content, je ne joue pas, je ne suis pas content mais je ne crée pas de problèmes (rires). Tu dois être prêt quand le coach t’appelle, surtout quand tu ne joues pas beaucoup parce que derrière toi, ça pousse…

Vous avez prolongé jusqu’en 2019, vous pensez à la fin ?
J’ai 33 ans, près de 500 matches professionnels, je n’ai rien à prouver à personne. Quand on me dit que je suis vieux, je regarde Hilton de Montpellier, il a 40 ans et il est titulaire toutes les semaines. Je revois aussi Ricardo Carvalho qui a joué ici. Finalement, je suis jeune (rires). Je pense être quelqu’un d’important dans cette équipe, sur et en dehors du terrain. Comme Suba, Radamel, Kamil. Quand je porte le brassard de l’ASM, c’est une énorme fierté. Une reconnaissance.


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