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"C'est une atmosphère très spéciale": Grégoire Margotton se confie avant le match AS Monaco - OM

La voix des Bleus reprend les rênes de Téléfoot, ce dimanche 2 septembre, en direct du stade Louis-II. L'occasion de revenir sur sa Coupe du monde et ses coups de cœur.

Thomas Michel Publié le 02/09/2018 à 19:28, mis à jour le 02/09/2018 à 19:28
Photo TF1

"J'ai fait plusieurs Monaco-Marseille et c'est des souvenirs très particuliers. Il y a toujours beaucoup de Marseillais qui viennent à Monaco et arrivent même la veille parfois. Les Monégasques ont un peu cette impression de ne plus être chez eux et c'est une atmosphère très spéciale."

Après un été à commenter les exploits des Bleus en Russie, Grégoire Margotton reprend le micro, ce dimanche matin au stade Louis-II, pour la rentrée de Téléfoot (TF1).

En plateau, Didier Deschamps qui, pour sa première télé depuis la victoire de l'équipe de France, sera amené à commenter la liste des Bleus pour affronter l'Allemagne (6 septembre) mais surtout à revenir sur le Mondial.

Une compétition qui a gommé le goût d'inachevé de l'Euro 2016 pour Grégoire Margotton. "On est arrivé sur TF1 pour l'Euro avec Bixente (Lizarazu) et c'était un match de l'équipe de France sur TF1, un autre sur M6. C'était un peu frustrant. On s'était arrêté en demi-finale. On avait qualifié les Bleus contre l'Allemagne à Marseille et la finale était sur M6. Deux ans après, c'était particulièrement agréable d'être les seuls sur cette affaire, avec beIN bien sûr."

 

"La voix coupée pendant 15 secondes"

Une Coupe du monde vécue en totale immersion, à l'image de la bande à Deschamps. "Un peu comme les joueurs, je me suis rendu compte très tard de ce qui se passait en France, à partir des quarts de finale. Parce que je n'avais pas beaucoup de relations avec la France, on était en vase clos avec Bixente pendant un mois. On commentait un match par jour et je ne regardais pas les télés françaises. On a tout pris dans la gueule (sic) après les quarts de finale, pendant un magazine de Denis Brogniart. On a vu des centaines de milliers de personnes sur les Champs Elysées et, là, on a compris qu'il se passait un truc. Au retour, j'ai compris que les Français avaient aimé cette période aussi."

De cette "parenthèse enchantée" restent de fortes émotions partagées avec Bixente Lizarazu, un duo complice à en croire les vidéos postées par ce dernier sur les réseaux sociaux. "Vous n'avez pas tout vu, mais après l'Argentine il y avait une vraie émotion. Je me souviens aussi du match contre l'Uruguay et ce plan sur la tribune à la fin du match avec un petit supporter en pleurs… J'ai eu la voix coupée pendant 15 secondes."

Que dire, durant le même match, des pleurs du défenseur central Gimenez avant même le coup de sifflet final. "Ce grand gaillard. Il ne pleure pas quand il perd la Ligue des Champions avec l'Atletico mais, là, oui. C'est aussi ça la Coupe du monde. C'est voir débarquer 30.000 Colombiens en Russie, l'ambiance dans les rues, etc. Certes, c'est la Russie et tout n'était pas rose, mais il y avait vraiment une ambiance magnifique. Je n'avais jamais vécu ça en 25 ans à Canal. C'est comme les Jeux Olympiques."

"On a été chanceux"

Une expérience inoubliable récompensant aussi un gros travail de préparation des équipes de TF1, couronné par le vibrant documentaire de Grégoire Margotton 98, secrets d'une victoire.

D'ailleurs, Margotton et Lizarazu ont rejoint le duo Roland-Larqué en commentant une finale victorieuse de Coupe du monde. Le secret n'est-il pas d'avoir un Basque à ses côtés? "[rires] Le secret de la victoire c'est surtout d'avoir un Basque dans l'équipe ou sur le banc (Deschamps). Mais c'est vrai que, depuis la finale, on me dit beaucoup que j'ai rejoint Gilardi et Roland et je ne me permets pas de me comparer à eux."

"On a été chanceux avec Bixente. L'équipe de France a été chanceuse. On n'a peut-être pas pratiqué le plus beau football mais on est champions du monde. Et ça, ça restera!", conclut le commentateur à la première étoile.

 

Leonardo Jardim "l'alchimiste" et Bernardo Silva le chouchou

Ce dimanche soir, Grégoire Margotton ne sera pas aux commentaires de l'affiche Monaco-Marseille. Mais ses souvenirs, plus ou moins joyeux, ne manquent pas au stade Louis-II.

"Il y en a un qui me revient en premier, c'est le match de la descente (en 2011). J'y étais et c'est là qu'on voit que c'est un grand club. L'ambiance était terrible dans le stade parce que ce n'était pas possible d'imaginer Monaco en Ligue 2."

Quant aux joueurs qui l'ont marqué: "J'ai 48 ans maintenant et j'ai commencé en 1992. Alors pour moi, Monaco, c'est les Weah, Hoddle, Hateley. Plus récemment, James Rodriguez, Falcao, et surtout Bernardo Silva. J'adore ce joueur. Son élégance, sa gentillesse… C'est le genre de joueur pour lequel j'allume ma télé."

Un joueur façonné par le magicien Jardim, ou plutôt "l'alchimiste" qui fait, chaque saison, des miracles avec un effectif bouleversé, voire amputé de ses stars. "Il a malheureusement longtemps souffert d'être considéré un peu comme "l'étranger" de la Ligue 1. Mais depuis quelque temps, il me paraît plus à l'aise. Il a plus d'humour et de second degré. Je suis surpris que de très grands clubs étrangers ne se le soient pas arraché. On a une grande chance de l'avoir encore en Ligue 1 et je lui dis merci."

Un pronostic pour cette saison? "J'ai l'impression que ça va être plus compliqué que les dernières saisons. Mais avec Jardim on ne sait jamais…"

Clash Dugarry-Deschamps: "C'est triste"

Depuis la victoire des Bleus, deux anciens de 98 s'écharpent par médias interposés.

Après ses critiques sur le jeu de l'équipe de France, le désormais animateur radio, Christophe Dugarry, avait essuyé une réplique cinglante de Deschamps: "On a vécu des choses ensemble donc je sais qu'en termes d'état d'esprit, sincèrement, j'ai vu beaucoup mieux."

 

Duga répliquant: "Il y a toujours eu des histoires sur lui. Je me rends compte qu'il est dans beaucoup d'affaires…" Et frôlant le dépôt de plainte de Deschamps. Ambiance…

Le fils de "DD", lui, poste des tacles sur les réseaux sociaux. Le dernier, une photo d'une chèvre avec le commentaire "Sur RMC de 18h à 20h du lundi au jeudi".

Durant dix ans, Grégoire Margotton a commenté avec Dugarry sur Canal+, il nous confie ses doutes. "J'ai une tendresse pour les deux. C'est triste et ça fait du buzz pour les médias… Peut-être que, quand ils occuperont d'autres fonctions, ça ira mieux. Mais ça va prendre du temps. Ils ont du caractère et chacun leur vérité. Une chose est sûre, je n'interviendrai pas. Mais je sais que Bixente va le faire, c'est le berger Bixente."

Le prono de Margotton pour le Ballon d'or

"Je crains que ce soit comme les dernières années et que ce soit Ronaldo. En revanche, c'est sûr que ça ne sera pas Messi cette fois. Mbappé, ce serait beau pour le symbole, mais il est jeune et il ne faut pas qu'il gagne tout tout de suite, il faut qu'il ait encore des objectifs (rires). Même s'il semble se fixer des objectifs depuis qu'il a deux ans (rires). J'aimerais bien que ce soit Griezmann. D'accord, il n'a pas mis un retourné comme Cristiano Ronaldo en Coupe du monde. Mais il a marqué 4 buts, il a gagné l'Europa League avec un doublé en finale et il a fait six premiers mois exceptionnels avec l'Atletico. Allez, je dirais un trio Griezmann, Varane, Modric. Mais ça peut faire comme en 2013 avec Ribéry… Dimanche, je demanderai à Didier Deschamps pour qui il va voter, même s'il ne me le dira peut-être pas."

Offre numérique MM+

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