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Début de saison galère, arrivée de Balotelli, son avis sur le Gym et Monaco... Valère Germain se livre avant le choc OM-OGC Nice

Mis à jour le 10/03/2019 à 14:47 Publié le 10/03/2019 à 14:38
Valère Germain a connu des moments difficiles sous le maillot de l'OM.

Valère Germain a connu des moments difficiles sous le maillot de l'OM. Photo AFP

Début de saison galère, arrivée de Balotelli, son avis sur le Gym et Monaco... Valère Germain se livre avant le choc OM-OGC Nice

C’est à Rennes, le 24 février dernier, que Valère Germain a mis fin à une période de disette de cinq mois qui a failli plomber son aventure à l’Olympique de Marseille. Pris en grippe par le Vélodrome, l’attaquant a tenu bon, malgré les quolibets, les insultes et les moqueries.

Aujourd’hui, il profite de l’arrivée de Mario Balotelli, autant que ce dernier profite de lui. A deux devant, Germain a retrouvé le sourire. Parce qu’il n’oublie pas d’où il vient, l’ancien Monégasque et Niçois a accepté de raconter, à Nice-Matin, son retour à la lumière.

Valère, après des mois de galère, ça va beaucoup mieux depuis quelques semaines ?

Oui, on regagne, donc, forcément, l’atmosphère est un peu plus légère. On reste sur quatre victoires lors des cinq derniers matchs. Ce n’est pas exceptionnel, mais on enchaîne. Personnellement, je rejoue, c’est plutôt cool. J’espère que ça va continuer.

C’était dur moralement ?

A Marseille, tout est amplifié, dans un sens comme dans l’autre. Quand ça marche, comme ce fut le cas la saison dernière, c’est exceptionnel. On a traversé une mini crise et c’est tout de suite devenu plus compliqué. Ici, le foot fait vraiment partie de la vie des gens. On influe sur leur moral en fonction des résultats. On peut gâcher leur semaine ou l’embellir, c’est une réalité. On a une vraie responsabilité.

Qu’avez-vous fait pour sortir de cette spirale infernale ?

Tu te recentres sur des choses simples, tu travailles encore plus au quotidien… Je ne sortais plus beaucoup de chez moi. J’ai tout mis en œuvre pour inverser le cours des choses. Je n’ai pas douté car j’avais déjà connu ce genre de période, mais oui c’était compliqué. C’était dur pour tout le monde, pesant même. Mais je connais mes qualités, je savais que ça allait finir par tourner.

Vous avez failli quitter le club lors du mois de janvier ?

Ce n’est jamais l’idéal de partir à ce moment de la saison. Mon premier choix était de rester à l’OM. Au final, j’ai bien fait.

Un retour à Nice a été évoqué. Qu’en était-il ?

On a aussi parlé de moi à Monaco. Cela veut dire que j’ai laissé de bons souvenirs dans les clubs où je suis passé (sourires). J’ai vécu de grands moments dans ces deux clubs pour qui j’ai beaucoup d’estime.

Avez-vous été contacté par Patrick Vieira ?

Non, mais la période était complexe avec les départs de Rivère et Fournier. J’étais focalisé sur l’Olympique de Marseille car le coach m’avait dit qu’il voulait que je reste.

L’arrivée de Mario Balotelli a changé le visage de l’OM...

Il a sa part de responsabilité dans notre redressement. Mais il y a un groupe de grande qualité, il n’est pas seul. On a tous pris conscience qu’il fallait en faire davantage. On a fait des matchs corrects mais il y avait toujours un truc qui ne tournait pas dans le bon sens. On est revenu à des choses simples, le coach a changé certaines choses au quotidien et on s’est dit nos quatre vérités.

Le passage en 4-4-2 a été bénéfique pour vous…

Cela coïncide avec le retour des victoires. Donc, oui, ça a eu une influence. Me concernant, je n’ai jamais caché que c’était un système dans lequel je m’épanouissais. J’ai cette faculté à m’adapter avec un autre attaquant. C’était le cas à Monaco, à Nice… Cette fois, avec Mario, c’est un peu différent par rapport à ce que j’ai connu (Falcao, Mbappé, Plea, Ben Arfa…) Il pèse énormément sur une défense, monopolise l’attention des défenseurs. Il peut jouer en pivot, nous sert de point d’appui. Il apprécie de jouer avec moi, comme d’autres avant lui. J’aime bien jouer pour les autres.

Comment se comporte-il au quotidien après ses déboires niçois ?

Je le connaissais un peu par le biais de “Cardi” et Dante. Je l’ai croisé quelques fois dans le vestiaire niçois quand j’allais voir mes potes. Pour l’instant, il est top ! J’avais entendu des choses négatives sur Hatem (Ben Arfa) et, au final, ça a été un régal. Mario a apporté de la légèreté, de la nouveauté… Il est facile à vivre.

Depuis quelques matchs, Rudi Garcia n’hésite pas à se passer de plusieurs cadres (Rami, Gustavo, Payet, Strootman). Comment le vivent-ils ?

Quand ça gagne, le coach a pour habitude de ne pas changer ses plans. Ce sont des joueurs importants dans le groupe. Ils aimeraient jouer davantage, c’est normal, mas ils ne font pas la gueule. Ils n’ont aucune influence négative, ils sont même à fond derrière nous avant les matchs. C’est tous ensemble qu’on pourra se rapprocher du podium en fin de saison. On veut jouer la Ligue des champions la saison prochaine, on est encore loin de la fin. On n’a plus le droit à l’erreur et on peut penser que devant ils vont perdre quelques points.

Que pensez-vous de l’OGC Nice cette saison ?

Je regarde les matchs dès que je peux. Il y a toujours cette volonté de jouer au ballon, ce qu’on avait lancé quand j’étais là. Cela est resté l’ADN du club. Nice fait du jeu, redouble les passes, relance toujours de derrière. C’est plaisant de les voir jouer, même si ça marque peu de buts. Ce sera un match compliqué mais on a les armes pour les bouger, même s’ils sont solides derrière.

L’AS Monaco a vécu une phase aller très complexe. Cela vous a surpris ?

Bien sûr, comme tout le monde. Ils ont eu plein de blessés, un manque criant de réussite. Ils ont lancé des jeunes qui n’étaient pas encore prêts. La Ligue 1, c’est compliqué. Le mercato leur a fait beaucoup de bien. Je connais Jardim, il ne va plus les lâcher et Monaco va se maintenir.


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