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5 matchs qui rappellent pourquoi AS Monaco - PSG est un classique du championnat de France

Mis à jour le 18/11/2020 à 11:49 Publié le 18/11/2020 à 11:49
Battre l'ogre parisien 3 à 1 avait été un match fondateur pour l'AS Monaco lors de la saison 2016 - 2017.

Battre l'ogre parisien 3 à 1 avait été un match fondateur pour l'AS Monaco lors de la saison 2016 - 2017. Photo Jean-François Ottonello

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5 matchs qui rappellent pourquoi AS Monaco - PSG est un classique du championnat de France

L’AS Monaco, sixième, accueille vendredi le PSG, leader, pour un choc toujours très attendu. L’affiche est devenue au fil des 20 dernières années un véritable classique du championnat de France.

Le plus acrobatique

Monaco - PSG, le 18 août 2001: 2-2

L’affluence est belle au Louis-II pour ce choc de début de saison, où Monaco (19e) est à la peine. Avec son trident offensif Ronaldinho, Alex Dias, Okocha, le PSG de Luis Fernandez a fière allure.

Mais ce sont les Monégasques qui, les premiers, se montrent à leur avantage. Marco Simone profite d’un ballon chipé dans le rond central pour cavaler sur ce côté gauche qu’il adore.

Il rentre dans l’axe, se défait de deux adversaires et sert Shabani Nonda qui piège Lionel Letizi juste avant la mi-temps. Ludovic Giuly double la mise à la 54e. Monaco mène 2 à 0 sans qu’il n’y ait rien à redire. Et puis vient la 66e minute.

Un tournant, clairement. Sur un coup franc tiré de la droite, le Parisien Frédéric Déhu s’envole et trompe Flavio Roma d’un fabuleux retourné acrobatique (69’).

Les 15.000 spectateurs sont aussi stupéfaits qu’impressionnés.  "Je l’ai tenté à l’instinct. C’est le rêve de tout footballeur de marquer un but comme ça", dira le Valbonnais après-coup. Son but transcende les Parisiens, qui accrochent finalement le nul 2-2.

Le plus renversant

PSG - Monaco, le 5 janvier 2002: 1-2

Les Français sont encore en train d’évacuer les excès des fêtes de Noël. Il fait froid mais les esprits sont chauds.

Les cartons tombent comme à Gravelotte. Ronaldinho ne multiplie pas les coups de génie mais ouvre la voie sur penalty avant que le jeune Souleymane Camara, 19 ans, n’égalise d’un joli extérieur du pied droit dans la lulu’ de Letizi.

On se dirige tout droit vers un match nul qui n’arrange personne. Comme à l’aller. Les minutes défilent jusqu’au temps additionnel et cette 93e minute, encore dans toutes les têtes.

Le moment que choisit Marcelo Gallardo pour réchauffer les cœurs monégasques. Trouvé par Shabani Nonda à l’entrée de la surface, “El Muneco” est barré par plusieurs défenseurs.

La tête haute, il fait parler tout son talent d’une merveille de frappe enroulée dans la lucarne. L’action est si soudaine, et la trajectoire si belle, que Letizi ne bouge pas d’un iota. "Gallardo c’est un peu comme Zidane, s’il est bon, l’équipe suit", lui rend hommage son entraîneur Didier Deschamps.

Six ans plus tard, le technicien argentin signe au Paris Saint-Germain.

Marcelo Gallardo s'avance avec le ballon face au capitaine parisien Frédéric Déhu.
Marcelo Gallardo s'avance avec le ballon face au capitaine parisien Frédéric Déhu. Photo AFP

Le plus fondateur

Monaco - PSG, le 28 août 2016 : 3-1

C’est le match le plus cité par les supporters que nous avons interrogés. Parce qu’il est annonciateur du rêve que va vivre Monaco cette année-là. Un match fondateur pour une saison historique. Le PSG marche sur la L1 depuis quatre ans.

Mais en ce 28 août 2016, ce sont les hommes de Leonardo Jardim qui vont faire la loi. Ces derniers sont en confiance. Cinq jours avant, ils se sont qualifiés pour la phase de groupes de la Ligue des Champions aux dépens de Villarreal. Moutinho, dès la 13e minute, et Fabinho sur penalty permettent à Monaco de mener 2 à 0 à la mi-temps.

Cavani réduit l’écart pour Paris à la 63e. Sans conséquence, puisqu’à 10 minutes du terme, Aurier pousse le ballon dans son propre camp sur un centre de Sidibé. 2 tirs cadrés, trois buts… L’ASM défie les mathématiques. Titrée en fin de saison, elle déjouera aussi tous les pronostics.

Le plus humiliant

PSG - Monaco, le 15 avril 2018 : 7-1

L’AS Monaco, championne en titre et 2e au classement, s’avance au Parc des Princes forte d’une invincibilité en cours de 17 matchs (12 victoires, 5 nuls). Elle sait aussi qu’un succès du PSG lui offrirait le titre.

La passation de pouvoir est plus douloureuse que jamais. Sans Glik, les hommes de Jardim sont en perdition. À la 27e minute, Paris mène déjà 4 à 0. Puis Monaco perd Sidibé, sorti sur civière en raison d’une lésion au genou, au cours d’une rencontre cauchemardesque qui voit Falcao marquer contre son camp.

Le match se termine sur le score de 7 à 1 (Rony Lopes avait entre-temps sauvé l’honneur).

"C’est la plus grosse défaite de ma vie dans le football professionnel", confie Jardim, amer. Le club du Rocher décidera ensuite de rembourser les billets des pauvres supporters ayant assisté au naufrage collectif de leur équipe... Tout un symbole.

Le plus fou

PSG - Monaco, le 12 janvier : 3-3

Leonardo Jardim vient d’être une nouvelle fois démis de ses fonctions, un peu moins d’un an après son retour sur le banc monégasque. Il est remplacé par Robert Moreno, 42 ans, qui pour sa première en Ligue 1, doit se frotter à l’ogre parisien et son quatuor offensif: Neymar, Mbappé, Icardi et Di Maria . On a connu des baptêmes du feu plus évidents.

Monaco traîne alors son spleen dans le ventre mou du classement, mais réalise ce soir-là un match fou. Ça commence pourtant très mal avec un but de Neymar dès la 3e minute.

L’ASM est sonnée mais se remet au combat. Gelson (7’) puis Ben Yedder (13’) font basculer la rencontre en faveur de la Principauté. Le match part sur des bases spectaculaires. D’autant que la star brésilienne, dans un grand soir, pousse Ballo-Touré à marquer contre son camp (24’) et s’offre un doublé sur penalty juste avant la mi-temps.

Dans une saison aussi compliquée, contre un adversaire aussi coriace, Monaco aurait eu toutes les raisons de craquer en seconde période.

Au contraire, les Rouge et Blanc trouvent les ressources pour égaliser par Islam Slimani (70’). Le match en reste à 3-3. La Ligue 1 serait-elle devenue sexy, se demandent certains observateurs?

Trois jours plus tard, Paris fait voler en éclats l’ASM chez elle (1-4).


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