Christopher, la passion de l’AS Monaco gravée dans la peau

Ce jour face à Lorient, l’AS Monaco invite ceux qui œuvrent auprès des enfants luttant contre le cancer. L’occasion de conter la passion de Christopher, abonné en Pesages et chercheur au CSM sur ce sujet.

Thibaut Parat Publié le 13/02/2022 à 10:03, mis à jour le 14/02/2022 à 14:07
Supporter de l’AS Monaco depuis ses huit ans, Christopher Montemagno est aussi chercheur post-doctorant au Centre scientifique de Monaco. Photo Sébastien Botella

Ses imposants tatouages répartis sur son avant-bras gauche ne laissent pas de place au doute. Christopher Montemagno est un mordu de l’ASMonaco et, par extension, de la Principauté.

Autour de la date de naissance de sa fille, Léane, tous les symboles y sont : les armoiries du pays, Sainte Dévote, le Palais princier et, naturellement, l’antre asémiste, le stade Louis-II.

"Je voulais rajouter Malizia mais ma femme a mis un veto", sourit le supporter âgé de 32 ans, abonné en tribune Pesages sans être affilié au mouvement ultra.

"À l’école, je portais le maillot de Marco Simone"

Le terreau familial – il est natif de Grenoble – n’était pourtant guère favorable à la naissance d’une passion viscérale pour le club du Rocher : un père et un grand frère aux couleurs de la "Juve", un petit frère supporter de l’Olympique de Marseille.

 
Autour de la date de naissance de sa fille, Léane, tous les symboles y sont : les armoiries du pays, Sainte Dévote, le Palais princier et, naturellement, l’antre asémiste, le stade Louis-II. Photo Sébastien Botella.

"À huit ans, en regardant Monaco-Marseille à la télé, je suis tombé amoureux du maillot à la Diagonale. C’était l’époque des Barthez et Trezeguet. À l’école, mes camarades supportaient tous Lyon ou Marseille. Moi, je portais le maillot de Marco Simone. On se charriait. J’affichais mes convictions", se souvient-il, nostalgique.

Le 19 mars 2000, dans l’enceinte lyonnaise de Gerland, le petit Christopher assiste à la qualification de son club de cœur en demi-finale de Coupe de France. "Mon père nous avait pris des places parmi les Bad Gones (rires). Mais tout s’est bien passé, j’ai juste dissimulé mon maillot sous la veste. On a gagné 3-1 avec des buts de Marco Simone, Ludovic Giuly et Dado Prso."

Une première victorieuse qui amènera bien d’autres émotions, sa passion ne s’altérant pas au fil des années. L’année du titre en 2017, il enchaîne les déplacements au stade Louis-II, y compris en semaine pour les grandes affiches de Ligue des Champions.

"Je partais le mardi et revenais le mercredi. Je savais que j’allais passer une bonne semaine. Le meilleur match, c’est contre Manchester City. On perd 5-3 à l’aller chez eux. Pour le retour, j’ai misé 3-1 sur la victoire de Monaco." Bingo. Le pari gagnant lui permet de se rembourser le trajet aller-retour depuis ses terres iséroises.

"Faire de grandes choses"

En mai 2019, en qualité de chercheur post-doctorat, il décroche un poste au Centre scientifique de Monaco dans l’équipe qui lutte contre les cancers pédiatriques. "Depuis tout petit, je disais que j’irai un jour à Monaco. Mon choix de lieu d’exercice professionnel a clairement été guidé par mon amour pour l’AS Monaco. On a tendance à dire que les passions s’altèrent avec le temps. Chez moi, c’est exponentiel, assure-t-il. En Principauté, grâce au soutien du gouvernement et de la Fondation Flavien, on a les moyens de faire de grandes choses. Tous les matins, on se lève pour apporter notre pierre à l’édifice et lutter contre ces maladies qui ne devraient pas exister. C’est un devoir envers les familles."

 

Cette après-midi, pour la rencontre face au FC Lorient, le club monégasque profite de la journée mondiale du cancer de l’enfant (15 février) pour inviter les familles et bénévoles d’associations azuréennes œuvrant auprès d’enfants luttant contre la maladie.

Christopher Montemagno sera en Pesages. Avec sa fille d’à peine trois ans, déjà biberonnée aux performances du onze du Rocher. "C’est la relève. Elle sait déjà dire Daghe Munegu, salue son papa avant de livrer une analyse de cette saison. Après le titre de 2017, les années ont été instables. Les joueurs à forte valeur marchande sont partis. Des recrues ont été décevantes. Cet été, on a réussi à garder tout le monde. Ce fut un signe fort du club pour construire quelque chose. Mais j’ai été un peu déçu et surpris que Niko Kovac parte. Il avait du charisme, était rigoureux. J’appréciais l’engagement des joueurs avec lui. J’étais sceptique avec l’arrivée de Philippe Clement. Mais force est de constater qu’on a retrouvé des principes de jeu, portés vers l’avant. Certains joueurs se sont métamorphosés, comme Ben Yedder qui renaît. On retrouve le Monaco spectaculaire des années 2000. Et on est encore en lice dans toutes les compétitions."

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