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Il faudrait finir 15e et tirer un trait sur cette saison Les Ultras : Stop les paroles, place à l’action

Mis à jour le 28/01/2019 à 05:07 Publié le 28/01/2019 à 05:07
Les Ultras Monaco 1994 lors du match contre l’Atlético de Madrid.

Les Ultras Monaco 1994 lors du match contre l’Atlético de Madrid. Jean-François Ottonello

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Il faudrait finir 15e et tirer un trait sur cette saison Les Ultras : Stop les paroles, place à l’action

Après une énième défaite à Dijon et le chassé-croisé entre Thierry Henry et Leonardo Jardim sur le banc, les supporters de l’ASM livrent leurs sentiments sur une saison décidément rocambolesque

Il ne faisait qu’assurer l’intérim entre Thierry Henry et Léonardo Jardim. Franck Passi aurait pu apporter une sacrée bouffée d’oxygène au club de la Principauté. Mais les deux pions encaissés sur le rectangle vert de Dijon, qui plus est un concurrent direct au maintien, ont fini de plonger l’AS Monaco dans une profonde crise. Pas de quoi, donc, faire oublier à leurs supporters que les temps sont durs. Que leur club de cœur végète toujours dans les tréfonds du classement. Ils n’ont pas la prétention d’avoir la sainte parole, de connaître ce qui se trame, au quotidien, en coulisses, ou de s’improviser dirigeant de club.

Mais ces gars-là, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, parlent avec leurs tripes de supporter. Avec leur cœur. Lequel ne semble pas faillir, même lorsque l’institution asémiste vit l’une des pires traversées du désert de son histoire. « L’ASM n’est pas morte mais il faut que l’opération sauvetage réussisse. Les prochains mois vont être tendus. Très tendus », craint Serge Caro, un vieux de la vieille, supporter depuis 1972-1973.

Le passage express de Thierry Henry et son éviction surprise

104 jours passés sur le banc de l’ASM. L’empreinte de « Titi » sur le banc est pour le moins éphémère. « Il est arrivé en sauveur auréolé de son statut mais n’a pas connu les meilleures conditions pour pouvoir exercer, retient Yayou, un local et utilisateur de Twitter aux interventions souvent décapantes. Il a aussi montré des lacunes dans le choix des hommes, la communication, le coaching en match. On l’a senti subir mais jamais être résigné. »

Aurait-il dû rester, au moins jusqu’à la fin de saison ? C’est un « non » catégorique pour Serge Caro. « L’essentiel reste de sauver le club. On ne saura jamais ce qu’il aurait fait avec les recrues de ce mercato mais, sans mauvais jeu de mots, ce n’était pas le moment de jouer à la roulette… russe en espérant qu’il y arrive. Le plus simple était qu’il parte dès maintenant. »

Sous-entendu, pas de Ligue 2 pour la prochaine saison.

Le retour de Jardim

Ça s’en va et ça revient. Demain soir contre Guingamp, pour le compte des demi-finales de la Coupe de la Ligue, Leonardo Jardim retrouvera un groupe meurtri, néanmoins étoffé par les recrues hivernales dont Cesc Fàbregas. « Disons que son retour, c’est la moins mauvaise des solutions », réagit Jean-Jacques Millo, président du club de supporters de l’ASM à Beausoleil pour qui « il aurait fallu laisser sa chance à Henry jusqu’au bout ».

Son retour, un peu plus de trois mois après son éviction et huit millions d’indemnités, ravit l’immense majorité des supporters. « On ne peut qu’approuver. Il est apprécié et on sait ce qu’il a fait de positif à l’ASM. Après, il est dans une position nouvelle : sortir un club de la zone rouge tout en essayant de gagner une coupe nationale. Ce n’est pas simple mais il faut y croire », espère Julien Guillermin, président du groupe Munegu Da Viken (Bretagne/Pays de la Loire). Mais ce come-back pose aussi quelques questions selon Ludwig Faust, basé dans l’Oise : « Est-ce que les joueurs ne l’ont pas abandonné en début de saison ? Comment va-t-il gérer son effectif avec des joueurs qu’il n’a pas choisi ? Est-ce que sa période de chômage lui a permis de trouver des solutions ? » Seul le temps le dira. Et tout peut arriver en seize matchs. Le bon comme le pire.

Leur sentiment pour

la fin de saison

Le maintien et rien d’autre, forcément. Et une coupe de la Ligue pour sauver une saison bien mal engagée. Jean-Jacques Millo résume la situation : « C’est une saison où si l’on se maintient, c’est un miracle. Il faudrait finir 15e, tirer un trait dessus et repartir sur de bonnes bases »

Leur politique est claire et a au moins le mérite de ne pas bouger d’un iota : pas un commentaire sur la situation du club dans les colonnes des médias. Une ligne de conduite récurrente dans la mouvance ultra. Alors à défaut de capter la parole des Ultras Monaco 1994, malgré nos relances, c’est d’un communiqué posté vendredi sur leur page Facebook dont nous nous contenterons. Le groupe de supporters, qui soufflera ses vingt-cinq bougies cette année, ne cesse, dit-il, « d’être surpris par les décisions souvent rocambolesques de nos dirigeants. Maintenant, nous demandons que tout le monde se mette vraiment au travail, et sans bruit, sans clips vidéo tous plus inutiles les uns que les autres. Stop les paroles, place à l’action. L’heure n’est pas aux plaintes, aux analyses ou aux jugements mais il est grand temps que tout le monde se tire dans le même sens. »

Avant de prêcher « l’union sacrée », plutôt que de l’enfoncer, « pour aller sauver le club qui nous tient à cœur depuis des dizaines d’années. Rendons-lui sa fierté et relevons tous la tête. »

Samedi soir, face à Dijon (défaite 2 à 0), les joueurs n’ont visiblement pas appliqué le message à la lettre.

archives Jean-François Ottonello

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