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Ils ont fait dix-sept heures de vol pour supporter l'AS Monaco

Mis à jour le 15/03/2017 à 08:42 Publié le 15/03/2017 à 05:26
Nicolas Bianco (en haut à gauche) a ressorti les souvenirs de l'ASM : gants de Fabien Barthez et photo avec Marcelo Gallardo.

Nicolas Bianco (en haut à gauche) a ressorti les souvenirs de l'ASM : gants de Fabien Barthez et photo avec Marcelo Gallardo. Photos Th. P.

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Ils ont fait dix-sept heures de vol pour supporter l'AS Monaco

Venus tout droit du Brésil, trois supporters de l'ASM se sont retrouvés, hier, aux Allobroges à Roquebrune, avant le match retour de ce soir contre Manchester City en Ligue des Champions

Aux murs du bar des Allobroges, les drapeaux de l'AS Monaco flirtent dangereusement avec ceux du Brésil. Des enceintes crachent des sons latinos. Ici, au fief historique des supporters asémites, on croirait à une énième fiesta, cette fois-ci en l'honneur d'un Fabinho ou même d'un Jemerson. "Ils arrivent, ils arrivent", se presse Marsou Viano, la figure de ces murs.

Mais pas l'ombre d'un joueur pro à l'horizon. Au loin, trois hommes marchent d'un pas décidé. Écharpe rouge et blanche nouée autour du cou. Marsou fait les présentations aux clients du bar. Il y a d'abord Renato. Et puis Airton. Et enfin Nicolas Bianco.

"Tous trois viennent du Brésil pour le match retour de Ligue des Champions contre Manchester City!", lance-t-il à l'assemblée.

Dix-sept heures de vol. Trois escales. Pour venir supporter le onze du Rocher. L'amour du maillot n'a pas de frontières. Pas chez eux, en tout cas. "J'habitais à Paris mais je venais souvent voir les matchs de l'ASM avec Marsou. Puis, je suis parti en vacances au Brésil avec ma mère qui est de là-bas."

Fabien Barthez lui offre ses gants

Là-bas, en terre sainte du football, il y rencontre l'amour. Pas le ballon rond mais un petit bout de femme. Et décide alors de poser ses valises en Amérique Latine. Définitivement. A l'autre bout du monde, certes, mais toujours l'œil rivé sur l'écran de son smartphone lors des matchs de son club de cœur.

"Quand j'ai su que Monaco jouait contre Manchester City, je suis venu avec deux amis de la famille", lance le jeune homme de 32 ans, qui n'a pas rencontré de difficultés pour dégoter une place.

Cette histoire d'amour avec l'ASM, elle dure depuis ses dix piges. Avec des souvenirs à la pelle. Comme ce cliché souvenir avec le milieu de terrain Marcelo Gallardo.

En 1996, au centre d'entraînement de La Turbie, Sonny Anderson, "qui habitait dans le même État du Brésil que ma mère", lui offre un maillot.

Et puis, il y a cette situation un brin cocasse, la même année, avec la Porsche Carrera de Fabien Barthez.

"Je m'étais appuyé contre le pot d'échappement de sa voiture pour prendre une photo. Je me suis brûlé puis les médecins du club m'ont soigné. Là, Fabien Barthez m'a vu et m'a demandé ce qui m'était arrivé, raconte Nicolas Bianco. Du coup, il a ouvert son sac de sport et m'a offert ses gants."

Deux décennies plus tard, le supporter dégaine l'outil fétiche du portier monégasque de l'année du titre. Un brin décrépi par les affres du temps. Mais toujours intact.

Au bord du zinc, les supporters présents rêvent déjà à un retournement de situation. Défaits 5-3 à l'aller, ils imaginent une remontada, ce soir à Louis-II.

"On est là pour la gagne", souffle Airton, qui ne semble pas avoir fait le déplacement pour rien. Nicolas surenchérit: "La dernière fois que je suis allé au Louis-II, c'était en 2004 contre le Real de Madrid. Après avoir perdu 4-2 à l'aller, on avait gagné 3-1 au retour à domicile."

L'histoire va-t-elle se répéter ?

Réponse ce soir.


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