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AS Monaco: "Blackenbauer? Flatteur"

Mis à jour le 21/09/2016 à 08:49 Publié le 21/09/2016 à 08:44
jemerson, joueur de l'as monaco -

AS Monaco: "Blackenbauer? Flatteur"

Titulaire indiscutable en défense, Jemerson se raconte entre sourire et sérieux avant le derby

Jemerson de Jesus Nascimento se fait appeler Jemerson.Physiquement, on dirait un mix entre Carlton Banks duPrince de Bel-Air et Eddie Murphy époque Flic de Beverly Hills.Le Brésilien sourit constamment.On ne voit que ses dents.Immaculées.Parfaitement alignées. Arrivé en janvier dernier en provenance du Brésil, le défenseur a mis six mois à s’adapter à la vie française, surtout au froid.Depuis la reprise, il a pris place en charnière centrale et monte clairement en puissance.Ce soir, il va vivre son premier derby de la Côte d’Azur.Avec le sourire.

Comment allez-vous après ce très bon début de saison ?
Petit à petit, je m’intègre de mieux en mieux dans l’équipe, dans le groupe.On commence à bien se connaître et mon niveau de performance évolue dans le bon sens.Malgré tout, il reste beaucoup de chemin à parcourir.

Vous faites la paire avec Kamil Glik. Comment se passe ce duo ?Dans quelle langue communiquez-vous ?
Un peu de tout : italien, anglais, un peu en français ou en portugais.En anglais, c’est juste pour dire « stop ».C’est assez simple et compliqué à la fois (rires). On bosse beaucoup nos automatismes durant les entraînements, parfois je le corrige, parfois c’est lui. À force, on est en train de créer une certaine cohésion et ça se ressent dans nos performances.
Ce soir, c’est un derby.Vous en avez disputé des chauds au Brésil avec Mineiro contre Cruzeiro.ça représente quoi, un derby, quand on est Brésilien ?
ça représente énormément pour les supporters.Au Brésil, on dit souvent qu’il est préférable de gagner le derby et de perdre tous les autres matches du championnat. C’est important pour la confiance de gagner ce genre de match.

Vous allez vous retrouver face à Mario Balotelli, ce soir.C’est le genre de duel excitant à jouer quand on est défenseur ?
Quand on joue contre un grand joueur, on est automatiquement plus concentré, plus déterminé. Les premiers duels seront importants mais l’erreur serait de se focaliser uniquement sur lui.

Quelles sont vos ambitions neuf mois après votre arrivée sur le Rocher ?
Dans un premier temps, j’ai envie de faire une grosse saison avec Monaco, gagner des titres et pourquoi pas me rapprocher de la sélection brésilienne. Et dans l’avenir, peut-être, jouer dans un grand club européen. On sent que la sélection est très importante pour les joueurs brésiliens. Oui, c’est unique.Et le nouveau sélectionneur Tite, qui a longtemps entraîné au Brésil, connaît parfaitement les joueurs qui ont évolué dans le championnat local.Quand il était coach des Corinthians, j’ai souvent joué contre lui. Il me connaît bien.

Quel regard portez-vous sur la Ligue 1 ? Et sur votre arrivée enFrance, globalement ?
J’ai connu un baptême incroyable en Ligue 1 puisque c’était lors de la victoire au Parc des Princes contre le PSG (2-0, 20 mars, NDLR).Cela fait maintenant neuf mois que je suis enFrance, je commence à m’adapter même si je ne parle pas encore le Français.En ce moment, tout va bien parce que le climat ressemble un peu à celui du Brésil. Il fait bon, il fait chaud. Quand on rentrera dans l’hiver, ça sera un peu plus dur (rires). Avant de jouer en championnat de France, j’avais vraiment débuté en Coupe de France à Sochaux, il faisait 5 degrés alors que je venais de quitter le Brésil et ses 30 degrés.Le terrain était gelé. C’était compliqué... J’ai dû acheter des habits d’hiver au départ.Pour en revenir à la Ligue 1, c’est un championnat très difficile.

Plus que le Brésil ?
Il y a beaucoup de duels, d’impact physique.Au Brésil, on est surtout axé sur un jeu de conservation avec des phases de jeu construites autour d’attaques placées.Ici, ça va beaucoup d’un camp à l’autre avec des attaques rapides, ce n’est pas évident au début de s’adapter.

Vous êtes installé ?
Depuis un mois, j’ai trouvé un appartement, oui.J’ai enfin mon chez moi, ma femme est avec moi. ça change tout d’avoir son propre domicile, même si les loyers sont très chers à Monaco (rires).Pour la confiance, être entouré de ses proches, c’est un vrai plus. On peut parler et échanger sur tous les sujets.

Vous venez de découvrir la Ligue des Champions, à Wembley qui plus est.C’est un beau baptême.
Tous joueurs de football rêvent de disputer cette compétition.Débuter à Wembley par une victoire, c’est énorme. On ne peut pas faire un meilleur début.Au niveau de l’intensité, c’est incroyable. Et puis vous êtes confrontés à des équipes d’une autre culture, c’est très intéressant.

Plus jeune, vous aviez des modèles ?
J’ai toujours aimé Juan, qui n’est pas le plus connu des joueurs brésiliens, mais j’étais fan de lui quand il jouait à Leverkusen et à la Roma.J’étais très impressionné par Rio Ferdinand à Manchester United, aussi.

Et des modèles actuels ?
(Sans hésiter) Jemerson (il éclate de rire).Plus sérieusement, Thiago Silva et Miranda.Des Brésiliens, naturellement.

Au Brésil, on vous surnomme « Blackenbauer ». Comment est né ce surnom ?
Ce sont les supporters qui m’ont appelé ainsi.C’est très flatteur car Beckenbauer était un immense joueur.Je ne pense pas à cette comparaison, j’essaie d’être moi-même.

Comment s’est passée votre intégration au sein de l’équipe ?
Je me suis rapproché des joueurs qui parlaient ma langue : Fabinho, Wallace, Boschilia ou encore Vagner Love.

A quoi ça ressemble la vie en dehors du football d’un jeune expatrié sur Monaco ?
Je me repose, je joue au basket-ball sur ma console de jeux vidéos car j’adore ce sport, je regarde beaucoup de films et j’accompagne ma femme faire du shopping (rires).Mais je suis vraiment un gros consommateur de film d’actions, comme la série des Transformers ou Prédateur. 

Vous souriez tout le temps.
Je suis comme ça, c’est ma façon d’être.J’aime prendre les choses du bon côté.Sur le terrain, je suis moins souriant par contre (rires).


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