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Une Dalila de gala pour un Samson de fête

Mis à jour le 21/11/2018 à 05:15 Publié le 21/11/2018 à 05:15
Cet opéra est encore visible demain soir et dimanche au Grimaldi Forum.

Cet opéra est encore visible demain soir et dimanche au Grimaldi Forum. Alain Hanel - Opéra de Monte-Carlo

Une Dalila de gala pour un Samson de fête

Grandiose représentation de l'opéra de Saint-Saëns « Samson et Dalila », lundi, pour la Fête nationale, en présence de la famille princière. D'autres séances sont prévues dans la semaine

Mon cœur s'ouvre à ta voix, comme s'ouvrent les fleurs aux baisers de l'aurore… » : Dalila chante cela au deuxième acte de l'opéra « Samson et Dalila ». Et, soudain, en ce soir de Fête nationale, au Grimaldi Forum, la salle retient son souffle. Le public en tenue de soirée - femmes en robes longues, messieurs en frac, smoking ou uniformes, décorations sur la poitrine - se laisse envoûter par la magie de la musique. La représentation se déroule en présence du prince Albert II, de son épouse la princesse Charlène et de sa sœur la princesse Caroline.

Une Dalila d'origine georgienne

La magie de la musique crée une communion entre la salle et la loge princière. On a l'impression que l'ensemble de l'auditoire écoute d'une même oreille la beauté du chant de la mezzo-soprano géorgienne Anita Rachvelishvilli. Au-dessous des vocalises de cette chanteuse, qui est actuellement l'une des meilleures mezzo-sopranos du monde, le chef d'orchestre Kazuki Yamada déroule un tapis de velours avec le Philharmonique de Monte-Carlo. C'est la première fois qu'il dirige un ouvrage lyrique en Principauté, et, visiblement, cela lui va bien.

Anita Rachvelishvili est, oui, la vedette incontestée de ce spectacle. À ses côtés, se trouve celui qui était son partenaire dans la représentation de « Samson et Dalila » à l'Opéra de Paris en 2016, le ténor letton Aleksandrs Antonenko. Lui est moins séduisant qu'elle. Il donne sans cesse l'impression de chanter « en force », d'outrer sa voix.

Les réserves qu'on émet sur son chant sont compensées par la force de sa présence scénique - son allure impressionnante de géant amoureux et d'animal blessé. Ces deux solistes sont bien entourés par les voix graves d'André Heyboer, Julien Béronèse et Nicolas Courjal - car, en dehors de Dalila, cet opéra ne comporte que des voix d'hommes.

Tout cela se déroule dans une mise en scène grandiose de Jean-Louis Grinda. Voilà du beau et grand spectacle où la vidéo se mêle aux décors remarquables de l'artiste peintre italien Agostino Arrivabene - un spectacle avec ses effets de foule, ses évocations du monde biblique, ses oppositions entre païen et sacré comme dans les péplums hollywoodiens. Au milieu de tout cela, les chœurs dirigés par Stefano Visconti sont admirables, et la célèbre « bacchanale » chorégraphiée de manière originale par Eugénie Andrin est des mieux venues, dansée par le Ballet de l'Opéra de Shanghai. Mais tout cela est dominé par un personnage : Dalila. Une Dalila de gala !


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