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Devant le Palais, la ferveur

Mis à jour le 20/11/2018 à 05:12 Publié le 20/11/2018 à 05:11
À l'occasion du centenaire de la fin de la Grande Guerre, vingt-deux « Poilus » ont défilé sur la place du Palais.

À l'occasion du centenaire de la fin de la Grande Guerre, vingt-deux « Poilus » ont défilé sur la place du Palais. Jean-François Ottonello et Michaël Alési/Dir Com

Devant le Palais, la ferveur

Hier, la prise d'armes et le défilé militaire ont conquis des centaines de spectateurs, lesquels ont vivement salué la famille princière aux fenêtres du Palais

Quarante petites secondes. C'est le laps de temps qu'il a fallu au couple princier pour, une fois la messe achevée en la cathédrale, rallier leur demeure. Là, sur la place du palais, des centaines de Monégasques, d'Enfants du pays et de touristes les attendaient, en brandissant fièrement leurs drapeaux. Aux fenêtres des bâtiments, aussi, il faisait bon pavoiser. Ici et là, certains arboraient ostensiblement le dress code local : rouge et blanc. Jusqu'à, pour certains, tricoter une écharpe, spécialement pour l'occasion. « On a travaillé quarante ans en Principauté. Même si on est Français, on est attaché à ce pays et on se sent un peu Monégasque. C'est beau de voir les traditions perdurer autour du prince », réagissent Marie-Thérèse et Guy.

Vingt-deux Poilus dans le défilé

Sur le grand écran, les spectateurs observent les coulisses de la Fête nationale. Dans la cour d'honneur du palais, où le prince Albert II effectue la revue des troupes et les remises de galons, insignes et autres médailles. Avant de faire demi-tour sur la place pour réitérer le même protocole. Le reste de la famille princière, elle, s'affiche déjà aux fenêtres du palais. Aux côtés de leur maman, la princesse Charlène, le prince héréditaire Jacques et la princesse Gabriella n'en manquent pas une miette. Si bien que les deux enfants, un brin excités par le spectacle se jouant sous leurs yeux, laissent malencontreusement échapper leur jouet du balcon. Une scène, aussi cocasse qu'attendrissante qu' - hormis les caméras - peu de gens auront captée. Car le spectacle se joue bel et bien sur la place.

Les carabiniers du prince, les sapeurs pompiers et la Sûreté publique défilent à pied et en engins. Et la grande invitée de cette année, c'est l'Histoire et le 100e anniversaire de la fin de la Grande Guerre. Au milieu des uniformes traditionnels de la Principauté, vingt-deux militaires arborent celui bleu azur des Poilus. L'orchestre des Carabiniers a aussi joué son rôle historique en exhumant et arrangeant La Marche des Alliés - écrite jadis par un Monégasque de 18 ans - parmi d'autres marches militaires. Autre temps fort du défilé, l'interprétation, par un chœur d'hommes composé des « Poilus » et d'un détachement de carabiniers, du chant emblématique Verdun, on ne passe pas. Vibrant. Puissant. Poignant.

Malizia 2.0

Puis, après l'histoire, place au contemporain. On se souvient du Malizia guitariste en 2 016. Cette année, c'est au tour de Malizia 2.0 de s'aventurer sur le chemin de la modernité. Avec sa tablette tactile, feu François Grimaldi, sous son habit de moine franciscain, lance des séquences musicales. Thunder d'Imagine Dragons, Palladio ou encore le générique de la série Game Of Thrones.

À Monaco, pas de luttes sanguinaires pour le trône. Mais une famille princière plus unie que jamais. Laquelle a longtemps été acclamée. Avant que les fenêtres ne se referment…

La Force publique (carabiniers du prince et sapeurs-pompiers) et la Sûreté publique ont défilé à pied et avec les engins. Scène cocasse : l'autopompe des sapeurs-pompiers de 1911 a été victime d'un pépin mécanique.
Malizia 2.0.
L'orchestre des carabiniers du prince.

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