“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Il faut sauver le soldat ASM

Mis à jour le 28/01/2019 à 05:18 Publié le 28/01/2019 à 05:18
En perdition à Dijon, Kamil Glik cherche son football.

En perdition à Dijon, Kamil Glik cherche son football. MAXPPP

Il faut sauver le soldat ASM

L’arrivée de Leonardo Jardim sur le banc de l’AS Monaco doit servir de déclic. Celle de Thierry Henry, début octobre, devait l’être aussi. On connaît la suite. A Dijon, les maux sont restés...

En 2011, Benoît Badiashile avait 10 piges quand Monaco a sombré en Ligue 2. C’était un enfant, innocent, joyeux et rempli de rêves. A Dijon, le prometteur défenseur central de 17 ans a fondu en larmes au coup de sifflet final, conscient du désastre qui est en train de s’écrire depuis de longues semaines.

La période actuelle est pesante et les mauvais résultats sont en train de briser certaines carapaces.

Dans le même temps, Danijel Subasic est venu s’expliquer avec le parcage visiteur. Les supporters monégasques sont démunis et perdent patience. Sans parler de leur champ d’action plutôt limité compte tenu du contexte monégasque. Dans ce même laps de temps, Franck Passi est venu faire le bilan de son match face à la presse et ne savait pas si son aventure sur le Rocher avait un futur.

Le groupe a pris la direction de Saint-Brieuc dans la foulée.

Là, à quelques kilomètres de Guingamp, l’AS Monaco va passer 48 heures au vert et retrouve Leonardo Jardim qui a repris la main sur l’équipe, hier.

Présent dans les tribunes de Gaston-Gérard, le coach n’a rien découvert. Il a quitté l’équipe quand elle était à l’agonie, il la retrouve en lambeaux alors que le mercato a déjà permis l’arrivée de cinq joueurs dans un effectif déjà dense (en attendant le Brésilien Vinicius). A Dijon, trois d’entre eux sont passés à côté de leur match : Naldo, Fabregas et à un degré moindre Ballo-Touré. William Vainqueur, lui, est rentré timidement dans le match mais a déjà montré une grosse personnalité en zone mixte : « Il faut assumer et mettre ses couilles sur le terrain » a simplement lancé l’ancien milieu de l’OM. Le bas-ventre est souvent mis en avant quand un collectif s’enfonce.

En ce moment, c’est plus que ça.

La passivité générale est édifiante. Flippante. Gênante.

Il y a peu, Monaco éparpillait ses adversaires à coups de bazooka, aujourd’hui elle peine à les effleurer avec un pistolet à eau.

Doit-on s’attendre à une autre révolution de palais dans une saison où deux entraîneurs ont déjà pris la porte ? Une chose est sûre, le schéma tactique actuel n’apporte aucune solution. « Au milieu, on se fait manger. Les adversaires, quand ils reçoivent la balle, ils peuvent lever la tête, prendre leur temps et ajuster une passe car on n’est jamais sur eux, dit-on, dépité, en interne. A Dijon, on avait l’impression que Sliti, c’était Maradona. Avant, avec des mecs comme Bakayoko et Fabinho, on avait de l’impact… ».

L’idée de faire jouer Fabregas plus haut, pour l’exfiltrer des tranchées de la Ligue 1 plaît à certains joueurs. De même que l’arrivée d’un soldat comme Vainqueur dans l’entrejeu doit permettre de retrouver un certain équilibre.

Cela sous-entend le sacrifice de Golovin ou Tielemans. Les deux recrues les plus onéreuses depuis 2017 sont dans l’œil du cyclone mais aussi des supporters. Au mieux, ils sont décevants. Et ce n’est pas leurs prestations dijonnaises qui feront changer d’avis les sceptiques. Monaco a maintenant deux jours pour préparer le deuxième volet de son opération commando. Au départ, l’idée était d’obtenir un résultat final qui se rapproche de l’opération Overlord (1).

Pour l’instant, on est plutôt dans un trip « Débarquement de la baie des cochons » (2).

L’issue du match contre Guingamp déterminera l’issue de cette mise au vert étirée sur quatre jours avant de retrouver le terrible quotidien de la Ligue 1.

Et ce brusque retour à la réalité a de quoi faire peur. Jamais depuis 1958 un club ne s’est sauvé en comptant 15 points après 22 journées. Un miracle est donc attendu.

1. Opération militaire menée le 6 juin 1944 par les forces alliées pour envahir la France occupée par le troisième Reich via les plages de Normandie. Un succès militaire et stratégique.

13


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct