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Covid-19: le protocole sanitaire est-il vraiment équitable dans les clubs de foot de Ligue 1?

Alors que le staff médical de chaque club de Ligue 1 a le choix de pratiquer des tests PCR ou antigéniques, certains d'entre eux regrettent la liberté d'options qui faussent les résultats et compliquent l'organisation du protocole sanitaire.

W. H. Publié le 11/01/2022 à 09:09, mis à jour le 11/01/2022 à 08:15
Calvin Stengs a été pris dans les filets de la Covid, comme Bard et Amavi. Photo Dylan Meiffret

Christophe Galtier avait plutôt joué franc-jeu vendredi dernier, à 48 heures du déplacement à Brest. "Nous avons testé énormément depuis le 3 janvier, nous avons des cas de Covid. Mais ils peuvent se déclarer négatifs depuis, on attend les résultats des derniers tests effectués."

Melvin Bard faisait partie des éventuels concernés. Déclaré positif au début de la campagne de test, comme Marcil Bulka, l’ancien Lyonnais était repassé en négatif au cours de la semaine passée.

Dans l’après-midi de samedi, il faisait pourtant partie des trois cas de Covid révélés avec Calvin Stengs et Jordan Amavi. Ce qui n’a pas empêché l’OGC Nice de les intégrer au groupe élargi de 22 joueurs (seulement 20 figurent sur la feuille de match) communiqué avant le déplacement à Brest.

 

Tests PCR ou antigéniques, le choix fait débat

"Des positifs peuvent devenir négatifs, puis repasser en positif. Et parfois il y a des faux positifs. Alors on a encore fait des tests jusqu’au dernier moment pour pouvoir se donner le maximum de chances de récupérer les gars avant le match, a justifié Christophe Galtier, à Brest. ça n'a pas été possible. Jordan était négatif en arrivant de Marseille, et il se retrouve positif samedi après-midi. C’est comme ça. Et ça va l’être pendant très longtemps, on respecte le protocole. Si tout le monde le fait, l'équité sera présente."

Sauf que, selon nos informations, un point spécifique du protocole suscite un vent de polémique dans le collège de Ligue 1. Les médecins de chaque club organisent librement leurs tests, qui peuvent donc être PCR ou antigéniques.

A Nice, le docteur Gilardi et le staff médical utilisent les tests PCR depuis le début de la pandémie.

"Les tests les plus fiables sont actuellement les RT-PCR par prélèvement au fond du nez", explique la Haute Autorité de Santé. Et en ce qui concerne les tests antigéniques, la HAS impose aux fabricants que leurs tests soient en mesure de "détecter la présence du virus chez une personne effectivement malade dans 80% des cas a minima ", peut-on lire sur le site du ministère de la Santé.

Le risque de faux négatif serait ainsi de 1 sur 5, un ratio plutôt élevé comparé à la fiabilité des tests PCR. Sans parler des prélèvements effectués de manière peu scrupuleuse...

Si certains clubs défendent leur volonté d’organiser des tests antigéniques par l’absence de laboratoire d’analyse dans un rayon assez proche - ce qui rallongerait les délais d’attente pour les résultats et compliquerait l’organisation - d’autres regrettent cette liberté d’options qui peut fausser les résultats.

 

Alors que le taux de contamination explose partout en France depuis plusieurs semaines, le "zéro cas détecté" dans certains clubs peut en effet interroger.

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