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AS Monaco: "On a pris des risques"

Mis à jour le 13/09/2016 à 08:36 Publié le 13/09/2016 à 08:29
Vadim Vasilyev

Vadim Vasilyev Photo C.D.

AS Monaco: "On a pris des risques"

Le vice-président de l’ASMVadim Vasilyev est heureux de retrouver la Ligue des champions

"On a remis le sportif au centre du projet". Les mots de Vadim Vasilyev qui nous a reçu dans son bureau la semaine dernière résonnent fort en ce début de saison. Il faut dire que l’ASM réalise jusqu’ici un quasi sans faute. Dynamique idéale avant de débuter en Ligue des champions demain à Tottenham.

Que s’est-il passé à l’issue de la saison où on avait l’impression que l’avenir de Leonardo Jardim posait question ?
Je ne veux pas revenir sur le passé, mais cette fin de saison était inattendue. Après avoir perdu la deuxième place, il fallait se donner le temps de la réflexion. Nous avons confirmé Leonardo Jardim parce qu’il est parfaitement intégré dans notre projet. Et le mois d’août exceptionnel que le club vient de réaliser nous donne raison. Mais, j’insiste, tout ça méritait réflexion.C’était assez complexe. L’AS Monaco est une grande organisation, il n’y a pas que l’entraîneur.Il y a aussi les choix des dirigeants, et sur ce point, nous avons aussi commis des erreurs.

Le mercato a été à l’inverse, beaucoup plus calme...
On voulait remettre le sportif au centre de notre projet. Mais pour ça, il fallait en avoir les moyens. Jusqu’à présent, nos comptes étaient déséquilibrés, on a enregistré des pertes et avec la règle du Fair-Play financier (FPF), nous devions remettre de l’ordre. Nous avons dû payer une amende de 3 millions d’euros et une autre avec sursis qui a été levée cette saison. Tout  est rentré dans les clous. Si nous avons pu réussir ce mercato 2016, c’est parce que nous avions réalisé dans le passé des transferts exceptionnels en 2015.
Il faut avoir une vision générale des choses. Cette année, nous avions les moyens de résister aux offres d’autres grands clubs, et dans le même temps, on a renforcé l’équipe pour près de 40millions d’euros. Aujourd’hui, nous avons une équipe compétitive avec l’ambition de bien jouer.

Vous avez fait ce choix alors que la qualification pour la Ligue des champions n’était pas encore assurée...
On a accepté cette année de prendre des risques. Il fallait agir vite pour que l’entraîneur puisse préparer les barrages. Le troisième tour préliminaire est arrivé très vite.

Et puis il y a les retours de Falcao et Germain...
Pour nous, Falcao reste un grand joueur. Les Anglais n’ont pas su le relancer et je pense que c’est de leur faute. Il fallait le faire revenir pour nous renforcer. Et concernant Valère, on a pu suivre de près sa saison à Nice (sourire). On n’a eu aucun doute sur ses qualités. Il fallait changer le système pour pouvoir les faire évoluer ensemble. Les deux méritaient d’être titulaires chez nous.Mais ce n’est jamais simple de changer. C’est une réflexion que nous avons menée avec Leonardo. On a beaucoup échangé
et je suis très content qu’il ait trouvé la clé pour les faire jouer.

Vous vous êtes assuré le soutien des supporters avec ce duo d’attaquants...
Nos supporters sont vraiment importants. Ils étaient nombreux à Villarreal, contre le PSG le stade était plein.Les résultats sont une chose, mais nous avons aussi envie de leur procurer du plaisir. Pour eux, c’était aussi important de réintégrer les joueurs emblématiques de notre projet.

L’an dernier, une partie du public sifflait l’équipe...
On a vécu des moments difficiles je ne m’en cache pas.Mais c’est du passé. 

On a l’impression que l’ASM a déjà réussi sa saison...
Le début de saison oui, mais ça reste encore long. Il faut garder la tête sur les épaules et continuer de travailler dans cette bonne dynamique. Nous avons les éléments pour réussir,
à nous de confirmer.

Quels sont vos objectifs cette saison ?
D’aller le plus haut possible en championnat, le plus loin possible en Coupe d’Europe. Et j’aimerais bien gagner une coupe. ça fait un moment qu’on n’a pas gagné de titre.

N’avez-vous pas le sentiment que cette saison, le titre de champion est accessible ?
On n’y pense pas. C’est beaucoup trop tôt et le PSG reste le grand favori. On les a battus, ça reste une victoire exceptionnelle, mais ce n’est pas suffisant pour parler du titre. Et même la deuxième place sera difficile à obtenir car Lyon a gardé tous ses joueurs.

Vous allez affronter Tottenham demain...
Tottenham reste le favori de ce groupe assez équilibré à mes yeux. Tout le monde à ses chances. C’est très ouvert.Commencer par ce déplacement à Wembley est une grande fierté.Le stade sera plein et ce sera la plus grande affluence pour un match de Ligue des champions en Angleterre. On parle de 80 000 personnes ! Une autre fierté : toutes les équipes voulaient éviter Monaco dans le chapeau 4 (sourire). Je l’ai ressenti lors du tirage.

Quelle est l’importance de ce premier match contre Tottenham ?
Ce résultat doit donner une bonne dynamique. Jouer à l’extérieur, contre le favori, cela va rapidement donner une tendance pour la suite.

Tottenham, c’est un mauvais souvenir...
Oui, nous avions perdu 4-1 l’an dernier en Ligue europa.C’est pour ça qu’il faut effacer ça. 

Serez-vous vendeur lors du mercato d’hiver ?
Non, clairement.On va tout faire pour garder notre effectif et faire plaisir à nos supporters.

Pendant un temps, tout était à vendre à l’ASM...
(rires) Oui, mais c’était imposé par l’UEFA. Le danger était réel et aujourd’hui les comptes sont équilibrés.Nous avons un budget d’environ 160 millions d’euros pour cette saison, mais ce n’était pas sans risque. Nous ne savions pas si nous serions qualifiés pour la Ligue des champions etc. Encore une fois, si nous en sommes là, c’est grâce à nos gros transferts réalisés dans le passé.Car nos propres recettes ne peuvent pas justifier un tel budget. C’est quatre fois moins que Paris et 100 millions de moins que Lyon.

Comment travaillez-vous avec Dmitri Rybolovlev ?
Rien n’a changé.Nous parlons toujours ensemble de la stratégie et il la valide. A moi ensuite de l’appliquer au quotidien.

Il se disait qu’il ne souhaitait plus mettre d’argent dans le club...
En tant qu’actionnaire majoritaire, il a injecté plus de 300 millions d’euros au début pour relancer le club. Mais aujourd’hui, nous n’en sommes plus là.L’AS Monaco fonctionne avec ses propres moyens. Et même si on voulait injecter encore plus d’argent, les règles du FPF nous l’interdisent.

Finalement, le FPF, c’est un frein pour Monaco ?
L’idée n’est pas si mauvaise.On a appris à fonctionner selon les règles.ça ne nous freine pas.

La modernisation du Louis-II?
ça avance. Un groupe d’études en collaboration avec le gouvernement travaille sur le sujet.Nous avons présenté nos idées.
Il reste à choisir le projet et prendre les décisions.

Le nouveau centre de formation et d’entraînement semble en suspens ?
Vous savez combien la formation est importante pour nous. En Europe, les grands clubs sont très avancés sur ce type d’infrastructures. Même si l’on se compare avec la L1, nous sommes loin derrière. Le projet est validé, mais ça reste cher, de l’ordre de 50millions d’euros et en ce moment le club ne peut pas se permettre de le financer à 100%.Il faudrait réussir une belle campagne européenne et augmenter nos recettes. Aujourd’hui, ce n’est pas possible.


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