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Chic, on va savoir

Mis à jour le 12/01/2020 à 10:01 Publié le 12/01/2020 à 10:01
Robert Moreno va se frotter deux fois au PSG en trois jours. Un début 5 étoiles pour les premiers pas en Ligue 1 de l’ancien sélectionneur de l’équipe d’Espagne.

Robert Moreno va se frotter deux fois au PSG en trois jours. Un début 5 étoiles pour les premiers pas en Ligue 1 de l’ancien sélectionneur de l’équipe d’Espagne. Cyril Dodergny

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Chic, on va savoir

Après un mois de décembre comptablement intéressant (10 points sur 12), l’AS Monaco va défier le PSG au Parc des Princes pour la grande première de Robert Moreno en Ligue 1

Le gros morceau d’entrée. Robert Moreno n’est pas du genre à se plaindre, il est plutôt fataliste. Alors quand le hasard du calendrier a déposé le PSG, au Parc des Princes, sur sa route pour sa grande première en Ligue 1, le nouveau coach espagnol n’en a pas fait tout un plat. Il faut bien jouer le PSG à un moment donné. Ce soir ou dans un mois, au fond, c’est pareil.

Pour autant, l’ancien adjoint de Luis Enrique au Barça et en sélection espagnole sait où il va mettre les pieds ce soir. « C’est un match, avec trois points à prendre, contre une grande équipe, qui est la favorite pour gagner la L1 et qui va jouer dans son stade. Elle a la pression pour gagner, c’est l’équipe référence en France », balance-t-il. Mais le garçon n’est pas du genre à venir en victime expiatoire : « Ils sont très forts mais nous sommes aussi très forts ». L’Espagnol ne souhaite pas voyager avec le fatalisme ambiant. Bien au contraire.

« Si on considère qu’ils sont à part, on joue le championnat à 19 et on leur donne tout de suite le trophée. Ils ont de grands joueurs mais tout est possible dans un match de football. Je vais donner à mes joueurs de la sérénité pour faire le meilleur match. Si on ne pense pas à gagner, on reste ici à Monaco, on perd 3-0 et on ne dépense pas d’argent pour le voyage...» Une manière ambitieuse d’aller défier une équipe qui va aligner son quatuor offensif affublé du surnom « quatre fantastiques » : Neymar, Mbappé, Icardi, Di Maria. Alors quand on demande si ce carré d’As fait peur, Keita Balde préfère en rire : « Nous aussi on a quatre fantastiques : Ben Yedder, Gelson, Slimani et Keita ». Une manière subtile de rappeler que Monaco est outillé et peut faire mal à tout le monde (31 buts inscrits en 18 matches, deuxième attaque du championnat). Et puis le PSG a des failles, en témoigne ses trois défaites sur la phase aller. Sur les côtés, Meunier et Bernat sont plus à l’aise dans les trente derniers mètres adverses que pour bien défendre leur couloir mais Moreno se montre plutôt diplomatique sur ce point. « Si je vous dis quels sont leurs points faibles, Tuchel va m’écouter... Toutes les équipes ont des points forts et des points faibles. Je dois travailler avec mes joueurs pour attaquer les points faibles de l’adversaire. Et en profiter. Mais en parler, ce serait un manque de respect ».

D’un point de vue comptable, Monaco est sur une belle série malgré un changement d’entraînement durant la trêve. Dix points sur douze pris en décembre, le podium à cinq longueurs avec un match en moins (mercredi... face au PSG) et une nouvelle dynamique qui est en train de se mettre en place. Il faut surfer dessus et continuer d’avancer. Pour de nombreux observateurs, Monaco finira sur le podium au soir de la 38e journée. C’est l’objectif des dirigeants en tout cas. Face à Reims, en coupe de France, pour la première après le départ de Leonardo Jardim, tout n’a pas été parfait mais la touche Moreno a commencé à pointer son nez : un pressing collectif, un 4-3-3 pour le contrôle du jeu, un jeu construit et moins direct, etc. Il y a des choses à peaufiner, notamment sur l’isolement de Ben Yedder dans un tel schéma mais Moreno est dogmatique : il veut la balle.

« On ne peut pas avoir 68,5 % de possession comme contre Reims, car les Parisiens sont très bons, mais on a les qualités pour avoir le ballon » analyse-t-il. Dans sa construction en tant que jeune entraîneur numéro 1, Robert Moreno va débarquer au Parc des Princes avec l’envie de garder la balle.

Il y a une forme de naïveté mais aussi de courage et de conviction dans cette approche. Difficile de ne pas apprécier un coach avec une telle envie. D’ailleurs sur le papier, avec Fabregas, Golovin et Bakayoko il y a de la matière pour bien utiliser la gonfle à la récupération. Mais tout dépendra du PSG, aussi. Quand les Parisiens ont envie de jouer et le font avec sérieux, le rouleau compresseur est difficile à arrêter.

Mais dès que la machine rencontre un petit grain de sable...

Et si Robert Moreno était ce petit grain de sable ?

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