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Avant d'affronter l'AS Monaco, Rumilly-Vallières arrive à petits pas dans la cour des grands

Mis à jour le 13/05/2021 à 11:15 Publié le 13/05/2021 à 11:02
La joie des joueurs du GFA Rumilly-Vallières après leur quart victorieux face à Toulouse.

La joie des joueurs du GFA Rumilly-Vallières après leur quart victorieux face à Toulouse. Photo DR Dauphiné Libéré/Sylvain Muscio

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Avant d'affronter l'AS Monaco, Rumilly-Vallières arrive à petits pas dans la cour des grands

C’est une histoire comme seule la Coupe de France sait conter. À quelques heures d’affronter l’AS Monaco, les joueurs, le club, les supporters et la Ville ne font plus qu’un.

Comme il est de coutume en Coupe de France, la formule est toute trouvée: le Petit Poucet affrontera l’ogre.

Si le club de Rumilly-Vallières, pensionnaire de National 2 (N2), donnera tout pour poursuivre son aventure d’ores et déjà exceptionnelle, il lui faudra venir à bout des Monégasques qui visent une dixième finale dans la compétition- et peut-être une sixième victoire.

Si les Rouge et Blanc sont attendus, nombreux sont ceux qui, ce soir, supporteront les "Bleus".

Miser sur la jeunesse

Le Football club sportif de Rumilly est un club historique. Créé en 1932, "il est désormais connu sous le nom de GFA Rumilly-Vallières, né d’une fusion très récente, en 2018", informe Bernard Vellut, l’un des quatre co-présidents.

Avec désormais les clubs voisins de Marcellaz-Albanais, Marigny-Saint-Marcel et l’ES Vallières- ce dernier "ayant un pôle fort, notamment au niveau des jeunes"- ce sont 700 licenciés recensés, cinq salariés, quatre co-présidents et une équipe première en National 2, équivalent de la quatrième division.

"Cette année est une réussite à part dans l’histoire du club, note Bernard Vellut. La N2 était notre objectif. Celui de s’appuyer sur de jeunes joueurs, entourés de quelques gars plus expérimentés également. Un club amateur humble, toujours à la recherche de joueurs qui aimeraient nous rejoindre. La Coupe de France? Cela a permis à la ville d’avoir son nom sur la carte."

"Toute la ville s’est parée de bleu"

Quinze mille habitants à Rumilly, autour de deux mille à Vallières, autant d’âmes qui encourageront leur équipe lorsqu’elle foulera la pelouse du Parc des Sports d’Annecy.

"Toute la ville s’est parée de bleu, sourit le co-président. L’engouement pour cette épopée est juste incroyable. Il ne faut pas oublier que l’on a commencé cette compétition face à un club qui était quatre niveaux en dessous du nôtre. Et on s’est imposé dans les arrêts de jeu. On se retrouve désormais en demi-finale, face à l’AS Monaco qui tente de se qualifier pour la Ligue des Champions. Tout ce qui se passe aujourd’hui, ce n’est que du bonus."

Ce parcours, le club le doit "à la mentalité et au caractère des joueurs, confie Bernard Vellut. Et, paradoxalement, plus on avance, plus on est serein."

Le centre-ville de Rumilly s’illumine aux couleurs de son équipe.
Le centre-ville de Rumilly s’illumine aux couleurs de son équipe. Photo Bernard Vellut

"On va faire face à un rocher"

Comme l’affirme le co-président, "l’appétit vient en mangeant. Notre équipe a mérité la victoire face à Toulouse, en quart de finale. Un club qui est à la lutte pour la montée en Ligue 1. Nous sommes un club amateur, mais avec des joueurs de qualité. Et certains sont des gamins de 20 ans. On fera le maximum ce soir, même si l’on sait que l’on va faire face à un rocher."

Si l’expression est un clin d’œil, le GFA Rumilly-Vallières peut compter sur un entraîneur qui "sait mener un groupe et qui tire toujours 120 % de ses joueurs. Il leur parle pour les rassurer, travaille beaucoup avec la vidéo. À chaque match, on joue au football en augmentant notre niveau de 20 à 30 %. Ce sera pareil face à Monaco."

Un nom sur la carte, une compétition exemplaire et des souvenirs impérissables "pour ces gars qui bossent tout au long de l’année, libérés seulement deux à trois jours pour s’entraîner avant un match qu’ils ne feront peut-être qu’une fois dans leur vie". Le charme de la Coupe de France.

Un Petit Poucet qui aura laissé son empreinte tout au long du parcours, mais bien décidé à aller au bout.

La phrase - Niko Kovac, entraîneur de l'ASM

"Tout le monde s’attend à une victoire de l’AS Monaco. C’est ça le danger.

En tant qu’entraîneur, j’ai toujours respecté les équipes qui évoluent dans des divisions inférieures. Elles travaillent très dur, elles ont des rêves.

Rumilly voudra aller au Stade de France[...] si on ne donne que 50 ou 80 %, on perdra le match. On doit être au maximum car on aura une très bonne équipe en face."

Réseaux, commerces, à l’étranger… quand tout s’emballe pour le GFA

Des vidéos dépassant les 20.000 vues; la Ville affichant des maillots grand format et portraits des joueurs dans ses rues; des messages venus d’Allemagne ou du Japon...

On n’oserait parler de "Rumilly mania", mais l’engouement autour de l’épopée en Coupe de France, de ce club situé en Haute-Savoie, a pris davantage d’ampleur depuis la victoire face à Toulouse, le 20 avril dernier. Et ne diminue pas, au contraire, à l’heure d’affronter Monaco.

"Personne ne peut venir au stade en vertu des mesures sanitaires imposées, raconte la direction du GFA Rumilly-Vallières. Alors, il a fallu faire vivre ce lien entre le club et les supporters par des moyens différents. Et tout le monde, les joueurs en première ligne, s’est pris au jeu."

Et si la direction indique "appréhender sans vraiment appréhender" la fin de cette compétition, le club veut profiter de ses moments de liesse et de communion uniques, "de ce match dont on parlera encore dans vingt ans. Même s’il faudra revenir sur terre très vite après ça."

Une ville jumelée en Allemagne qui adresse ses encouragements, et "même un entrepreneur dont l’entreprise est basée au Japon nous soutient au quotidien. Les joueurs se sont aussi mobilisés pour un petit garçon qui va se faire opérer bientôt. Tout ce parcours a permis de vivre une aventure qui dépasse le football. On reconnaît notre fanion quand on se balade en France. C’est quelque chose d’inédit. Sans compter les photos, interview, autographes et caméras."

Dans les rues de la commune de Haute-Savoie, on savoure, on soutient et on y croit.
Dans les rues de la commune de Haute-Savoie, on savoure, on soutient et on y croit. Photo Bernard Vellut
Photo Bernard Vellut

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