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"Depuis que j'entraîne, je n'ai perdu qu'un seul match de Coupe". Niko Kovac se confie avant Monaco-Metz en Coupe de France

L'AS Monaco affronte Metz, ce mardi au Louis-II, lors des huitièmes de finale de la Coupe de France (18h45).

Christopher Roux Publié le 05/04/2021 à 16:53, mis à jour le 05/04/2021 à 17:58
Le Croate n'a connu qu'une seule défaite dans les matchs de coupe depuis qu'il entraîne. C'était une finale de Coupe d'Allemagne avec Francfort en 2017. Photo: Cyril Dodergny

Trois jours après les avoir battus en championnat (4-0), ce qui leur a permis de remonter sur le podium de la L1 pour la première fois depuis septembre, les Monégasques retrouvent les Lorrains avec l'ambition d'entretenir leur belle dynamique (une défaite en seize matchs en 2021).

Ce lundi, Niko Kovac a évoqué la rencontre face aux médias, son bilan dans les coupes nationales et la manière dont il apprend le français.

Coach, votre équipe a repris la troisième place de la Ligue 1 le week-end dernier...
Nous avons vu les résultats. C’est sympa d'être troisièmes, mais ça ne change rien. C'est juste un point d'avance sur le quatrième (Lyon, NDLR) et un de retard sur le deuxième (Paris). Je suis bon en mathématiques, je sais que nous avons encore besoin de trois victoires pour terminer au moins quatrièmes. Tant qu'on n'assurera pas cette quatrième place, je ne parlerai pas de la deuxième.

De l'extérieur, on a l'impression que votre groupe, aussi jeune soit-il, ne fait jamais preuve de suffisance. Comment vous y prenez-vous pour que personne ne soit grisé par les résultats ?
On essaie de les pousser chaque jour. Ils sont jeunes mais ils doivent atteindre des objectifs personnels. Il faut qu’ils investissent aujourd'hui pour leur futur. C'est ce qu'ils doivent comprendre. Ils écoutent, s'inspirent des joueurs d'expérience et j'aime quand ils travaillent dur. Cette année peut-être difficile, mais ça passe par là s'ils veulent jouer jusqu'à 36 ans. Ils savent que c'est nécessaire pour devenir de très bons joueurs. S’ils n’ont pas la possibilité de s’exprimer, ils peuvent être déçus de ne pas figurer dans l’équipe, mais il faut qu'ils travaillent. Tous les membres du staff partagent cette mission auprès des jeunes joueurs.

 

" Le français? Je le comprends mais je suis encore trop timide pour le parler"

Cela fait trente ans que Monaco n'a plus remporté la Coupe de France. Que vous inspire cette information ?
Trente ans ? Ce serait intéressant de la gagner. Trente, c'est un bon chiffre. Quand j'ai remporté la Coupe d'Allemagne avec Francfort (en 2018), cela faisait trente ans que le club n'avait plus rien gagné. C'est donc peut-être le bon moment (rire). Trente ans, ça fait un long moment. La Coupe, c'est une compétition à la fois facile et difficile. Tu gagnes six matchs et tu remportes le titre. Mais beaucoup de choses sont aussi aléatoires. J’aime les matchs de Coupe. Ils m'ont plutôt réussi en Allemagne et j’aimerais continuer dans cette direction en France. Je n'ai perdu qu'un match de Coupe en trois ans en Allemagne, une finale avec Francfort contre Dortmund (1-2, en 2017). Je dois être à une défaite pour dix-neuf, vingt ou vingt-et-une victoires. Vous vérifierez pour moi (sourire).

Aurélien Tchouaméni (cheville) devait être indisponible quelques jours, selon les premières constatations du staff médical après sa blessure contractée à l'Euro Espoirs. Pensez-vous le récupérer ce mardi ou le préserverez-vous pour la réception de Dijon, dimanche (17h05) ?
Il a travaillé individuellement hier (dimanche). On va voir à l’entraînement de 17h et avec le staff médical qui devra donner son feu vert. Je ne sais pas exactement comment il se sent aujourd’hui. On ne prendra aucun risque pour le match de demain si ça ne va pas. C’est un joueur clé.

Comment vous y prenez-vous pour apprendre le français ?
J’aimerais évidemment vous répondre en français lors des conférences de presse. Je le comprends, mais j’ai besoin de temps pour le travailler. (En français). Je suis encore un peu timide (sourire). Apprendre une langue se fait en deux étapes. D'abord, vous cherchez à la comprendre, puis vous vous mettez à la parler. Monaco est un club international où beaucoup de langues sont parlées, surtout l'anglais, et ça n'aide pas non plus. Je suis aussi coach et quand je rentre à la maison, je suis fatigué. Ce n'est pas toujours aisé de travailler une langue. Vous avez besoin d'être vraiment concentré pour un tel apprentissage. Mais j’échangerai avec vous en français dans le futur. J'apprends du vocabulaire avec des livres. J'ai aussi un professeur qui me donne des cours. Franckie Tourdre (en charge des relations presse) parle aussi avec moi en français.

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