Le Palace Club montrée du doigt, les riverains se plaignent du bruit à l'extérieur

Le Palace club est situé sous les appartements de la place de l’armée du Rhin, à l’Est de Nice. Atypique pour une boîte de nuit, agaçant pour certains riverains. Le patron, lui, dit être dans les règles. Explications.

Alice Patalacci Publié le 19/08/2021 à 17:23, mis à jour le 20/08/2021 à 17:24
Le Palace Club Photo AP

Les avis divergent, autour du Palace club. La boîte de nuit a ouvert ses portes en février 2020 à Nice Est, pour les fermer à peine plus d’un mois plus tard, en raison de la crise sanitaire. Avant de pouvoir reprendre son activité, le 9 juillet.

"On était encore en période de rodage, qui s’achève. Depuis deux semaines, on n’a plus de plaintes", souligne le directeur de l’établissement, Alain Marino.

Une caméra et de la lumière

Certains riverains se plaignent pourtant de nuisances sonores, à l’extérieur de la boîte de nuit. "L’établissement en lui-même a l’air plutôt bien insonorisé. Le problème, ce sont les bagarres à cinq heures du matin, le vomi dans lequel on marche le lendemain matin et le bruit que font les gens quand ils sortent", détaille une habitante de la rue Thaon de Revel.

Le fait est que la rue est sombre, avec juste une caméra, côté rue de Roquebillière. "C’est facile d’y squatter, de vaquer à ses occupations. Il y a des gens qui discutent toute la soirée dans la rue, mais ce ne sont pas tous nos clients", appuie Alain Marino.

À l’issue d’une réunion organisée avec les services de la Ville, le 2 août, les barrières situées au début de la rue ont été remplacées par des piquets, afin d’éviter les rassemblements. Au même endroit, un candélabre sera installé en septembre, ainsi qu’une caméra.

 

Nouvelles habitudes

"On fait le nécessaire pour que les gens n’entendent pas de bruit", promet Alain Marino, qui explique mener des travaux d’insonorisation à hauteur de 40.000 euros, qui devraient prendre fin dans un mois. "Pourtant, on ne dépasse pas la limite des 102 décibels réglementaires. Mais on veut montrer qu’on joue le jeu", argue-t-il.

Et les sorties de la boîte se déroulent autrement, depuis trois semaines: au lieu de faire sortir tous les clients d’un coup, le service de sécurité les escorte par petits groupes, jusqu’à l’arrêt de tramway.

Les conditions d’entrée aussi ont changé. Jusqu’à récemment, les clients faisaient la queue rue Thaon de Revel. Ils s’alignent maintenant boulevard Pierre Sola, où il y a moins d’habitations.

"Il y a eu une soirée, où ça a débordé. C’était le 6 août. L’artiste est monté tard sur scène, on a fini tard, les gens sont tous sortis d’un coup et la police est intervenue. Depuis, tout se passe bien", ponctue Alain Marino.

 

Qui achève: "après plus d’un an de fermeture, je comprends que les gens n’aient plus l’habitude. Mais, il ne faut pas oublier qu’on emploie une trentaine de personnes. Donc qu’on fait vivre tout autant de familles".

Sept appels depuis janvier, pour la police municipale

Certains riverains parlent d’une présence policière et des forces de secours, tous les soirs d’ouverture. "On ne dort plus, on est fatigués. Les policiers eux-mêmes disent que l’établissement n’est pas adapté au quartier", pose l’une d’entre eux.
"Notre fils, qui habitait au-dessus, a déménagé l’an dernier, parce que la musique faisait trembler sa vaisselle", ajoute un couple.

Opérations de police communes


Du côté de la police municipale, le constat est plus mesuré : "des patrouilles de contrôle ont été organisées à différentes heures du jour et de la nuit. Aucune nuisance n’a été constatée", confirme la Ville, qui n’a reçu que sept appels depuis janvier, pour ce secteur.

La police nationale patrouille régulièrement également, parfois en lien avec la municipale et les CRS venus en renfort pour l’été.


En parallèle, des opérations anti-fraude sont parfois menées, avec notamment les impôts et la Direccte.


La ville de Nice rappelle que la police municipale reste disponible 7 J/7 et 24 heures/24 au 04 93 53 53 53.

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