Rubriques




Se connecter à

Courant rallumé après la pandémie: ce qu'il faut retenir de la première soirée des Plages électro 2022 à Cannes

Vendredi, le festival n’a pas raté son vrai come-back post-Covid. Affûtés comme jamais, les festivaliers ont dansé de l’après-midi jusqu’au bout de la nuit. On a tenté de suivre la cadence.

Jimmy Boursicot Publié le 06/08/2022 à 11:15, mis à jour le 06/08/2022 à 10:26
Dès le milieu de l’après-midi, les corps s’agitaient en cadence. (Photos Patrice Lapoirie)

Voiture laissée au parking, accréditation scannée, sac fouillé. Et nous voilà dans une autre dimension. Le soleil tape fort, les corps suent, secoués par des basses puissantes. Il n’est même pas dix-sept heures et on se croirait en train de se perdre avec délectation dans un club berlinois sur la scène terrasse, investie par la Saoudienne DJ Viva.

Plus bas, ça lève déjà les bras devant Boris Way et un remix de Gimme Gimme Gimme. Abba fait encore recette, même si les Suédois pourraient être les grands-parents de ces jeunes gens. Du haut de nos 35 ans, on va devoir lutter pour tenir la cadence, au moins jusqu’au bouclage, soit un peu avant le début du big show du Néerlandais Martin Garrix, prévu à 23 heures.

Travailler son look... et gérer ses réseaux

Les fêtards du jour sont loin de ces considérations. Chemisettes sur abdos saillants, pichets de bière à la main, des bandes de potes s’ambiancent fort. Chez les filles, les tatouages paillettes font un carton, tout comme les paréos transparents, certaines préfèrent y aller plus light encore sur le tissu. Bien vu avec la chaleur, le fil rouge de cette journée d’ouverture des Plages électro 2022.

Au rayon unisexe, les sandales Birkenstock et les bobs sont incontournables dans la panoplie. Voilà pour le point mode, plus important qu’on pourrait le croire.

 

Bien sûr, tout ce petit monde pense à alimenter son compte Instagram et/ou Snapchat. Au fond de la plage, un stand Ray-Ban, équipe de larges spots, pourrait donner des idées à des TikTokeurs en goguette. En 2022, un festival se vit (aussi) à travers ces miroirs numériques.

Apprendre à patienter

Tandis que l’Italienne Giorgia Angiuli bastonnait sévère sur la terrasse et que certains allaient reprendre des forces dans le coin zen, sous la verrière du Palais des festivals, où il était aussi possible de faire une pause console ou jeux de société, le gros des troupes attendait Damso, rappeur au cœur sombre et aux rimes acérées. Un premier gros temps fort décalé d’une bonne heure, le Belge ayant eu des soucis de transport. Sitôt arrivé, il remettait les pendules à l’heure avec son débit mitraillette.

Avec ses Rêves bizarres, sa Macarena ou sa Mosaïque solitaire, "Dems" a raflé la mise et emporté la foule. Les retardataires n’ont pas toujours tort.

Deux salles, deux ambiances

Pendant ce temps-là, Kungs, le "voisin" toulonnais se présentait face à nous pour un entretien (à retrouver dans les pages Mag de l’été), se demandant s’il allait pouvoir dérouler le fil de son dernier album, Club Azur, au moment du coucher de soleil, comme prévu. Damso lui passait finalement le relais plus tard que prévu.

 

Mais même avec un set légèrement rogné, le Toulonnais a réussi à embarquer la foule du côté pop de la force, avec des séries de tubes invitant à chanter et taper dans les mains (Never Going Home ou le bien nommé Clap Your Hands).

Pendant ce temps-là, on se repliait dans l’espace interviews pour rédiger ces lignes. Et on se demandait à quel moment les vitres, tremblantes, allaient finir par céder. En contrebas, le duo français Kas:st était lancé dans un sacré chantier.

Pyramide changeant sans cesse de couleur, éclairage stroboscopique planté sur un public totalement dans l’esprit. Beats martiaux et cris d’animaux sauvages. De quoi nous faire oublier l’horloge... et les courbatures qui se faisaient déjà sentir.

Offre numérique MM+

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.