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Après Falcao, Jardim, Bakayoko, l'ASM ressuscite l'Argentin Carrillo

Mis à jour le 05/12/2016 à 05:02 Publié le 05/12/2016 à 05:02
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Après Falcao, Jardim, Bakayoko, l'ASM ressuscite l'Argentin Carrillo

Co-meilleur buteur de l'ASM en championnat en ayant commencé la plupart de ses matches sur la touche, l'Argentin est un miraculé du Rocher. Un de plus

Décidément, l'été aura ressuscité beaucoup de monde sur le Rocher : Falcao, Jardim, Jemerson, Bakayoko mais aussi Guido Carrillo. Encore buteur contre Bastia samedi lors du succès 5-0 de l'ASM, son troisième but en trois matches, le numéro 11 affiche aujourd'hui sept buts au compteur en championnat. Ce qui fait de lui le meilleur buteur du club à égalité avec Falcao. Qui l'aurait cru, il y a un an, quand le grand garçon traînait son spleen et sa maladresse sur les pelouses françaises ? Quand il ne trouvait pas les montants, Carrillo ratait ses matches, à tel point qu'il était devenu l'avatar parfait de mercato raté de l'équipe de la Principauté.

Alors samedi, quand Jardim s'est exprimé sur le remplaçant le plus prolifique de Ligue 1 (six buts marqués en étant entré en cours de match), le message était différent : « On connaît son niveau, il avait besoin de temps. C'est un joueur qui a une capacité d'aller au contact, de jouer dans les airs, de mettre la pression offensive en fin de match. C'est le joueur idéal quand on doit presser, aller au duel. Dans l'équipe, il est le seul avec ce profil si particulier ».

On est bien loin des déclarations du joueur, un an plus tôt, sur les ondes de RFI quand tout allait mal : « C'est un énorme changement, j'essaie de m'adapter, je me sens de mieux en mieux. Pour l'instant, le plus dur, c'est la communication. Je ne parle pas encore français. Puis, le football européen est différent. C'est plus technique ». Après tout, ce n'était pas le premier Sud-Américain à mettre du temps à digérer sa traversée de l'Atlantique. On appelle ça la jurisprudence Raï. Capitaine du Brésil en 1993, le meneur de jeu avait eu besoin d'une saison pour se familiariser avec la France. Bien entendu, Carrillo n'a pas le charisme ni le talent du petit frère de Socrates mais il a quelque chose quand même. En Argentine, le garçon restait sur 41 pions en cinq saisons, ce n'est pas négligeable pour quelqu'un qui a débuté sa carrière professionnelle à 19 ans.

Son envol date de la saison 2013-2014 à l'Estudiantes La Plata. Là-bas, sous les ordres de Mauricio Pellegrino, Carrillo va se faire une petite réputation dans une équipe portée vers l'offensive, à l'image de son triplé en février 2015 contre le SC Barcelone. Un hat-trick qui lui vaut une standing-ovation et les félicitations de son président, un certain Juan Sebastian Veron.

Il se dit même que le club de La Plata a refusé une offre de 15 millions d'euros en provenance du Zenit Saint-Petersbourg pour son attaquant. Même Marcelo Bielsa était fan du garçon alors qu'El Loco n'est pas du genre à se laisser avoir par les sentiments.

C'est finalement Monaco qui va rafler la mise en alignant un peu moins de 9 millions d'euros. Pour Carrillo, c'est un rêve car l'Europe est surtout le tremplin parfait pour le maillot bleu et blanc de l'Albiceleste.

« Quand tu rejoins le football européen, tu te rapproches de la sélection. Je rêve de cela, et je travaille pour cela. Mais d'abord, je dois me concentrer sur mon club », disait-il au moment de quitter sa terre natale.

Il aura donc fallu un an à l'Argentin pour s'acclimater. En octobre dernier, il confessait avoir franchi un cap psychologique : « Je me sens beaucoup mieux cette année, plus apaisé. Je me sens vraiment intégré à la vie ici à Monaco, je me suis fait des amis, je me suis adapté à un nouveau mode de vie. L'Argentine ne me manque plus autant que la saison dernière ». De quoi lui donner des ailes et redonner du poids à l'avis d'un ancien goleador franco-argentin de l'ASM, David Trezeguet, qui n'avait pas hésité à dresser un portrait élogieux du joueur dans les colonnes de L'Équipe lors de son arrivée : « Avec Monaco, il va encore progresser. Il semble avoir les qualités pour s'adapter rapidement. C'est le numéro 9 typique, dans le plus pur style argentin ».

Aujourd'hui, les paroles de Trezegol ont un sens.


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