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Départ de Jardim de l'AS Monaco: la claque de fin

Mis à jour le 09/10/2018 à 21:34 Publié le 09/10/2018 à 21:11
Leonardo Jardim a dirigé 233 matches de l'AS Monaco depuis 2014: 127 victoires, 51 nuls et 55 défaites.

Leonardo Jardim a dirigé 233 matches de l'AS Monaco depuis 2014: 127 victoires, 51 nuls et 55 défaites. Photo Jean-François Ottonello

Départ de Jardim de l'AS Monaco: la claque de fin

Affaibli par une crise de résultats sans précédent, l’entraîneur de l’ASM va être remercié par ses dirigeants. Thierry Henry semble être le favori pour prendre sa succession.

Voilà 48 heures que le Rocher est en ébullition. A son image, bien entendu, tout en murmures et en secret d’état. Ce mardi, après une séance matinale à huis clos, en petit comité, la direction du club a tranché concernant l’avenir de Leonardo Jardim, coach depuis 2014. Le Portugais va être remercié. Son départ sera officialisé d’ici demain pour des raisons de procédures et de droit du travail. «On travaille sur une séparation à l’amiable» glisse-t-on dans l’entourage du club.

Tout sauf une surprise quand on se fie aux résultats depuis le début de saison: les Monégasques sont dix-huitièmes en Ligue 1 et n’ont toujours pas marqué le moindre point en Ligue des champions après deux journées.

Dans la foulée de la défaite concédée face à Rennes (la quatrième consécutive toutes compétitions confondues), Jardim avait fait savoir à ses dirigeants qu’il avait tout tenté pour endiguer la crise. En vain. «Le groupe ne répondait plus, ce n’était facile ni pour l’équipe ni pour le coach qui en souffrait», confirme une source interne.

La saison de trop

Une confession qui fait écho à son débrief d’après-match face à la presse. «Tout le monde doit réfléchir. Le football, c’est un collectif. Staff et joueurs doivent réfléchir pour ne pas refaire les mêmes erreurs. Je parle souvent avec Vadim (Vasilyev). Il sait ce qu’il se passe toutes les semaines. Je suis venu ici en acceptant le projet [notamment terminer sur le podium]. Mais je dois réussir ce projet. Je ne suis pas parti lorsque tout allait bien pour moi, après le titre par exemple. Je suis resté en sachant que cette année est une année difficile. Je l’ai déjà dit. Je reste là pour bosser et donner le meilleur. Je suis l’entraîneur, la personne la plus responsable de l’équipe. Quand les joueurs font des erreurs, ce sont aussi mes erreurs.»

Plus tard, il terminera sa démonstration par une phrase lourde de sens: «Comme tout le monde, je suis en danger quand les résultats ne sont pas là, je n’ai pas une situation différente de mes autres collègues».

Alors que son nom a été scandé par une partie du public contre Rennes, le Portugais est arrivé au bout de son aventure sur le Rocher. D’aucuns craignaient la saison de trop. Sans doute usé par le poste - il entamait sa cinquième saison à l’ASM - l’ancien coach du Sporting s’est retrouvé face à un effectif qui ne semblait plus être réceptif à son message. «Même les cadres ne répondaient plus», souffle, dépité, un proche du club.

Henry en pole position

La direction russe, qui n’est pas connue pour agir à chaud, a pris le temps d’analyser la situation. Tout le monde est conscient du travail et des résultats probants de Jardim (champion de France et demi-finaliste de la Ligue des champions en 2017), mais le football se conjugue au présent et il faut (re)lancer la machine.

D’ailleurs, la direction du club n’a pas attendu Rennes pour regarder ailleurs. Très vite, des noms sont remontés à la surface: Laurent Blanc, Arsène Wenger, Marcelo Gallardo, Claude Puel, Antonio Conte. «Nous bossons sur une liste de trois noms» confirme-t-on en haut-lieu. Sur cette liste, un CV est en haut de la pile et, selon nos informations, il s’agit de celui de Thierry Henry.

Dragué par Bordeaux puis Aston Villa, dont il a repoussé l’offre ces dernières heures, l’ancien pensionnaire de La Turbie (1993-1999) aurait été contacté il y a une dizaine de jours par des intermédiaires asémistes. Sous contrat avec la Belgique, où il occupe le poste d’adjoint de Roberto Martinez, il pourrait retrouver Youri Tielemans et Nacer Chadli sur le Rocher. Henry, 41 ans, connaît parfaitement l’environnement et le fonctionnement du club où il a été formé. Son profil plaît aussi bien à La Turbie qu’au Palais Princier. Un avantage indéniable.

Le prochain coach connu avant lundi

Novice dans le métier, Thierry Henry a de sérieux atouts: il connaît l’ASM et la Ligue 1, son palmarès est éloquent, sans parler de son charisme. Et puis la jurisprudence Zinedine Zidane au Real Madrid s’occupera du reste. Quand un coach, même novice, comme Thierry Henry prend la parole, ses mots ont du poids dans un vestiaire où la plupart des joueurs qui le composent ont grandi en regardant le champion du monde 1998 planter des buts.

«Le groupe a besoin d’un nouveau souffle, d’une nouvelle méthode, d’un nouveau discours» conclut un membre du vestiaire. Le nouveau coach sera connu, au plus tard, lundi prochain.

La situation sportive de l’ASM exige des résultats immédiats, d’autant que le calendrier des prochaines semaines est chargé (déplacement à Strasbourg, double confrontation face à Bruges, réception du PSG).

Pour ce faire, Thierry Henry va devoir bien s’entourer. Selon nos informations, l’ancien capitaine des Bleus pourrait arriver avec un adjoint français dont le nom n’a pas encore filtré mais qui jouit d’une bonne réputation.

Intelligent, Henry aurait appelé des anciens coéquipiers devenus entraîneurs pour échanger. On ne serait pas étonné qu’il ait, par exemple, sondé Didier Deschamps qui a débuté sa carrière de coach... sur le Rocher.

Sous contrat jusqu’en 2020, un licenciement de Leonardo Jardim coûterait, au moins, 6 millions d’euros à l’AS Monaco. Sans parler de la communication qui va officialiser la séparation et qui ne doit froisser personne.

Les joueurs, eux, vont continuer à s’entraîner toute la semaine à huis clos. Jardim pourrait diriger son groupe une dernière fois, ce mercredi matin avant de quitter l’ASM pour de bon.


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