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AS Monaco: le temps presse

Auteur d'une saison poussive, Bernardo Silva, 21 ans, doit élever son niveau pour aider l'ASM à terminer deuxième et pourquoi pas, aller à l'EuroAuteur d'une saison poussive, Bernardo Silva, 21 ans, doit élever son niveau pour aider l'ASM à terminer deuxième et pourquoi pas, aller à l'Euro

Fabien pigalle Publié le 10/03/2016 à 05:05, mis à jour le 10/03/2016 à 05:05
Photo AFP

En deux saisons à Monaco, rien n'a trop changé chez Bernardo Silva, si ce n'est sa maîtrise très correcte du français. Hier, sa barbichette, son sourire et son style décontracté, ont débarqué en conférence de presse. « Maintenant, je me sens bien », a rapidement rassuré celui que l'on surnomme D'Artagnan.

Une indication pas si anodine.

Le Portugais passe son temps à développer son volume de jeu.

 

Demain, Monaco reçoit Reims avec pour objectif de ne plus perdre de point sur ses poursuivants. Dans cette quête, Bernardo Silva est tout simplement indispensable à l'ASM.

« Je sens que je suis en forme et que je peux aider l'équipe à rester deuxième, prévenait-il. Mais je ne ressens pas de pression supplémentaire. Elle est présente, oui, parce qu'on rentre dans une période décisive, mais c'est une bonne pression. Celle qui vous oblige à bien faire les choses ». Et à bien jouer.

Qu'on se le dise : quand l'ancien joueur du Benfica marche sur l'eau, les défenseurs tremblent et Monaco ne craint personne.

L'an dernier à la même époque, Bernardo & co. étaient sur un nuage. A la surprise générale, la bande à Jardim éliminait Arsenal en 1/8e de finale de Ligue des Champions. Mais malgré un 0-0 contre Paris en championnat, les Monégasques ne pointaient qu'à la 4e place de L1. L'OM, 3e, était à trois longueurs, Paris à 5, et Lyon, 1er, à 7 points devant.

Mais ça, c'était avant le réveil de la plus belle découverte Monégasque de la saison dernière.

 

Sur les huit dernières journées, Bernardo Silva claquait six buts et deux passes décisives ! L'éclosion du phénomène permettait ainsi à l'ASM de grimper sur la troisième marche du podium. Et les 15 millions dépensés au mois de janvier pour signer l'énième pépite de Jorge Mendes jusqu'en 2019, ne faisaient alors plus aucun remous.

Et puis ? Et puis la fatigue d'une intersaison avec sa sélection lors des championnats d'Europe espoirs 2015, et une reprise perturbée par une blessure, ont fini par freiner sa dynamique. Du coup, sa première partie de saison est quelconque. « Oui, je n'ai pas débuté comme j'aurais aimé le faire, confirmait Bernardo. Un peu comme l'année où je suis arrivé. J'avais eu du mal à débuter, mais j'avais très bien terminé ».

Bien finir, c'est justement l'objectif du club pour son joueur à court terme.

Silva ne l'avouera jamais, mais une deuxième saison dans un club comme Monaco est toujours cruciale. Elle peut -doit- vous ouvrir les portes de clubs européens aux ambitions sportives élevées.

Et le salaire qui va avec.

Geoffrey Kondogbia ou Anthony Martial peuvent en témoigner.

Ces derniers huit matches se trouvent être aussi importants pour le joueur que pour Monaco, qui devra encore s'appuyer sur les ventes de ses trouvailles pour équilibrer les comptes à la fin de la saison.

 

Le petit portugais fera-t-il ses valises ? Probablement.

Pour quel prix ? Ça, personne ne peut le dire. Oui, les grands clubs d'Europe, dont la Juve, ont un œil sur lui. Mais aucune négociation n'a été enclenchée. Et pour cause, l'Euro dictera le marché comme la Coupe du Monde 2014 l'avait fait.

En interne, on n'a pas oublié que c'est là-bas au Brésil, que James avait fait grimper sa cote avec la Colombie (le Real faisait un chèque de 90 millions d'euros pour le recruter).

Sur le Rocher, tout le monde l'a bien compris ; ce qui manque à Bernardo Silva, c'est une vitrine. Son exposition sur la scène européenne a été plutôt discrète jusque-là. Silva n'a été titularisé par Jardim que trois fois en Ligue des champions (quart de finale retour contre la Juventus et matches de barrage contre Valence).

Un vrai frein pour décrocher le jackpot à la revente. L'état-major monégasque en est conscient.

« Il y a énormément de différences entre la Ligue des champions et la Ligue Europa, confirmait le milieu de terrain. C'est incomparable. C'est la première compétition européenne et tous les joueurs veulent la jouer. Mais l'important, c'est le championnat. L'Euro, ce serait une vraie chance pour moi. Mais je ne veux pas y penser.»

Pourtant, Bernardo Silva ne devrait penser qu'à ça justement. Il ne lui reste plus beaucoup de temps pour convaincre le sélectionneur Fernando Santos de l'emmener. Les dirigeants de l'ASM croisent les doigts. Car à Monaco, depuis quelque temps déjà, on préfère les vitrines aux trophées.

Offre numérique MM+

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