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Entre déception Jardim : Ce n’est pas normal et frustration Glik sur courant alternatif

Mis à jour le 11/02/2019 à 10:02 Publié le 11/02/2019 à 10:02
Pas verni Subasic sur le penalty de Delort. Une égalisation sur le fil qui a fait rager les Monégasques.

Entre déception Jardim : Ce n’est pas normal et frustration Glik sur courant alternatif

La victoire semblait dans les pieds monégasques mais un penalty concédé en fin de match a gâché la prestation de la Mosson (2-2)

A deux minutes près, Monaco gagnait son deuxième match de suite en Ligue 1 et s’offrait une vraie bouffée d’oxygène au classement. Mais Kamil Glik a confondu le crâne de Skuletic avec le ballon et Montpellier a pris le point du match nul sur un penalty dans les arrêts de jeu à La Mosson (2-2). Jusqu’alors l’escouade de Leonardo Jardim avait réussi à dribbler la malchance et l’engagement héraultais. Même la sortie sur blessure de Golovin semblait oubliée. Pourtant, alors que le Russe se faisait soigner sur le bord de la pelouse, Montpellier a trouvé le moyen d’égaliser en supériorité numérique de quoi provoquer la colère de tout le banc asémiste et inciter Frank Schneider à expulser Leonardo Jardim.

La sortie de Golovin, parlons-en justement. Depuis début janvier, l’arbitrage français est pointé du doigt pour ne pas suffisamment protéger les « artistes ». Cette fois, ce n’est pas Neymar ou Kehrer mais Golovin. Sa sortie sur blessure - a priori plutôt grave - sans aucun avertissement à son agresseur reste un mystère.

Avec le Russe sur le pré, la fluidité était au rendez-vous. On espère pour l’ASM que l’ancien meneur du CSKA Moscou n’a pas gravement rechuté (déjà arrêté deux fois pour une blessure à la cheville cette saison) car son profil est unique et il commençait enfin à justifier tous les espoirs et euros placés en lui.

Avant cela, on avait retrouvé le Monaco de Jardim. Une ouverture du score tôt dans le match, un bloc compact, placé bas, et des contre-attaques à gogo avec le trio Gelson Martins-Golovin-Rony Lopes. N’allons pas jusqu’à faire des parallèles avec l’équipe de 2017 mais le 4-2-3-1 d’hier a quelque chose de séduisant dans sa projection à la récupération du ballon.

Tout est encore tout neuf, tout beau, tout frais alors des imprécisions existent, comme l’utilisation de Falcao (impression que tout ça va un peu trop vite pour lui) ou celle de Fabregas à un degré moindre, soit les deux tauliers du onze de départ mais c’est sans doute une question de temps. Monaco a été bon et précis pendant la majorité de la rencontre mais ses temps faibles sont encore apocalyptiques. Il a suffi que Montpellier rehausse un peu son engagement pour faire vaciller tout le bloc défensif. « On est trop naïf sur le premier but », souffle un cadre. Sur les deux réalisations héraultaises, on a besoin de deux mains pour compter les erreurs individuelles. Et il y en a pour tous les goûts : mauvais alignement, retard dans les duels, excès d’engagement, faute technique, mauvaise appréciation des trajectoires. Bref, un florilège de tout ce qu’il ne faut pas faire quand on espère sortir de la zone rouge.

En cas de victoire, Monaco pouvait se hisser à une « brillante » seizième place. Du coup, le club du Rocher reste englué dans la zone des barrages mais, pour le coup, l’état d’esprit semble positif et le collectif plus cohérent. La venue de Nantes samedi, mal en point pour des raisons extra-sportives, doit permettre à Monaco d’engranger des points car les journées défilent mais l’ASM reste engluée dans les bas-fonds du classement…

Leonardo Jardim : « Notre objectif était de gagner. On a essayé de donner le maximum avec une bonne attitude, un bon contenu. Malgré tout, on a respecté la stratégie et le comportement. On repart avec seulement un point, c’est une déception. Mon expulsion ? Il y a eu deux-trois situations difficiles à juger depuis le banc. L’arbitre n’a pas dû voir le tacle sur Golovin, il a une cheville touchée et aucun carton. On n’a pas pu le soigner sur le terrain. Ce n’est pas normal, on devait jouer à 10 et on a pris un but… Je ne comprends pas cette situation. Sur Jemerson il n’y a rien aussi. J’ai perdu deux joueurs pour le prochain match. C’est la vie, il faut l’accepter même si ce n’est pas correct. C’est ma première expulsion. Golovin est gentil, il sort seul du terrain alors qu’il est blessé. Sa cheville était rouge et noire après la rencontre. Sur le penalty, il n y’a rien à dire, c’est penalty. Les propos de Der Zakarian sur le mercato ? J’ai l’habitude de parler des règles. Le mercato est là, on ne fausse rien, il existe. Je respecte ceux qui sont contre, ceux qui sont en sa faveur ».

Michel Der Zakarian (coach de Montpellier) : « On a eu le mérite de revenir deux fois au score, surtout quand on prend le deuxième à la 82e. Mais Monaco a changé, ce n’est plus la même équipe, pour moi ça fausse le championnat. On a trois mois l’été pour recruter, à part un joker médical l’hiver, ce mercato ne devrait pas exister car il fausse l’équité. On se fait aspirer trop facilement sur les deux buts et on commet des grosses erreurs. Que ce soit Martins, Golovin, Lopes, Ballo-Touré, ils ont retrouvé des jambes, du jus, de la consistance. Ce n’est plus du tout l’équipe du début de saison avec les gamins, c’est plus solide ».

14’ : touche monégasque côté gauche, Ballo-Touré se met sur son pied droit et centre au deuxième poteau, Gelson Martins passe devant Lasne et trompe Lecomte d’une reprise du plat du pied (0-1).

66’ : sur un débordement côté droit de Delort au départ, Glik puis Ballo-Touré se ratent et le ballon arrive dans les pieds de Laborde qui allume Subasic à bout portant (1-1).

82’ : Ballo-Touré lance Rony Lopes côté gauche, le gaucher sert Falcao dans l’axe, le capitaine décalle Gelson Martins et celui-ci trouve les gants de Lecomte, le Tigre reprend en seconde lame et marque avec l’aide du poteau (1-2).

90+2’ : penalty transformé par Delort à la suite d’une faute de Glik sur Skuletic. Le ballon est stoppé par Subasic mais rebondit sur le dos du Croate avant de franchir, légèrement, la ligne de but. La goal line technology valide le but (2-2).

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Subasic : la main gauche ferme sur une frappe de Laborde (8’), autoritaire dans sa surface et rassurant, il se fait allumer à bout touchant par Laborde sur l’égalisation montpelliéraine et n’est par verni sur le penalty de Delort qu’il stoppe dans un premier temps mais son dos pousse le ballon derrière la ligne…

Sidibé : le champion du monde est encore en rodage, on le sent récitent - ou incapable - de mettre du volume dans ses courses et dans les duels mais il a plutôt bien géré sa zone dans la partie défensive.

Glik : on s’était dit que le Glik des beaux jours, dur sur l’homme et intraitable dans les duels, était de retour. Et puis le Polonais se rate complètement sur le premier but (mauvais alignement et un duel perdu) avant de provoquer le penalty qui amène le second. Une seconde mi-temps complètement ratée. Ça fait beaucoup. Beaucoup trop.

Badiashile : il se fait bouger d’entrée par Laborde, suite à des relances manquées et des imprécisions. Il semble moins à l’aise dans ce schéma à deux axiaux mais il n’a que 17 ans… Précieux en fin de match.

Ballo-Touré : toujours autant de puissance dans tout ce qu’il fait. Un caviar du droit - son mauvais pied - pour Gelson Martins sur le premier but et au départ du second même s’il est trop passif sur l’égalisation héraultaise.

Fabregas : plutôt timide dans un match avec beaucoup d’intensité. Toujours bien protégé par Jemerson, l’Espagnol n’a pas réussi à donner de la vitesse au ballon et son influence n’a pas sauté aux yeux. Il doit faire mieux.

Jemerson : décidément, ce poste de numéro 6 semble mieux lui convenir. Ses couvertures défensives sont propres et son positionnement plutôt sûr. C’est simple, ce n’est plus le même joueur. Il a défendu pour deux. Littéralement. Seule ombre au tableau, cette expulsion logique en fin de match (pour un deuxième avertissement) après une faute d’antijeu. Rageant.

Gelson Martins : un début de match transparent avant de sortir de l’ombre pour ouvrir le score de près sur un bon service de Ballo-Touré. Libéré par la suite et la tournure du match a joué pour lui puisqu’il avait des espaces. Il manque la balle de break sur un bon service de Rony Lopes (57’) mais se rattrape bien sur le but de Falcao où sa frappe sur Lecomte amène son capitaine en position de frappe.

Golovin : le Russe dézone constamment et se déplace entre les lignes, une reprise détournée par Lecomte (13’) et une belle frappe, toujours repoussée par le portier héraultais (51’), de l’activité et des choix de passes précieux. Il cavale et propose toujours des solutions au porteur du ballon. Dommage pour lui, il se blesse sérieusement à la cheville sur un contact (il a déjà été écarté des terrains de nombreux mois pour une blessure similaire) et laisse sa place à Adrien Silva.

Rony Lopes : très actif sur son côté gauche, le Portugais retrouve des couleurs et son entente avec Ballo-Touré commence à se construire. Une offrande pour Gelson Martins (57’) et dans le coup du deuxième but. En contre, il a fait des ravages.

Falcao : pour son 33e anniversaire, il s’est offert un but. Un pion qui efface tout puisqu’il avait traversé le match comme une ombre. Pas dans son assiette ni dans le jeu, le Colombien n’a, en revanche, rien perdu de son sang-froid dans les six mètres. Remplacé par Vinicius.

Golovin : une blessure qui tombe mal...
Le Midi Libre

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