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Après un match plein de suspens, les Monégasques arrachent la victoire à Marseille

Sans forcer leur talent, les Monégasques ont été rejoints par trois fois au score par l'OM et poussés en prolongation. Heureusement, Lemar a sifflé la fin de la récréation et évité les tirs au but

Fabien Pigalle, à Marseille Publié le 02/03/2017 à 05:23, mis à jour le 02/03/2017 à 08:12
A Marseille, les Monégasques (ici, Mbappé dans les bras de Lemar) ont dû cravacher jusqu'en prolongation pour atteindre les quarts de finale. AFP

Pour son quarante-quatrième match de la saison, Monaco se serait bien passé d'une prolongation, mais il s'en est fallu de peu pour qu'il goûte aux tirs au but. Heureusement que Lemar, dans une fin de match ping-pong, offrait le 4-3 à la 114e minute.

Ce match n'aurait pas mérité les pénos tant les débats étaient déséquilibrés. Dans ce huitième de finale de Coupe de France, l'OM, qui devait se racheter de la déroute dans le Clasico dimanche face à Paris (5-1), n'a pas montré grand-chose. Si ce n'est sa capacité à subir et endormir l'adversaire pour mieux piquer dans son dos dès le premier ronronnement. Par trois fois les Monégasques se sont fait rejoindre au score ! Si c'était déjà un miracle de voir les deux équipes à égalité à la mi-temps (1-1) - Payet avait répondu à un CSC de Pelé sur coup-franc -, c'était encore plus improbable de voir les Marseillais égaliser une nouvelle fois à 10 minutes de la fin du temps réglementaire (Cabella, 83', 2-2) après que Mbappé ait, on le croyait, porté l'estocade (1-2, 66'). Se pensant à l'abri face à une équipe franchement pas envoûtante, Leonardo Jardim avait décidé de sortir Germain et Dirar pour intégrer Bernardo Silva et Fabinho. Avec ça, l'ASM s'était muée en 4-2-3-1 qu'elle avait mis depuis longtemps aux oubliettes cette saison. Coïncidence ou pas, c'est dans ce schéma, et alors que les Monégasques dominaient largement la rencontre, qu'ils se sont fait surprendre. Heureusement que le coach portugais a eu le flair de laisser sur la pelouse, celui qui confirme jour après jour qu'il vaut des millions : le dénommé Kylian Mbappé.

A 18 ans, il a permis aux Monégasques de reprendre l'avantage (2-3, 104') sur une passe-but pour Mendy. Un caviar. Sauf qu'une nouvelle fois, l'ASM s'endormait, laissant l'OM et Cabella égaliser stupidement. Le tout dans une fin de match complètement folle. Heureusement Lemar sorti du banc est venu mettre son grain de sel dans ce match qui au final ne manquait pas de piment.

La défense s'est effritée

Mais à y réfléchir encore, on ne sait pas comment les joueurs du Rocher ont pu en arriver là. Trop de facilité ? On ne peut pas leur jeter la pierre tant les Olympiens ont manqué de rythme, d'envie et de pressing. Oui, face à un tel adversaire, la facilité tendait les bras. Mais rien n'obligeait les Dirar, Jorge, Moutinho et autre Germain à venir s'y jeter. Cette rencontre a été marquée par un faux rythme qui masquait totalement la liesse de la prolongation. Pourtant, du côté de l'ASM, on ne s'était pas moqué de ce huitième de finale de Coupe de France contre l'OM. Même s'il a laissé Falcao, Glik, Carrillo et Subasic en Principauté, et placé sur le banc Fabinho, Lemar et Bernardo Silva, Leonardo Jardim a tenu à mettre une équipe compétitive sur le terrain. Les paires Mbappé-Germain devant, Bakayoko-Moutinho dans le cœur du jeu, étaient là pour en attester. Sur le Rocher, on n'est pas du genre à se contenter d'une finale de Coupe de la Ligue (le 30 avril contre le PSG).

 

Recroquevillés dans un 5-4-1 aussi compact qu'immobile, les Olympiens ont regardé les leaders de L1 réciter leur football en marchant. Alors que l'OM devait se racheter de sa rouste reçue dans le Clasico dimanche contre Paris (5-1), il a réussi à faire pire. Mais face au pressing inexistant des bleu et blanc, le onze de Jardim s'est complètement endormi, comme la moitié des téléspectateurs d'ailleurs. Monaco a été bousculé un petit quart d'heure en première période et puis plus rien.

De quoi couper les jambes. Les joueurs du Rocher vont bien dormir, surtout Jorge qui devrait se souvenir longtemps de sa première titularisation au poste de milieu gauche dans un match de maboules. Dimanche, contre Nantes en championnat, il faudra resserrer les boulons défensivement.

A trop s'effriter en défense, les Monégasques vont s'épuiser. Et un leader qui tire la langue à 10 journées de la fin, ce n'est jamais bon.

Offre numérique MM+

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